Droit européen — EUR-Lex
19 730textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 048Par année
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 septembre 2024.#Finanziaria d’investimento Fininvest SpA (Fininvest) e.a. contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Directive 2013/36/UE – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Évaluation d’acquisitions de participations qualifiées – Opposition à l’acquisition d’une participation qualifiée.#Affaires jointes C-512/22 P et C-513/22 P.
Cet arrêt clarifie les compétences de la BCE en matière de contrôle des acquisitions de participations qualifiées dans les établissements de crédit. Il confirme que la BCE peut s'opposer à une telle acquisition pour des motifs prudents, même en l'absence de faute de l'acquéreur, dès lors que l'opération menace la stabilité financière de l'établissement. La Cour précise également l'étendue du contrôle juridictionnel exercé par le Tribunal sur les décisions de la BCE en la matière.
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 septembre 2024.#Finanziaria d’investimento Fininvest SpA (Fininvest) e.a. contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Directive 2013/36/UE – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Évaluation d’acquisitions de participations qualifiées – Opposition à l’acquisition d’une participation qualifiée.#Affaires jointes C-512/22 P et C-513/22 P.
Cet arrêt concerne le contrôle des acquisitions de participations qualifiées dans les établissements de crédit par la BCE dans le cadre de sa mission de surveillance prudentielle. La Cour confirme la compétence de la BCE pour s'opposer à une telle acquisition, y compris en imposant des conditions, afin de garantir la solidité financière et la gestion saine de l'établissement concerné. Elle précise également les exigences procédurales et le contrôle juridictionnel applicable à ces décisions de la BCE.
19 septembre 2024
Affaire C-88/23, Parfümerie Akzente: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Svea Hovrätt – Suède) – Parfümerie Akzente GmbH / KTF Organisation AB [Renvoi préjudiciel – Commerce électronique – Services de la société de l’information – Directive 2000/31/CE – Domaine coordonné – Article 2, sous h) – Promotion et vente en ligne de produits cosmétiques – Exclusion du domaine coordonné des obligations en matière d’étiquetage applicables aux produits promus et vendus par un prestataire de services de la société de l’information – Directive 75/324/CEE – Article 8, paragraphe 2 – Règlement (CE) no 1223/2009 – Article 19, paragraphe 5 – Faculté pour l’État membre de destination d’imposer l’emploi d’une langue de son choix]
Cet arrêt clarifie que les obligations nationales en matière d'étiquetage des produits cosmétiques (comme la langue imposée) ne relèvent pas du "domaine coordonné" de la directive sur le commerce électronique. Par conséquent, un État membre peut exiger qu'un site web étranger vendant des cosmétiques sur son territoire respecte ses règles d'étiquetage, sans que cela ne constitue une restriction injustifiée à la libre prestation des services en ligne.
19 septembre 2024
Affaire C-264/23, Booking.com et Booking.com (Deutschland): Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Amsterdam – Pays-Bas) – Booking.com BV, Booking.com (Deutschland) GmbH / 25hours Hotel Company Berlin GmbH, e.a. [Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Accords entre entreprises – Contrats conclus entre une plateforme de réservation en ligne et des hôteliers – Clauses de parité tarifaire – Restriction accessoire – Exemption par catégorie – Accords verticaux – Règlement (UE) no 330/2010 – Article 3, paragraphe 1 – Définition du marché pertinent]
Cet arrêt clarifie l'application de l'article 101 TFUE aux clauses de parité tarifaire (ou "clauses du prix le plus bas") imposées par une plateforme de réservation en ligne à ses hôteliers partenaires. La Cour juge que ces clauses peuvent constituer une restriction de concurrence par objet, notamment lorsqu'elles empêchent les hôteliers d'offrir de meilleurs prix sur d'autres canaux de vente. Elle précise également les conditions de définition du marché pertinent pour l'appréciation de ces pratiques au regard du droit de la concurrence.
19 septembre 2024
Affaire C-273/23, Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e.a. (Critère de substituabilité): Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato – Italie) – Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni, e.a. / Telecom Italia SpA, e.a. (Renvoi préjudiciel – Réseaux et services de communications électroniques – Service universel et droits des utilisateurs – Directive 97/33/CE – Article 5 – Directive 2002/22/CE – Article 13 – Financement des obligations de service universel – Notion de charge inéquitable ou injustifiée – Définition des entités participant au mécanisme de financement du coût net de ces obligations – Réglementation nationale prévoyant la participation des opérateurs de téléphonie mobile à ce mécanisme – Critères – Degré de substituabilité entre les services de téléphonie fixe et les services de téléphonie mobile)
Cet arrêt clarifie les critères permettant d'inclure les opérateurs de téléphonie mobile dans le mécanisme de financement des obligations de service universel en téléphonie fixe. La Cour juge que cette inclusion est légale si une substituabilité suffisante entre les services fixes et mobiles est établie, empêchant ainsi un contournement des règles par les utilisateurs. L'évaluation de cette substituabilité doit être fondée sur une analyse de marché concrète et actualisée, et non sur de simples présomptions.
19 septembre 2024
Affaire C-412/23: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 septembre 2024 – Commission européenne / République slovaque (Manquement d’État – Directive 2011/7/UE – Lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales – Article 4, paragraphe 4, sous b) – Transactions commerciales entre entreprises et pouvoirs publics – Faculté reconnue aux États membres de prolonger jusqu’à un maximum de 60 jours civils le délai de paiement imparti aux entités publiques dispensant des soins de santé – Obligation pour les États membres de veiller à ce que ces entités publiques n’excèdent effectivement pas ce délai)
Cet arrêt concerne un manquement de la Slovaquie pour ne pas avoir correctement transposé la directive sur les retards de paiement. La Cour rappelle que si les États membres peuvent accorder un délai de paiement allongé aux établissements publics de santé, ils ont l'obligation positive de veiller à ce que ces entités respectent effectivement ce délai maximum. Le manquement est caractérisé par l'absence de mesures nationales garantissant ce respect.
19 septembre 2024
Affaire C-501/23, Finanzamt Wilmersdorf (Actifs d’indépendant): Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 septembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof – Allemagne) – DL / Land Berlin [Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Procédures d’insolvabilité – Règlement (UE) 2015/848 – Article 3 – Compétence internationale – Centre des intérêts principaux d’une personne physique exerçant une activité d’indépendant – Notion de lieu d’activité principal – Notion d’établissement – Président du conseil de surveillance d’une société anonyme]
Cet arrêt clarifie les critères de détermination de la compétence internationale dans les procédures d'insolvabilité concernant une personne physique exerçant une activité indépendante, au sens du règlement (UE) 2015/848. La Cour précise notamment la notion de "lieu de l'activité professionnelle principale" et son articulation avec celle d'"établissement", en l'espèce dans le contexte des fonctions de président du conseil de surveillance d'une société. L'interprétation fournie guide les juridictions nationales, comme le Bundesgerichtshof dans cette affaire, pour localiser le centre des intérêts principaux du débiteur.
19 septembre 2024
Arrêt CJUE — 62023CC0253
19 septembre 2024
Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 19 septembre 2024.###
L'avocat général propose une interprétation des règles de compétence en matière de responsabilité extracontractuelle, précisant que le lieu du fait dommageable peut être celui où le dommage initial s'est matérialisé pour la victime, même si les conséquences financières se manifestent ailleurs. Cette analyse guide l'application du règlement Bruxelles I bis pour déterminer la juridiction compétente dans les litiges transfrontaliers.
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 19 septembre 2024.#Parfümerie Akzente GmbH contre KTF Organisation AB.#Renvoi préjudiciel – Commerce électronique – Services de la société de l’information – Directive 2000/31/CE – Domaine coordonné – Article 2, sous h) – Promotion et vente en ligne de produits cosmétiques – Exclusion du domaine coordonné des obligations en matière d’étiquetage applicables aux produits promus et vendus par un prestataire de services de la société de l’information – Directive 75/324/CEE – Article 8, paragraphe 2 – Règlement (CE) no 1223/2009 – Article 19, paragraphe 5 – Faculté pour l’État membre de destination d’imposer l’emploi d’une langue de son choix.#Affaire C-88/23.
Cet arrêt précise que les obligations nationales en matière d'étiquetage linguistique des produits cosmétiques ne relèvent pas du "domaine coordonné" de la directive sur le commerce électronique. Par conséquent, un État membre peut imposer l'usage de sa langue sur les étiquettes des produits vendus en ligne sur son territoire, même lorsque le vendeur est établi dans un autre État membre.
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 septembre 2024.#Mutuelle assurance des travailleurs mutualistes (Matmut) contre TN e.a.#Renvoi préjudiciel – Assurance obligatoire de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs – Directive 2009/103/CE – Articles 3 et 13 – Contrat d’assurance conclu sur la base d’une fausse déclaration intentionnelle concernant le conducteur habituel – Réglementation nationale déclarant l’opposabilité au “passager victime”, qui est également le preneur d’assurance, de la nullité du contrat d’assurance résultant d’une fausse déclaration intentionnelle faite par ce dernier au moment de la conclusion du contrat – Abus de droit – Recours dirigé contre le preneur d’assurance en vue d’engager sa responsabilité en raison de sa fausse déclaration intentionnelle.#Affaire C-236/23.
Cet arrêt précise que les articles 3 et 13 de la directive 2009/103/CE s'opposent à une réglementation nationale qui permet à un assureur de se soustraire à son obligation de garantie envers un passager victime, également preneur d'assurance, en invoquant la nullité du contrat due à une fausse déclaration intentionnelle de ce dernier. La Cour rappelle que la protection des victimes d'accidents de la circulation prime, et que l'assureur doit garantir la victime avant d'engager, le cas échéant, un recours en responsabilité contre le preneur pour son comportement frauduleux.
19 septembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0264
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 septembre 2024.#Booking.com BV et Booking.com (Deutschland) GmbH contre 25hours Hotel Company Berlin GmbH e.a.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Accords entre entreprises – Contrats conclus entre une plateforme de réservation en ligne et des hôteliers – Clauses de parité tarifaire – Restriction accessoire – Exemption par catégorie – Accords verticaux – Règlement (UE) no 330/2010 – Article 3, paragraphe 1 – Définition du marché pertinent.#Affaire C-264/23.
Cet arrêt clarifie l'application de l'article 101 TFUE aux clauses de parité tarifaire (ou "clauses du meilleur prix") imposées par une plateforme de réservation hôtelière à ses partenaires hôteliers. La Cour juge que ces clauses constituent une restriction de concurrence par objet, qui ne peut être justifiée comme une restriction accessoire nécessaire à la mise en œuvre de l'accord principal. Elle précise également que ces clauses ne bénéficient pas de l'exemption par catégorie prévue par le règlement sur les accords verticaux, car elles limitent la capacité des hôteliers d'offrir des conditions plus avantageuses sur d'autres canaux de vente.
19 septembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0273
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (première chambre) du 19 septembre 2024.#Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni e.a. contre Telecom Italia SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Réseaux et services de communications électroniques – Service universel et droits des utilisateurs – Directive 97/33/CE – Article 5 – Directive 2002/22/CE – Article 13 – Financement des obligations de service universel – Notion de charge “inéquitable” ou “injustifiée” – Définition des entités participant au mécanisme de financement du coût net de ces obligations – Réglementation nationale prévoyant la participation des opérateurs de téléphonie mobile à ce mécanisme – Critères – Degré de substituabilité entre les services de téléphonie fixe et les services de téléphonie mobile.#Affaire C-273/23.
Cet arrêt clarifie les critères permettant de déterminer quels opérateurs de communications électroniques doivent participer au financement des obligations de service universel, en particulier concernant l'inclusion des opérateurs mobiles. La Cour précise que la notion de charge "inéquitable" au sens des directives doit être appréciée en tenant compte du degré de substituabilité entre les services fixes et mobiles sur le marché pertinent. Elle indique également que les États membres disposent d'une marge d'appréciation pour définir les entités assujetties à ce mécanisme de financement, sous le contrôle des juridictions nationales.
19 septembre 2024
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 19 septembre 2024.#Commission européenne contre République slovaque.#Manquement d’État – Directive 2011/7/UE – Lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales – Article 4, paragraphe 4, sous b) – Transactions commerciales entre entreprises et pouvoirs publics – Faculté reconnue aux États membres de prolonger jusqu’à un maximum de 60 jours civils le délai de paiement imparti aux entités publiques dispensant des soins de santé – Obligation pour les États membres de veiller à ce que ces entités publiques n’excèdent effectivement pas ce délai.#Affaire C-412/23.
La Cour de justice constate un manquement de la Slovaquie pour ne pas avoir garanti que les entités publiques de santé respectent effectivement le délai de paiement maximal de 60 jours prévu par la directive. Le pays avait transposé la faculté de prolongation, mais n'avait pas mis en place de mécanismes de contrôle suffisants pour en assurer le respect effectif par ces autorités contractantes.
19 septembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0439
19 septembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0501
19 septembre 2024
Affaire T-482/24: Recours introduit le 19 septembre 2024 – Danger Group/EUIPO – Heredia Casanella (Danger)
Ce recours devant le Tribunal de l'Union européenne concerne un litige en droit des marques entre la société Danger Group et l'EUIPO, suite à une décision de l'Office concernant la marque « Danger ». L'affaire porte sur des questions d'enregistrabilité et de conflit de marques, relevant du règlement sur la marque de l'Union européenne.
19 septembre 2024
Affaire T-483/24: Recours introduit le 19 septembre 2024 – FE/Parlement
Recours en annulation introduit par le Front européen contre le Parlement européen, portant sur un acte de ce dernier. L'affaire est pendante devant le Tribunal de l'Union européenne, qui devra statuer sur la légalité de l'acte contesté au regard du droit de l'Union.
19 septembre 2024