Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 048Par année
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0314
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 octobre 2024.#Protéines France e.a. contre Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 1169/2011 – Information des consommateurs sur les denrées alimentaires – Article 2, paragraphe 2, sous n) à p), et articles 7, 9 et 17 – Pratiques loyales concernant la dénomination des denrées alimentaires – Dénominations légales, noms usuels et noms descriptifs – Remplacement de composants ou d’ingrédients d’une denrée alimentaire – Article 38, paragraphe 1 – Questions expressément harmonisées – Mesures nationales interdisant l’utilisation de dénominations carnées pour désigner un produit contenant des protéines végétales.#Affaire C-438/23.
Cet arrêt précise que le règlement (UE) n° 1169/2011 sur l'information des consommateurs constitue une harmonisation exhaustive des dénominations des denrées alimentaires, y compris pour les produits à base de protéines végétales. Il en découle qu'un État membre ne peut pas interdire de manière générale l'utilisation de dénominations carnées traditionnelles pour désigner ces produits, à moins de pouvoir justifier une restriction au nom d'un objectif légitime, tel que la protection des consommateurs contre une information trompeuse. La Cour laisse donc une marge d'appréciation aux autorités nationales pour évaluer, au cas par cas, si l'utilisation d'une dénomination spécifique est effectivement trompeuse pour le consommateur moyen.
4 octobre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0475
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 4 octobre 2024.#Voestalpine Giesserei Linz GmbH contre Administraţia Judeţeană a Finanţelor Publice Cluj et Direcţia Generală Regională a Finanţelor Publice Cluj-Napoca.#Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 168, sous a) – Droit à déduction de la TVA – Acquisition d’un bien par un assujetti – Mise à disposition, à titre gratuit, de ce bien en faveur d’un sous-traitant en vue de la réalisation de travaux au profit de l’assujetti – Refus de la déduction de la TVA afférente audit bien.#Affaire C-475/23.
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de déduction de la TVA pour un assujetti qui acquiert un bien et le met gratuitement à la disposition d'un sous-traitant pour réaliser des travaux à son profit. La Cour juge que le droit à déduction subsiste si le bien est utilisé pour les besoins de l'activité économique taxable de l'assujetti, même si le sous-traitant l'utilise pour fournir des services à l'assujetti. Le refus de déduction est donc contraire au principe de neutralité fiscale de la TVA.
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#QE et IJ contre DP et EB.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Nejvyšší soud.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 1er, paragraphe 1 – Champ d’application – Matière civile et commerciale – Notion – Procédure visant à remplacer le consentement du défendeur à la mainlevée du séquestre judiciaire d’un bien saisi par les autorités répressives – Article 8, point 2 – Demande en intervention – Notion de “tiers”.#Affaire C-494/23.
Ce renvoi préjudiciel concerne l'interprétation du champ d'application du règlement Bruxelles I bis en matière de coopération judiciaire civile. La Cour de justice est interrogée sur la qualification d'une procédure visant à lever le séquestre judiciaire d'un bien saisi dans le cadre d'une enquête pénale, afin de déterminer si elle relève du droit civil au sens du règlement. L'arrêt précise également les conditions dans lesquelles une demande en intervention peut être considérée comme émanant d'un "tiers" au sens de l'article 8 du règlement.
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#QE et IJ contre DP et EB.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 1er, paragraphe 1 – Champ d’application – Matière civile et commerciale – Notion – Procédure visant à remplacer le consentement du défendeur à la mainlevée du séquestre judiciaire d’un bien saisi par les autorités répressives – Article 8, point 2 – Demande en intervention – Notion de “tiers”.#Affaire C-494/23.
Ce renvoi préjudiciel clarifie l'application du règlement Bruxelles I bis aux procédures civiles connexes à des saisies pénales. La Cour juge que ce règlement s'applique à une action en justice visant à substituer le consentement d'un défendeur pour la mainlevée d'une saisie, dès lors que l'objet principal du litige est de nature civile. Elle précise également qu'un codéfendeur dans une telle action ne constitue pas un "tiers" au sens de l'article 8, point 2, excluant ainsi la compétence fondée sur cette disposition.
4 octobre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0507
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024.#Cunsorziu di i Salamaghji Corsi – Consortium des Charcutiers Corses e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Protection des appellations d’origine et des indications géographiques – Règlement (UE) no 1151/2012 – Articles 7 et 8 – Article 49, paragraphe 2, et article 50, paragraphe 1 – Étendue du contrôle de la Commission européenne sur les demandes d’enregistrement de dénomination en tant qu’indication géographique – Partage des compétences entre les autorités nationales et la Commission – Conditions d’enregistrement d’une dénomination.#Affaire C-579/23 P.
Cet arrêt clarifie le partage des compétences entre la Commission européenne et les autorités nationales dans l'examen des demandes d'enregistrement d'indications géographiques. Il précise que la Commission dispose d'un pouvoir d'appréciation limité, devant se fonder sur les vérifications effectuées par l'État membre, sauf en cas d'éléments objectifs de doute. La Cour confirme ainsi que le contrôle de la Commission ne constitue pas une réévaluation complète du dossier national.
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024.#Cunsorziu di i Salamaghji Corsi – Consortium des Charcutiers Corses e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Protection des appellations d’origine et des indications géographiques – Règlement (UE) no 1151/2012 – Articles 7 et 8 – Article 49, paragraphe 2, et article 50, paragraphe 1 – Étendue du contrôle de la Commission européenne sur les demandes d’enregistrement de dénomination en tant qu’indication géographique – Partage des compétences entre les autorités nationales et la Commission – Conditions d’enregistrement d’une dénomination.#Affaire C-579/23 P.
Cet arrêt précise le partage des compétences entre la Commission et les États membres dans la procédure d'enregistrement d'une indication géographique protégée (IGP). La Cour confirme que la Commission dispose d'un pouvoir d'appréciation pour vérifier le respect des conditions de l'article 7 du règlement 1151/2012, notamment le lien entre le produit et son origine géographique, sans se limiter à un contrôle de l'exactitude matérielle du dossier national. Elle rappelle également que l'opposition d'un État membre, fondée sur l'article 10, doit être motivée par des éléments objectifs et pertinents.
4 octobre 2024
Affaire T-1059/23: Ordonnance du Tribunal du 4 octobre 2024 – Vossko/Commission (« Recours en annulation – Politique commerciale – Article XXVIII du GATT – Accord entre l’Union et le Brésil – Modification des concessions pour les contingents tarifaires à la suite du retrait du Royaume-Uni de l’Union – Viande de volaille cuite – Règlement d’exécution de la Commission – Acte réglementaire comportant des mesures d’exécution – Défaut d’affectation individuelle – Irrecevabilité »)
Cette ordonnance rejette un recours en annulation contre un règlement de la Commission modifiant les contingents tarifaires de l'UE pour la viande de volaille suite au Brexit, considérant que l'acte attaqué est un acte réglementaire de portée générale qui n'affecte pas le requérant de manière individuelle. Le Tribunal confirme ainsi que les mesures d'adaptation des engagements commerciaux internationaux de l'Union, prises en application de l'article XXVIII du GATT, ne créent pas de droits individuels ouvrant à un recours en annulation direct.
4 octobre 2024
Affaire C-387/24 PPU, Bouskoura: Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond – Pays-Bas) – C / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [Renvoi préjudiciel – Procédure préjudicielle d’urgence – Contrôle aux frontières, asile et immigration – Directive 2008/115/CE – Article 15, paragraphe 2, sous b) – Rétention d’un ressortissant d’un pays tiers à des fins d’éloignement – Directive 2013/33/UE – Article 9 – Placement en rétention d’un demandeur de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 28, paragraphe 2 – Placement en rétention aux fins de transfert – Illégalité de la rétention – Articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne]
Cet arrêt clarifie les conditions de légalité des mesures de rétention dans le cadre du droit des étrangers de l'UE, en particulier concernant l'éloignement, l'asile et les transferts Dublin. Il interprète les garanties procédurales des directives pertinentes à la lumière des articles 6 et 47 de la Charte des droits fondamentaux, définissant quand une rétention devient illégale.
4 octobre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024.#C contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond.#Renvoi préjudiciel – Procédure préjudicielle d’urgence – Contrôle aux frontières, asile et immigration – Directive 2008/115/CE – Article 15, paragraphe 2, sous b) – Rétention d’un ressortissant d’un pays tiers à des fins d’éloignement – Directive 2013/33/UE – Article 9 – Placement en rétention d’un demandeur de protection internationale – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 28, paragraphe 2 – Placement en rétention aux fins de transfert – Illégalité de la rétention – Articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.#Affaire C-387/24 PPU.
Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une période de rétention illégale peut être déduite d'une durée de rétention ultérieure, légale et en cours, pour un ressortissant de pays tiers. La Cour juge que cette déduction n'est pas systématiquement requise par le droit de l'Union, notamment au regard des directives « Retour » et « Accueil », sauf si l'illégalité affecte la légalité de la détention en cours. Elle précise également le rôle du juge national dans l'appréciation de cette question au regard des droits fondamentaux.
4 octobre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 2001/24
4 octobre 2024
Ordonnance de la Cour (septième chambre) du 4 octobre 2024.#A contre Hauptzollamt C.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse à la question préjudicielle pouvant être clairement déduite de la jurisprudence ou ne laissant place à aucun doute raisonnable – Harmonisation des législations – Dispositions fiscales – Directive 2008/118/CE – Droits d’accise sur des produits du tabac – Produits soumis à accise – Marchandises importées de manière irrégulière dans un État membre et acheminées vers un autre État membre de destination – Impositions des produits – Détermination de l’État membre compétent – Droit de l’État de transit d’imposer lesdites marchandises.#Affaire C-214/24.
Cette ordonnance confirme que l'État membre de transit ne peut pas imposer de droits d'accise sur des produits du tabac importés irrégulièrement lorsqu'ils sont destinés à un autre État membre. La réponse à la question préjudicielle découle clairement de la jurisprudence existante, qui réserve la compétence d'imposition à l'État membre de destination finale des marchandises.
4 octobre 2024
Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 4 octobre 2024.#Procédure pénale contre KM.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Sofiyski rayonen sad.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/29/UE – Normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité – Victime souffrant d’une déficience physique ou mentale – Droits procéduraux de cette personne – Réglementation nationale ne prévoyant pas l’accès d’une victime au tribunal pénal compétent pour invoquer une violation de ses droits, tirés du droit de l’Union – Possibilité pour la victime d’invoquer une telle violation uniquement devant une juridiction civile – Principe d’effectivité.#Affaire C-255/24.
Cette ordonnance concerne l'interprétation des droits procéduraux des victimes vulnérables au sens de la directive 2012/29/UE. La Cour est interrogée sur la compatibilité avec le principe d'effectivité du droit de l'Union d'une réglementation nationale qui restreint la possibilité pour une victime de déficience physique ou mentale d'invoquer une violation de ses droits devant le tribunal pénal compétent, en la limitant à une action devant une juridiction civile.
4 octobre 2024
Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 4 octobre 2024.#Valeria Converso contre Verla-Pharm Arzneimittel GmbH & Co. KG et Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Marque de l’Union européenne – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non-admission du pourvoi.#Affaire C-444/24 P.
Cette ordonnance rejette l'admission du pourvoi formé par Valeria Converso, confirmant ainsi la décision du Tribunal qui avait statué sur un litige en matière de marque de l'Union européenne. La Cour estime que le pourvoi ne démontre pas que l'affaire soulève une question d'importance pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union, critère essentiel prévu par l'article 170 ter de son règlement de procédure. Par conséquent, la décision du Tribunal devient définitive et le litige sur le fond de l'affaire est clos.
4 octobre 2024
Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 4 octobre 2024.#Puma SE contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-502/24 P.
La Cour de justice rejette le pourvoi de Puma SE contre une décision de l'EUIPO, considérant que la requête ne justifie pas l'importance de l'affaire pour l'unité ou le développement du droit de l'Union. Cette ordonnance illustre l'application stricte des critères d'admission des pourvois devant la chambre d'admission, limitant ainsi l'accès à la Cour aux seuls litiges présentant un intérêt juridique significatif.
4 octobre 2024
Ordonnance de la Cour (chambre d’admission des pourvois) du 4 octobre 2024.#Puma SE contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Pourvoi – Dessin ou modèle communautaire – Admission des pourvois – Article 170 ter du règlement de procédure de la Cour – Demande ne démontrant pas l’importance d’une question pour l’unité, la cohérence ou le développement du droit de l’Union – Non‑admission du pourvoi.#Affaire C-503/24 P.
Cette ordonnance rejette le pourvoi de Puma SE contre une décision de l'EUIPO, car la Cour de justice a estimé que l'affaire ne soulevait pas de question juridique d'importance pour l'unité, la cohérence ou le développement du droit de l'Union. Elle illustre l'application stricte des critères d'admission des pourvois devant la chambre d'admission, limitant ainsi l'accès à la Cour de justice aux seuls litiges présentant un intérêt juridique substantiel au niveau européen.
4 octobre 2024
Ordonnance du Vice-président de la Cour du 4 octobre 2024.#Accord Healthcare SL contre Ferring Pharmaceuticals A/S et Commission européenne.#Pourvoi – Intervention – Santé publique – Médicament à usage humain – Décision d’autorisation de mise sur le marché du médicament Degarelix Accord – Recours en annulation – Délais – Force majeure ou cas fortuit – Rejet.#Affaire C-599/24 P(I).
Cette ordonnance rejette la demande d'intervention d'Accord Healthcare dans le pourvoi formé par Ferring Pharmaceuticals contre un arrêt du Tribunal. Elle confirme que les retards liés à des difficultés internes de procédure ne constituent pas un cas de force majeure justifiant la prorogation des délais de procédure devant la Cour de justice de l'Union européenne.
4 octobre 2024
Référence nationale — 82024SI1004(51)
4 octobre 2024