Droit européen — EUR-Lex
9 703textes du droit de l'Union européenne — 2020.
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165 048Par année
Communication concernant l’applicabilité de l’article 34 de la directive 2014/25/UE Suspension du délai d’adoption des actes d’exécution 2020/C 64/14
Cette communication de la Commission européenne suspend le délai d'adoption des actes d'exécution prévu à l'article 34 de la directive 2014/25/UE relative aux marchés publics dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux. Cette suspension, motivée par la crise sanitaire liée à la COVID-19, a pour effet de reporter l'échéance à laquelle la Commission doit se prononcer sur les demandes des États membres visant à exempter certaines activités de l'application de la directive. Pour le praticien français, cela implique un allongement des délais de traitement des demandes d'exemption pour les entités adjudicatrices.
27 février 2020
Notification préalable d’une concentration (affaire M.9717 — Bergé/Mitsubishi Corporation/Bergé Auto/JV) Cas susceptible d’être traité selon la procédure simplifiée (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 64/09
Notification préalable d'une concentration entre Bergé, Mitsubishi Corporation et Bergé Auto pour la création d'une entreprise commune (joint-venture) dans le secteur automobile. Cette opération est notifiée à la Commission européenne et pourrait bénéficier de la procédure simplifiée de contrôle des concentrations, car elle ne soulève probablement pas de problèmes de concurrence significatifs dans l'Espace économique européen.
27 février 2020
Non-opposition à une concentration notifiée (Affaire M.9408 — Assa Abloy/Agta Record) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2021/C 6/07
La Commission européenne a décidé de ne pas s'opposer à la concentration notifiée entre Assa Abloy et Agta Record, la jugeant compatible avec le marché intérieur. Cette décision, prise dans le cadre du règlement sur les concentrations, autorise l'acquisition sans conditions, car l'opération ne soulève pas de problèmes de concurrence significatifs dans l'Espace économique européen. Pour un professionnel du droit français, ce texte confirme l'absence d'obstacles réglementaires à cette fusion dans le secteur des solutions de portes automatiques et de quincaillerie.
27 février 2020
Affaire C-298/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020 (demande de décision préjudicielle de l’Arbeitsgericht Cottbus — Kammern Senftenberg — Allemagne) — Reiner Grafe, Jürgen Pohle / Südbrandenburger Nahverkehrs GmbH, OSL Bus GmbH (Renvoi préjudiciel – Directive 2001/23/CE – Article 1er, paragraphe 1 – Transfert d’entreprise – Maintien des droits des travailleurs – Exploitation de lignes d’autobus – Reprise du personnel – Absence de reprise des moyens d’exploitation – Motifs)
Dans l'arrêt C-298/18 (Grafe et Pohle), la CJUE précise les conditions d'un transfert d'entreprise au sens de la directive 2001/23/CE dans le secteur des transports de voyageurs par autobus. Elle juge qu'un transfert peut exister même en l'absence de reprise des moyens d'exploitation matériels, dès lors que la nouvelle entreprise reprend une partie essentielle du personnel, qualifié et spécialisé, et que cette reprise permet la poursuite de l'activité. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme une approche fonctionnelle du transfert, où la main-d'œuvre peut constituer à elle seule une entité économique, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre.
27 février 2020
Affaire C-384/18: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020 — Commission européenne / Royaume de Belgique (Manquement d’État – Article 49 TFUE – Services dans le marché intérieur – Directive 2006/123/CE – Article 25, paragraphes 1 et 2 – Restrictions aux activités pluridisciplinaires des comptables)
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE, en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait aux comptables d'exercer conjointement certaines activités, comme celles d'agent immobilier ou d'assureur, ce qui a été jugé disproportionné et non conforme au droit de l'Union. Cet arrêt précise les limites des restrictions nationales aux activités pluridisciplinaires dans le secteur des services, rappelant la nécessité de justifier toute interdiction par des raisons impérieuses d'intérêt général et de respecter le principe de proportionnalité.
27 février 2020
Affaires jointes C-773/18 à C-775/18: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2020 (demandes de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Halle — Allemagne) — TK (C-773/18), UL (C-774/18), VM (C-775/18) / Land Sachsen-Anhalt (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Articles 2 et 6 – Interdiction de toute discrimination fondée sur l’âge – Rémunération des fonctionnaires – Système de rémunération discriminatoire – Rappel de rémunération calculé sur la base d’un classement discriminatoire antérieur – Nouvelle discrimination – Article 9 – Indemnisation du fait d’une législation discriminatoire – Délai de forclusion pour introduire une demande d’indemnisation – Principes d’équivalence et d’effectivité)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le rappel de rémunération d'un fonctionnaire, calculé sur la base d'un ancien système de classement discriminatoire fondé sur l'âge, constitue une nouvelle discrimination contraire à la directive 2000/78/CE. Elle précise qu'un délai de forclusion pour introduire une demande d'indemnisation ne doit pas rendre impossible ou excessivement difficile l'exercice des droits conférés par le droit de l'Union, en application des principes d'équivalence et d'effectivité. Cette décision a une portée pratique pour les contentieux français relatifs aux systèmes de rémunération des agents publics, notamment en matière de revalorisations indiciaires et de rappels de traitement.
27 février 2020
Affaire C-836/18: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 27 février 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Castilla-La Mancha — Espagne) — Subdelegación del Gobierno en Ciudad Real / RH (Renvoi préjudiciel – Article 20 TFUE – Citoyenneté de l’Union européenne – Citoyen de l’Union n’ayant jamais exercé sa liberté de circulation – Demande de carte de séjour temporaire du conjoint, ressortissant d’un pays tiers – Rejet – Obligation de subvenir aux besoins du conjoint – Absence de ressources suffisantes du citoyen de l’Union – Obligation des conjoints de vivre ensemble – Législation et pratique nationales – Jouissance effective de l’essentiel des droits conférés aux citoyens de l’Union – Privation)
Dans l'affaire C-836/18, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'un État membre ne peut pas refuser un droit de séjour au conjoint ressortissant d'un pays tiers d'un citoyen de l'Union n'ayant jamais exercé sa liberté de circulation, au seul motif que ce citoyen ne dispose pas de ressources suffisantes. Une telle pratique nationale priverait le citoyen de l'Union de la jouissance effective de l'essentiel des droits attachés à son statut, en violation de l'article 20 TFUE.
27 février 2020
Conclusions de l'avocat général M. H. Saugmandsgaard Øe, présentées le 27 février 2020.
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Saugmandsgaard Øe, examine l'interprétation du règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. L'affaire porte sur la possibilité pour un passager d'assigner une compagnie aérienne devant le tribunal du lieu de départ ou d'arrivée, même si ces lieux se situent dans un État membre différent de celui du domicile du transporteur. Ces conclusions précisent les conditions d'application de la compétence spéciale en matière contractuelle pour les litiges liés aux droits des passagers aériens.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 27 février 2020.#Constantin Film Produktion GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Règlement (CE) no 207/2009 – Article 7, paragraphe 1, sous f) – Motif absolu de refus – Marque contraire aux bonnes mœurs – Signe verbal “Fack Ju Göhte” – Rejet de la demande d’enregistrement.#Affaire C-240/18 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé le refus d'enregistrement de la marque verbale "Fack Ju Göhte" comme marque de l'Union européenne, jugeant qu'elle est contraire aux bonnes mœurs au sens de l'article 7, paragraphe 1, sous f), du règlement (CE) n° 207/2009. L'arrêt précise que l'appréciation du caractère contraire aux bonnes mœurs doit tenir compte de la perception du public pertinent, y compris le fait que le signe reprend une insulte déformée, et que le succès commercial de l'œuvre du même nom ne saurait remettre en cause ce motif absolu de refus. Cette décision a une portée pratique pour les praticiens français en matière de droit des marques, car elle rappelle que la notoriété d'un signe ne peut pas faire échec à l'application des motifs absolus de refus fondés sur l'ordre public ou les bonnes mœurs.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020.#Reiner Grafe et Jürgen Pohle contre Südbrandenburger Nahverkehrs GmbH et OSL Bus GmbH.#Renvoi préjudiciel – Directive 2001/23/CE – Article 1er, paragraphe 1 – Transfert d’entreprise – Maintien des droits des travailleurs – Exploitation de lignes d’autobus – Reprise du personnel – Absence de reprise des moyens d’exploitation – Motifs.#Affaire C-298/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le transfert d'une activité de transport par autobus peut constituer un transfert d'entreprise au sens de la directive 2001/23, même en l'absence de reprise des moyens d'exploitation matériels, dès lors que la reprise d'une partie essentielle du personnel, en nombre et par ses compétences, permet la poursuite de l'activité. Cette décision précise les critères d'appréciation du transfert, en particulier pour les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre, et a des implications directes pour les contentieux français relatifs au maintien des contrats de travail lors de changements de prestataires de services.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020.#Commission européenne contre Royaume de Belgique.#Manquement d’État – Article 49 TFUE – Services dans le marché intérieur – Directive 2006/123/CE – Article 25, paragraphes 1 et 2 – Restrictions aux activités pluridisciplinaires des comptables.#Affaire C-384/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Belgique pour manquement à ses obligations au titre de l'article 49 TFUE et de la directive 2006/123/CE, en raison de restrictions imposées aux activités pluridisciplinaires des comptables. La législation belge interdisait ou limitait l'exercice conjoint de la profession de comptable avec d'autres activités, ce qui a été jugé disproportionné et contraire à la liberté d'établissement. Cet arrêt précise que les États membres ne peuvent restreindre les activités pluridisciplinaires que pour des raisons impérieuses d'intérêt général, à condition que les mesures soient proportionnées et non discriminatoires.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2020.#AURES Holdings a.s. contre Odvolací finanční ředitelství.#Renvoi préjudiciel – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Législation fiscale – Impôt sur les sociétés – Transfert du siège de direction effective d’une société dans un État membre autre que celui de sa constitution – Transfert de résidence fiscale vers cet autre État membre – Réglementation nationale ne permettant pas de faire valoir la perte fiscale subie dans l’État membre de constitution antérieurement au transfert du siège.#Affaire C-405/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le refus d'un État membre (la République tchèque) de permettre à une société, après avoir transféré son siège de direction effective dans un autre État membre, de déduire les pertes fiscales subies avant ce transfert constitue une restriction à la liberté d'établissement (article 49 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre les États membres, car la société n'a pas eu la possibilité de faire valoir ces pertes dans l'État de départ. En conséquence, les États membres ne peuvent pas refuser la prise en compte des pertes préexistantes lors d'un transfert de résidence fiscale transfrontalier au seul motif que la société n'est plus résidente fiscale.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2020.#TK e.a. contre Land Sachsen-Anhalt.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Articles 2 et 6 – Interdiction de toute discrimination fondée sur l’âge – Rémunération des fonctionnaires – Système de rémunération discriminatoire – Rappel de rémunération calculé sur la base d’un classement discriminatoire antérieur – Nouvelle discrimination – Article 9 – Indemnisation du fait d’une législation discriminatoire – Délai de forclusion pour introduire une demande d’indemnisation – Principes d’équivalence et d’effectivité.#Affaires jointes C-773/18 à C-775/18.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le maintien d'un rappel de rémunération calculé sur la base d'un classement discriminatoire antérieur constitue une nouvelle discrimination fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Elle précise que le délai de forclusion pour introduire une demande d'indemnisation doit respecter les principes d'équivalence et d'effectivité, ne pouvant rendre impossible en pratique l'exercice de ce droit. En conséquence, un délai de six mois à compter de la connaissance de la discrimination est acceptable, à condition qu'il ne soit pas moins favorable que celui applicable aux recours similaires de droit interne.
27 février 2020
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 27 février 2020.#Subdelegación del Gobierno en Ciudad Real contre RH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Superior de Justicia de Castilla-La Mancha.#Renvoi préjudiciel – Article 20 TFUE – Citoyenneté de l’Union européenne – Citoyen de l’Union n’ayant jamais exercé sa liberté de circulation – Demande de carte de séjour temporaire du conjoint, ressortissant d’un pays tiers – Rejet – Obligation de subvenir aux besoins du conjoint – Absence de ressources suffisantes du citoyen de l’Union – Obligation des conjoints de vivre ensemble – Législation et pratique nationales – Jouissance effective de l’essentiel des droits conférés aux citoyens de l’Union – Privation.#Affaire C-836/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles un citoyen de l'Union n'ayant jamais exercé sa liberté de circulation peut se voir refuser le droit de séjourner dans son propre État membre avec son conjoint ressortissant d'un pays tiers. La Cour juge que le refus de délivrance d'une carte de séjour au motif que le citoyen de l'Union ne dispose pas de ressources suffisantes pour subvenir aux besoins de son conjoint, ou en raison d'une obligation légale de vie commune, peut priver ce citoyen de la jouissance effective de l'essentiel des droits conférés par le statut de citoyen de l'Union, notamment si ce refus le contraint à quitter le territoire de l'Union dans son ensemble.
27 février 2020
Affaire C-25/19: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 27 février 2020 (demande de décision préjudicielle du Sąd Okręgowy w Poznaniu — Pologne) — Corporis sp. z o.o. / Gefion Insurance A/S (Renvoi préjudiciel – Directive 2009/138/CE – Représentation d’une entreprise d’assurance non-vie – Représentant domicilié sur le territoire national – Signification ou notification des actes – Réception de l’acte introductif d’instance – Règlement (CE) n° 1393/2007 – Non-applicabilité)
La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre d'un litige transfrontalier, la signification ou notification d'un acte introductif d'instance à une entreprise d'assurance non-vie établie dans un autre État membre peut être valablement effectuée auprès de son représentant domicilié sur le territoire national, conformément à la directive 2009/138/CE. Le règlement (CE) n° 1393/2007 relatif à la signification des actes n'est pas applicable en présence d'un tel représentant, car la notification est réputée avoir eu lieu sur le territoire de l'État membre du for.
27 février 2020
Notification préalable d’une concentration (Affaire M.9316 — Peab AB/YIT Oyj - activités dans les domaines du pavage et des granulats minéraux) (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) 2020/C 64/10
La Commission européenne a reçu notification d'un projet de concentration par lequel Peab AB acquerrait le contrôle exclusif des activités de pavage et de granulats minéraux de YIT Oyj. Cette opération est examinée au regard du règlement européen sur les concentrations, et la Commission invite les tiers intéressés à lui présenter leurs observations. Ce texte constitue une étape procédurale préalable à une éventuelle autorisation ou interdiction de l'opération.
27 février 2020
Communication de la Commission concernant les taux d’intérêt applicables à la récupération des aides d’État et les taux de référence et d’actualisation, en vigueur à compter du 1er mars 2020 [Publiée conformément à l’article 10 du règlement (CE) n° 794/2004 de la Commission du 21 avril 2004 (JO L 140 du 30.4.2004, p. 1)] 2020/C 64/05
Cette communication de la Commission européenne fixe, à compter du 1er mars 2020, les taux d'intérêt applicables pour la récupération des aides d'État illégales ainsi que les taux de référence et d'actualisation utilisés pour le calcul de l'élément d'aide. Elle met à jour les taux précédents conformément à la méthodologie du règlement (CE) n° 794/2004, fournissant aux États membres et aux praticiens les données chiffrées nécessaires à l'application du droit des aides d'État.
27 février 2020
Affaire C-782/18: Ordonnance du président de la Cour du 27 février 2020 (demande de décision préjudicielle du Tribunal d'instance Epinal — France) — Cofidis / YP
Le président de la Cour de justice de l'Union européenne a radié l'affaire C-782/18 du registre, à la suite du désistement de la demande de décision préjudicielle introduite par le Tribunal d'instance d'Épinal. Cette affaire portait sur l'interprétation de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives dans les contrats de crédit à la consommation, notamment la question de la prescription de l'action du consommateur. En conséquence, la Cour n'a pas statué sur le fond, et la procédure préjudicielle est close sans apport jurisprudentiel nouveau.
27 février 2020
Jurisprudence CJUE — 62018CJ0405
27 février 2020
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2020.#TK e.a. contre Land Sachsen-Anhalt.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Verwaltungsgericht Halle.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Articles 2 et 6 – Interdiction de toute discrimination fondée sur l’âge – Rémunération des fonctionnaires – Système de rémunération discriminatoire – Rappel de rémunération calculé sur la base d’un classement discriminatoire antérieur – Nouvelle discrimination – Article 9 – Indemnisation du fait d’une législation discriminatoire – Délai de forclusion pour introduire une demande d’indemnisation – Principes d’équivalence et d’effectivité.#Affaires jointes C-773/18 à C-775/18.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le maintien d'un rappel de rémunération calculé sur la base d'un classement discriminatoire antérieur constitue une nouvelle discrimination fondée sur l'âge, prohibée par la directive 2000/78/CE. Il juge également que le droit de l'Union s'oppose à un délai de forclusion national qui rend impossible ou excessivement difficile l'exercice du droit à indemnisation pour une telle discrimination, en application des principes d'équivalence et d'effectivité.
27 février 2020