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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.

5 670

Total documents

429 622

Avec texte intégral

275 343

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 849

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 586

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 359

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 766

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2024Effacer tout
Jurisprudence CJUE62022CA0727

Affaire C-727/22, Friends of the Irish Environment (Project Ireland 2040): Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle de la Supreme Court – Irlande) – Friends of the Irish Environment CLG / Government of Ireland, Minister for Housing, Planning and Local Government, Ireland, Attorney General (Renvoi préjudiciel – Environnement – Directive 2001/42/CE – Évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement – Article 2, sous a) – Notion de plans et programmes [...] exigés par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives – Mesure adoptée par le gouvernement d’un État membre sur la seule base d’une disposition de la Constitution de cet État membre prévoyant que le pouvoir exécutif de l’État est exercé par ou sous l’autorité de ce gouvernement)

L'arrêt précise que la notion de "plans et programmes" au sens de la directive 2001/42/CE peut inclure une mesure gouvernementale, telle qu'une politique nationale de développement, même si son adoption ne repose que sur une disposition constitutionnelle conférant le pouvoir exécutif au gouvernement. Par conséquent, une telle mesure est soumise à l'obligation d'évaluation environnementale stratégique si elle définit le cadre futur des projets soumis à évaluation d'impact.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0438_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 octobre 2024.#Protéines France e.a. contre Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 1169/2011 – Information des consommateurs sur les denrées alimentaires – Article 2, paragraphe 2, sous n) à p), et articles 7, 9 et 17 – Pratiques loyales concernant la dénomination des denrées alimentaires – Dénominations légales, noms usuels et noms descriptifs – Remplacement de composants ou d’ingrédients d’une denrée alimentaire – Article 38, paragraphe 1 – Questions expressément harmonisées – Mesures nationales interdisant l’utilisation de dénominations carnées pour désigner un produit contenant des protéines végétales.#Affaire C-438/23.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 119

Cet arrêt précise que le règlement (UE) n° 1169/2011 sur l'information des consommateurs constitue une harmonisation exhaustive des dénominations des denrées alimentaires, y compris pour les produits à base de protéines végétales. Il en découle qu'un État membre ne peut pas interdire de manière générale l'utilisation de dénominations carnées traditionnelles pour désigner ces produits, à moins de pouvoir justifier une restriction au nom d'un objectif légitime, tel que la protection des consommateurs contre une information trompeuse. La Cour laisse donc une marge d'appréciation aux autorités nationales pour évaluer, au cas par cas, si l'utilisation d'une dénomination spécifique est effectivement trompeuse pour le consommateur moyen.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0494_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#QE et IJ contre DP et EB.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 1er, paragraphe 1 – Champ d’application – Matière civile et commerciale – Notion – Procédure visant à remplacer le consentement du défendeur à la mainlevée du séquestre judiciaire d’un bien saisi par les autorités répressives – Article 8, point 2 – Demande en intervention – Notion de “tiers”.#Affaire C-494/23.

Ce renvoi préjudiciel clarifie l'application du règlement Bruxelles I bis aux procédures civiles connexes à des saisies pénales. La Cour juge que ce règlement s'applique à une action en justice visant à substituer le consentement d'un défendeur pour la mainlevée d'une saisie, dès lors que l'objet principal du litige est de nature civile. Elle précise également qu'un codéfendeur dans une telle action ne constitue pas un "tiers" au sens de l'article 8, point 2, excluant ainsi la compétence fondée sur cette disposition.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CJ0779_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 octobre 2024.#Commission européenne et Conseil de l'Union européenne contre Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de oro (Front Polisario).#Pourvoi – Action extérieure – Accords internationaux – Accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part – Accord sur la modification des protocoles n° 1 et n° 4 de cet accord – Acte de conclusion – Allégations tenant à des violations du droit international du fait de l’applicabilité du second accord au territoire du Sahara occidental – Recours en annulation – Recevabilité – Capacité d’ester en justice – Qualité pour agir – Condition selon laquelle un requérant doit, dans certains cas, être directement et individuellement concerné par la mesure litigieuse – Principe de l’effet relatif des traités – Principe d’autodétermination – Territoires non autonomes – Article 73 de la charte des Nations unies – Pouvoir d’appréciation du Conseil de l’Union européenne – Droit coutumier international – Principes généraux du droit de l’Union – Consentement du peuple d’un territoire non autonome titulaire du droit à l’autodétermination en tant que tiers à un accord international.#Affaires jointes C-779/21 P et C-799/21 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé la décision du Conseil portant conclusion de l'accord de libéralisation des produits agricoles entre l'UE et le Maroc, en ce qu'elle s'applique au Sahara occidental. La Cour confirme que le Front Polisario a qualité pour agir et que le Conseil a violé le droit international en n'ayant pas recueilli le consentement du peuple sahraoui, titulaire du droit à l'autodétermination, avant d'appliquer l'accord à ce territoire non autonome. Cet arrêt consacre l'obligation pour l'Union de respecter le principe d'autodétermination des peuples dans ses relations extérieures, imposant un contrôle strict de la licéité des accords commerciaux au regard du droit international coutumier.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CJ0778_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 octobre 2024.#Commission européenne et Conseil de l'Union européenne contre Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de oro (Front Polisario).#Pourvoi – Action extérieure – Accords internationaux – Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc – Décision concernant la conclusion de cet accord et de son protocole de mise en œuvre – Allégations tenant à des violations du droit international du fait de l’applicabilité dudit accord aux eaux adjacentes du Sahara occidental – Recours en annulation – Recevabilité – Capacité d’ester en justice – Qualité pour agir – Condition selon laquelle un requérant doit, dans certains cas, être directement et individuellement concerné par la mesure litigieuse – Principe de l’effet relatif des traités – Principe d’autodétermination – Territoires non autonomes – Article 73 de la charte des Nations unies – Pouvoir d’appréciation du Conseil de l’Union européenne – Droit coutumier international – Principes généraux du droit de l’Union – Consentement du peuple d’un territoire non autonome titulaire du droit à l’autodétermination en tant que tiers à un accord international.#Affaires jointes C-778/21 P et C-798/21 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé les décisions relatives à l'accord de pêche avec le Maroc, en ce qu'elles s'appliquent au Sahara occidental. Elle confirme que le Front Polisario, en tant que représentant du peuple sahraoui, a qualité pour agir et que l'application de l'accord aux eaux adjacentes de ce territoire non autonome nécessite le consentement de son peuple, conformément au principe d'autodétermination et au droit international coutumier. Cette décision impose donc à l'Union de s'assurer du consentement des populations concernées avant d'étendre ses accords internationaux à un territoire contesté.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0581

Affaire C-581/22 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 – thyssenkrupp AG / Commission européenne [Pourvoi – Concurrence – Règlement (CE) no 139/2004 – Concentration d’entreprises – Décision déclarant la concentration incompatible avec le marché intérieur et le fonctionnement de l’accord EEE – Détermination des marchés pertinents – Entrave significative à une concurrence effective – Création ou renforcement d’une position dominante – Effets non coordonnés – Niveau de preuve – Notions d’important moteur de la concurrence et de concurrents proches – Proximité de concurrence entre les parties à la concentration – Indice de Herfindahl-Hirschmann – Demandes de renseignements – Dénaturation]

Cet arrêt traite d'un pourvoi contre une décision de la Commission déclarant une concentration incompatible avec le marché intérieur. La Cour examine notamment les critères de définition du marché pertinent et d'appréciation d'une entrave significative à la concurrence, en se concentrant sur les effets non coordonnés et la notion de "concurrents proches". Elle précise également le niveau de preuve requis et le cadre d'analyse des indices de concentration comme l'indice Herfindahl-Hirschmann.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62021CJ0779

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 octobre 2024.#Commission européenne et Conseil de l'Union européenne contre Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de oro (Front Polisario).#Pourvoi – Action extérieure – Accords internationaux – Accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part – Accord sur la modification des protocoles n° 1 et n° 4 de cet accord – Acte de conclusion – Allégations tenant à des violations du droit international du fait de l’applicabilité du second accord au territoire du Sahara occidental – Recours en annulation – Recevabilité – Capacité d’ester en justice – Qualité pour agir – Condition selon laquelle un requérant doit, dans certains cas, être directement et individuellement concerné par la mesure litigieuse – Principe de l’effet relatif des traités – Principe d’autodétermination – Territoires non autonomes – Article 73 de la charte des Nations unies – Pouvoir d’appréciation du Conseil de l’Union européenne – Droit coutumier international – Principes généraux du droit de l’Union – Consentement du peuple d’un territoire non autonome titulaire du droit à l’autodétermination en tant que tiers à un accord international.#Affaires jointes C-779/21 P et C-799/21 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, a rejeté les pourvois de la Commission et du Conseil contre l'arrêt du Tribunal ayant annulé la décision de conclusion de l'accord de libéralisation des produits agricoles avec le Maroc, en ce qu'elle s'appliquait au Sahara occidental. La Cour confirme que le peuple du Sahara occidental, en tant que tiers à l'accord, doit consentir à son application sur ce territoire non autonome, faute de quoi l'Union viole le droit international coutumier et le principe d'autodétermination. Cet arrêt impose donc au Conseil et à la Commission de s'assurer du consentement des populations concernées avant d'étendre tout accord commercial à un territoire contesté.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0608

Affaires jointes C-608/22 et C-609/22, Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl e.a. (Femmes afghanes): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 4 octobre 2024 (demandes de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof – Autriche) – AH (C-608/22), FN (C-609/22) / Bundesamt für Fremdenwesen und Asyl (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique commune en matière d’asile – Directive 2011/95/UE – Conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers pour pouvoir bénéficier du statut de réfugié – Article 2, sous d) et e) – Notion d’acte de persécution – Niveau de gravité requis – Article 9 – Accumulation suffisamment grave de mesures discriminatoires à l’égard des femmes – Article 9, paragraphe 1, sous b) – Formes des actes de persécution – Article 9, paragraphe 2 – Évaluation des demandes de protection internationale – Article 4, paragraphe 3 – Obligation d’évaluation individuelle – Portée)

Cet arrêt précise que l'accumulation de mesures discriminatoires à l'égard des femmes en Afghanistan peut constituer un acte de persécution au sens de la directive 2011/95/UE, si elle atteint un niveau de gravité suffisant. La Cour rappelle que cette qualification nécessite une évaluation individuelle de la situation de chaque requérante, en tenant compte de l'ensemble des restrictions spécifiques subies. Cette interprétation éclaire les conditions d'octroi du statut de réfugié pour les femmes afghanes face au régime taliban.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0262

Affaire C-262/23 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024 – UPL Europe Ltd, Indofil Industries (Netherlands) BV / Commission européenne [Pourvoi – Produits phytopharmaceutiques – Règlement d’exécution (UE) 2020/2087 – Non-renouvellement de l’approbation de la substance active mancozèbe – Règlement (CE) no 1107/2009 – Règlement d’exécution (UE) no 844/2012 – Recours en annulation]

Cet arrêt concerne le pourvoi formé contre le non-renouvellement de l'approbation du mancozèbe, une substance active phytopharmaceutique. La Cour statue sur l'interprétation des procédures et des critères d'évaluation des risques définis par le règlement (CE) n° 1107/2009. Elle précise les obligations de la Commission et des États membres lors de l'examen du renouvellement d'une substance, notamment concernant l'évaluation des données scientifiques et le respect du principe de précaution.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0242

Affaire C-242/23, Tecno*37: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato – Italie) – Tecno*37 / Ministero dello Sviluppo Economico, Camera di Commercio Industria Artigianato e Agricoltura di Bologna (Renvoi préjudiciel – Libre prestation de services – Directive 2006/123/CE – Article 25, paragraphe 1 – Restrictions aux activités pluridisciplinaires – Profession réglementée – Réglementation nationale prévoyant, de manière générale, une incompatibilité entre l’exercice conjoint de l’activité d’intermédiation immobilière et celle de syndic de copropriété d’immeubles – Exigences d’indépendance et d’impartialité – Proportionnalité de la restriction – Conséquences de la clôture d’une procédure d’infraction de la Commission européenne contre un État membre)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions dans lesquelles une interdiction générale d'exercice pluridisciplinaire, comme celle entre la gestion de copropriétés et l'intermédiation immobilière, peut être justifiée au regard du droit de l'Union sur la libre prestation de services. La Cour rappelle que toute restriction doit être proportionnée et répondre à des exigences impérieuses d'intérêt général, telles que garantir l'indépendance et l'impartialité du professionnel. Elle indique également que la clôture d'une procédure d'infraction engagée par la Commission contre un État membre ne prive pas les juridictions nationales de leur obligation de vérifier la compatibilité de la législation nationale avec le droit de l'Union.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0134

Jurisprudence CJUE — 62023CJ0134

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0387

Affaire C-387/24 PPU, Bouskoura: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond – Pays-Bas) – C / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [Renvoi préjudiciel – Procédure préjudicielle d’urgence – Contrôle aux frontières, asile et immigration – Directive 2008/115/CE – Article 15, paragraphe 2, sous b) – Rétention d’un ressortissant d’un pays tiers à des fins d’éloignement – Directive 2013/33/UE – Article 9 – Placement en rétention d’un demandeur de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 28, paragraphe 2 – Placement en rétention aux fins de transfert – Illégalité de la rétention – Articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne]

Cet arrêt clarifie les conditions de légalité des mesures de rétention dans le cadre du droit des étrangers de l'UE, en particulier concernant l'éloignement, l'asile et les transferts Dublin. Il interprète les garanties procédurales des directives pertinentes à la lumière des articles 6 et 47 de la Charte des droits fondamentaux, définissant quand une rétention devient illégale.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0134_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 4 octobre 2024.#Somateio «Elliniko Symvoulio gia tous Prosfyges» et Astiki Mi Kerdoskopiki Etaireia «Ypostirixi Prosfygon sto Aigaio» contre Ypourgos Exoterikon et Ypourgos Metanastefsis kai Asylou.#Renvoi préjudiciel – Octroi de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 38 – Article 18 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Concept de “pays tiers sûr” – Qualification de la République de Turquie comme étant un “pays tiers sûr” – Réadmission des demandeurs de protection internationale dans le pays tiers – Refus.#Affaire C-134/23.

Cet arrêt précise les conditions strictes pour qualifier un pays tiers de "sûr" au sens de la directive procédure, notamment concernant la réadmission effective des demandeurs d'asile. La Cour juge que la qualification de la Turquie comme pays tiers sûr par les autorités grecques n'est pas conforme au droit de l'Union, car elle ne garantit pas le respect du principe de non-refoulement et des droits fondamentaux. Cette décision limite considérablement la possibilité pour les États membres de procéder à des renvois vers des pays tiers sur ce fondement juridique.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0255_INF

Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 4 octobre 2024.#Procédure pénale contre KM.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/29/UE – Normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité – Victime souffrant d’une déficience physique ou mentale – Droits procéduraux de cette personne – Réglementation nationale ne prévoyant pas l’accès d’une victime au tribunal pénal compétent pour invoquer une violation de ses droits, tirés du droit de l’Union – Possibilité pour la victime d’invoquer une telle violation uniquement devant une juridiction civile – Principe d’effectivité.#Affaire C-255/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'UE examine si la directive sur les droits des victimes est correctement transposée lorsqu'une victime vulnérable ne peut invoquer la violation de ses droits procéduraux que devant une juridiction civile, et non devant le tribunal pénal compétent. La Cour est saisie pour déterminer si cette restriction nationale porte atteinte au principe d'effectivité des droits conférés par le droit de l'Union. La réponse clarifiera les voies de recours que les États membres doivent mettre à disposition pour garantir les droits procéduraux des victimes dans le cadre pénal.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CB0255

Affaire C-255/24, Shkotareva: Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski rayonen sad – Bulgarie) – procédure pénale contre KM (Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/29/UE – Normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité – Victime souffrant d’une déficience physique ou mentale – Droits procéduraux de cette personne – Réglementation nationale ne prévoyant pas l’accès d’une victime au tribunal pénal compétent pour invoquer une violation de ses droits, tirés du droit de l’Union – Possibilité pour la victime d’invoquer une telle violation uniquement devant une juridiction civile – Principe d’effectivité)

Cette ordonnance préjudicielle traite des droits procéduraux des victimes vulnérables en droit pénal. La Cour examine si le principe d'effectivité du droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui empêche une victime handicapée d'invoquer directement la violation de ses droits devant la juridiction pénale, la renvoyant exclusivement vers une action civile. La décision précise ainsi les obligations des États membres concernant l'accès effectif des victimes à la justice pénale pour faire valoir leurs droits issus de la directive 2012/29/UE.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0214_INF

Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#A contre Hauptzollamt C.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse à la question préjudicielle pouvant être clairement déduite de la jurisprudence ou ne laissant place à aucun doute raisonnable – Harmonisation des législations – Dispositions fiscales – Directive 2008/118/CE – Droits d’accise sur des produits du tabac – Produits soumis à accise – Marchandises importées de manière irrégulière dans un État membre et acheminées vers un autre État membre de destination – Impositions des produits – Détermination de l’État membre compétent – Droit de l’État de transit d’imposer lesdites marchandises.#Affaire C-214/24.

Cette ordonnance confirme que l'État membre de transit est compétent pour imposer des droits d'accise sur des produits du tabac importés irrégulièrement sur son territoire, même si leur destination finale est un autre État membre. La Cour estime que la réponse à la question préjudicielle découle clairement de sa jurisprudence antérieure, notamment l'arrêt *Tobacco Importers*, concernant l'interprétation de la directive 2008/118/CE.

4 octobre 2024

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0599_INF

Ordonnance du Vice-président de la Cour du 4 octobre 2024.#Accord Healthcare SL contre Ferring Pharmaceuticals A/S et Commission européenne.#Pourvoi – Intervention – Santé publique – Médicament à usage humain – Décision d’autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord – Recours en annulation – Délais – Force majeure ou cas fortuit – Rejet.#Affaire C-599/24 P(I).

Cette ordonnance rejette la demande d'intervention d'Accord Healthcare dans le pourvoi formé par Ferring Pharmaceuticals contre un arrêt du Tribunal. Elle confirme que le délai pour intervenir devant la Cour de justice est strict et ne peut être prolongé, même pour des motifs de force majeure, une fois l'ordonnance d'irrecevabilité rendue. La décision concerne un litige relatif à l'autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0633

Affaire C-633/22, Real Madrid Club de Fútbol: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation – France) – Real Madrid Club de Fútbol, AE / EE, Société Éditrice du Monde SA [Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (CE) no 44/2001 – Articles 34 et 45 – Reconnaissance et exécution des décisions – Révocation d’une déclaration constatant la force exécutoire de décisions – Motifs de refus – Ordre public de l’État membre requis – Condamnation d’un journal et de l’un de ses journalistes pour atteinte à la réputation d’un club sportif – Dommages-intérêts – Article 11 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Liberté de la presse]

Cet arrêt de la Grande Chambre de la CJUE précise les conditions dans lesquelles l'ordre public peut être invoqué pour refuser la reconnaissance et l'exécution d'une décision étrangère en matière civile et commerciale, notamment lorsqu'elle concerne une condamnation pour atteinte à la réputation. La Cour rappelle que ce refus doit rester exceptionnel et interprété strictement, en exigeant une violation manifeste d'une règle de droit jugée essentielle dans l'État membre requis, et en procédant à une conciliation avec les droits fondamentaux, ici la liberté d'expression et de la presse garantie par l'article 11 de la Charte.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0546

Affaire C-546/22, Schauinsland-Reisen: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Oberster Gerichtshof – Autriche) – GF / Schauinsland-Reisen GmbH [Renvoi préjudiciel – Voyages à forfait et prestations de voyage liées – Directive (UE) 2015/2302 – Article 12, paragraphe 3 – Résiliation d’un contrat de voyage à forfait par l’organisateur – Circonstances exceptionnelles et inévitables – Exécution du voyage empêchée en raison de telles circonstances – Recommandation officielle visant à déconseiller les voyages vers le pays de destination en raison de la propagation de la COVID-19]

Cet arrêt interprète l'article 12, paragraphe 3, de la directive 2015/2302 concernant le droit de l'organisateur d'un voyage à forfait de résilier le contrat sans payer d'indemnisation. La Cour précise que la propagation de la COVID-19 et une recommandation officielle déconseillant les voyages vers la destination peuvent constituer des "circonstances exceptionnelles et inévitables" empêchant l'exécution du contrat. Cette interprétation permet à l'organisateur de se libérer de son obligation en remboursant le voyageur sans frais supplémentaires, sous réserve de l'appréciation du juge national.

4 octobre 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0268

Affaire C-268/23: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024 – Commission européenne / République française (Manquement d’État – Environnement – Directive 91/271/CEE – Traitement des eaux urbaines résiduaires – Article 4 – Obligation de veiller au traitement secondaire ou à un traitement équivalent des eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte – Article 5 – Zones sensibles – Article 10 – Obligation de veiller à ce que les stations d’épuration soient conçues, construites, exploitées et entretenues de manière à avoir un rendement suffisant – Article 15 – Obligation de surveillance – Annexe I, points B et D – Contrôle des rejets provenant des stations d’épuration)

La Cour de justice de l'UE constate un manquement de la France pour non-respect de la directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires. Le manquement porte sur l'obligation d'assurer un traitement secondaire ou équivalent des eaux usées et sur les règles de conception, de performance et de surveillance des stations d'épuration dans les zones sensibles. Cet arrêt confirme les exigences strictes de la directive en matière de protection des milieux aquatiques contre la pollution.

4 octobre 2024

Détail →