5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.
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Total documents
433 046
Avec texte intégral
275 757
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 208Versions consolidées des textes
28 549Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 361L'arrêt précise que la notion de "plans et programmes" au sens de la directive 2001/42/CE peut inclure une mesure gouvernementale, telle qu'une politique nationale de développement, même si son adoption ne repose que sur une disposition constitutionnelle conférant le pouvoir exécutif au gouvernement. Par conséquent, une telle mesure est soumise à l'obligation d'évaluation environnementale stratégique si elle définit le cadre futur des projets soumis à évaluation d'impact.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise que le règlement (UE) n° 1169/2011 sur l'information des consommateurs constitue une harmonisation exhaustive des dénominations des denrées alimentaires, y compris pour les produits à base de protéines végétales. Il en découle qu'un État membre ne peut pas interdire de manière générale l'utilisation de dénominations carnées traditionnelles pour désigner ces produits, à moins de pouvoir justifier une restriction au nom d'un objectif légitime, tel que la protection des consommateurs contre une information trompeuse. La Cour laisse donc une marge d'appréciation aux autorités nationales pour évaluer, au cas par cas, si l'utilisation d'une dénomination spécifique est effectivement trompeuse pour le consommateur moyen.
4 octobre 2024
Ce renvoi préjudiciel clarifie l'application du règlement Bruxelles I bis aux procédures civiles connexes à des saisies pénales. La Cour juge que ce règlement s'applique à une action en justice visant à substituer le consentement d'un défendeur pour la mainlevée d'une saisie, dès lors que l'objet principal du litige est de nature civile. Elle précise également qu'un codéfendeur dans une telle action ne constitue pas un "tiers" au sens de l'article 8, point 2, excluant ainsi la compétence fondée sur cette disposition.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé la décision du Conseil portant conclusion de l'accord de libéralisation des produits agricoles entre l'UE et le Maroc, en ce qu'elle s'applique au Sahara occidental. La Cour confirme que le Front Polisario a qualité pour agir et que le Conseil a violé le droit international en n'ayant pas recueilli le consentement du peuple sahraoui, titulaire du droit à l'autodétermination, avant d'appliquer l'accord à ce territoire non autonome. Cet arrêt consacre l'obligation pour l'Union de respecter le principe d'autodétermination des peuples dans ses relations extérieures, imposant un contrôle strict de la licéité des accords commerciaux au regard du droit international coutumier.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé les décisions relatives à l'accord de pêche avec le Maroc, en ce qu'elles s'appliquent au Sahara occidental. Elle confirme que le Front Polisario, en tant que représentant du peuple sahraoui, a qualité pour agir et que l'application de l'accord aux eaux adjacentes de ce territoire non autonome nécessite le consentement de son peuple, conformément au principe d'autodétermination et au droit international coutumier. Cette décision impose donc à l'Union de s'assurer du consentement des populations concernées avant d'étendre ses accords internationaux à un territoire contesté.
4 octobre 2024
Cet arrêt traite d'un pourvoi contre une décision de la Commission déclarant une concentration incompatible avec le marché intérieur. La Cour examine notamment les critères de définition du marché pertinent et d'appréciation d'une entrave significative à la concurrence, en se concentrant sur les effets non coordonnés et la notion de "concurrents proches". Elle précise également le niveau de preuve requis et le cadre d'analyse des indices de concentration comme l'indice Herfindahl-Hirschmann.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé la décision de conclusion de l'accord de libéralisation des produits agricoles avec le Maroc, en ce qu'elle s'appliquait au Sahara occidental. La Cour confirme que le peuple du Sahara occidental, en tant que tiers à l'accord, doit consentir à son application sur ce territoire non autonome, faute de quoi l'Union viole le droit international coutumier et le principe d'autodétermination. Cet arrêt impose donc au Conseil et à la Commission de s'assurer du consentement des populations concernées avant d'étendre tout accord commercial à un territoire contesté.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise que l'accumulation de mesures discriminatoires à l'égard des femmes en Afghanistan peut constituer un acte de persécution au sens de la directive 2011/95/UE, si elle atteint un niveau de gravité suffisant. La Cour rappelle que cette qualification nécessite une évaluation individuelle de la situation de chaque requérante, en tenant compte de l'ensemble des restrictions spécifiques subies. Cette interprétation éclaire les conditions d'octroi du statut de réfugié pour les femmes afghanes face au régime taliban.
4 octobre 2024
Cet arrêt concerne le pourvoi formé contre le non-renouvellement de l'approbation du mancozèbe, une substance active phytopharmaceutique. La Cour statue sur l'interprétation des procédures et des critères d'évaluation des risques définis par le règlement (CE) n° 1107/2009. Elle précise les obligations de la Commission et des États membres lors de l'examen du renouvellement d'une substance, notamment concernant l'évaluation des données scientifiques et le respect du principe de précaution.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une interdiction générale d'exercice pluridisciplinaire, comme celle entre la gestion de copropriétés et l'intermédiation immobilière, peut être justifiée au regard du droit de l'Union sur la libre prestation de services. La Cour rappelle que toute restriction doit être proportionnée et répondre à des exigences impérieuses d'intérêt général, telles que garantir l'indépendance et l'impartialité du professionnel. Elle indique également que la clôture d'une procédure d'infraction engagée par la Commission contre un État membre ne prive pas les juridictions nationales de leur obligation de vérifier la compatibilité de la législation nationale avec le droit de l'Union.
4 octobre 2024
4 octobre 2024
Cet arrêt clarifie les conditions de légalité des mesures de rétention dans le cadre du droit des étrangers de l'UE, en particulier concernant l'éloignement, l'asile et les transferts Dublin. Il interprète les garanties procédurales des directives pertinentes à la lumière des articles 6 et 47 de la Charte des droits fondamentaux, définissant quand une rétention devient illégale.
4 octobre 2024
Cet arrêt précise les conditions strictes pour qualifier un pays tiers de "sûr" au sens de la directive procédure, notamment concernant la réadmission effective des demandeurs d'asile. La Cour juge que la qualification de la Turquie comme pays tiers sûr par les autorités grecques n'est pas conforme au droit de l'Union, car elle ne garantit pas le respect du principe de non-refoulement et des droits fondamentaux. Cette décision limite considérablement la possibilité pour les États membres de procéder à des renvois vers des pays tiers sur ce fondement juridique.
4 octobre 2024
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'UE examine si la directive sur les droits des victimes est correctement transposée lorsqu'une victime vulnérable ne peut invoquer la violation de ses droits procéduraux que devant une juridiction civile, et non devant le tribunal pénal compétent. La Cour est saisie pour déterminer si cette restriction nationale porte atteinte au principe d'effectivité des droits conférés par le droit de l'Union. La réponse clarifiera les voies de recours que les États membres doivent mettre à disposition pour garantir les droits procéduraux des victimes dans le cadre pénal.
4 octobre 2024
Cette ordonnance préjudicielle traite des droits procéduraux des victimes vulnérables en droit pénal. La Cour examine si le principe d'effectivité du droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui empêche une victime handicapée d'invoquer directement la violation de ses droits devant la juridiction pénale, la renvoyant exclusivement vers une action civile. La décision précise ainsi les obligations des États membres concernant l'accès effectif des victimes à la justice pénale pour faire valoir leurs droits issus de la directive 2012/29/UE.
4 octobre 2024
Cette ordonnance confirme que l'État membre de transit est compétent pour imposer des droits d'accise sur des produits du tabac importés irrégulièrement sur son territoire, même si leur destination finale est un autre État membre. La Cour estime que la réponse à la question préjudicielle découle clairement de sa jurisprudence antérieure, notamment l'arrêt *Tobacco Importers*, concernant l'interprétation de la directive 2008/118/CE.
4 octobre 2024
Cette ordonnance rejette la demande d'intervention d'Accord Healthcare dans le pourvoi formé par Ferring Pharmaceuticals contre un arrêt du Tribunal. Elle confirme que le délai pour intervenir devant la Cour de justice est strict et ne peut être prolongé, même pour des motifs de force majeure, une fois l'ordonnance d'irrecevabilité rendue. La décision concerne un litige relatif à l'autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord.
4 octobre 2024
Cet arrêt de la Grande Chambre de la CJUE précise les conditions dans lesquelles l'ordre public peut être invoqué pour refuser la reconnaissance et l'exécution d'une décision étrangère en matière civile et commerciale, notamment lorsqu'elle concerne une condamnation pour atteinte à la réputation. La Cour rappelle que ce refus doit rester exceptionnel et interprété strictement, en exigeant une violation manifeste d'une règle de droit jugée essentielle dans l'État membre requis, et en procédant à une conciliation avec les droits fondamentaux, ici la liberté d'expression et de la presse garantie par l'article 11 de la Charte.
4 octobre 2024
Cet arrêt interprète l'article 12, paragraphe 3, de la directive 2015/2302 concernant le droit de l'organisateur d'un voyage à forfait de résilier le contrat sans payer d'indemnisation. La Cour précise que la propagation de la COVID-19 et une recommandation officielle déconseillant les voyages vers la destination peuvent constituer des "circonstances exceptionnelles et inévitables" empêchant l'exécution du contrat. Cette interprétation permet à l'organisateur de se libérer de son obligation en remboursant le voyageur sans frais supplémentaires, sous réserve de l'appréciation du juge national.
4 octobre 2024
La Cour de justice de l'UE constate un manquement de la France pour non-respect de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires. Le manquement porte sur l'obligation d'assurer un traitement secondaire ou équivalent des eaux usées et sur les règles de conception, de performance et de surveillance des stations d'épuration dans les zones sensibles. Cet arrêt confirme les exigences strictes de la directive en matière de protection des milieux aquatiques contre la pollution.
4 octobre 2024