Droit européen — EUR-Lex
19 728textes du droit de l'Union européenne — 2024.
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165 041Par année
Décision nO 1/2024 du comité mixte de la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes du 12 décembre 2024 portant modification de la décision no 1/2023 du comité mixte en ce qui concerne l’utilisation de certificats de circulation délivrés par voie électronique dans le cadre de la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes, applicable à partir du 1er janvier 2025 [2025/16]
Cette décision du comité mixte de la convention PEM modifie la décision n° 1/2023 pour autoriser l'utilisation de certificats de circulation (EUR.1 ou EUR-MED) délivrés par voie électronique dans le cadre des échanges préférentiels entre les parties à la convention. Applicable à partir du 1er janvier 2025, elle vise à moderniser et simplifier les procédures de preuve de l'origine préférentielle en supprimant l'obligation de présenter des certificats papier. Pour un professionnel du droit français, cela implique que les opérateurs pourront désormais justifier de l'origine préférentielle des marchandises via des certificats électroniques, sous réserve que l'administration douanière de l'État d'exportation les ait délivrés sous cette forme.
12 décembre 2024
Protocole de mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne, d’une part, et le gouvernement du Groenland et le gouvernement du Danemark, d’autre part (2025-2030)
Ce protocole fixe les modalités de mise en œuvre de l'accord de partenariat pour une pêche durable entre l'UE, le Groenland et le Danemark pour la période 2025-2030. Il définit les possibilités de pêche accordées aux navires européens dans les eaux groenlandaises, la contrepartie financière versée par l'UE, ainsi que les contributions sectorielles pour soutenir la politique de pêche durable du Groenland. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le cadre juridique opérationnel régissant l'accès des flottes européennes aux ressources halieutiques groenlandaises et les obligations financières et de développement durable qui en découlent.
12 décembre 2024
Directive (UE) 2024/3019 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (refonte) (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
Cette directive refond le cadre juridique européen applicable au traitement des eaux résiduaires urbaines, en renforçant les obligations de collecte et de traitement pour protéger l'environnement et la santé humaine. Elle élargit le champ d'application à des polluants émergents (micropolluants, microplastiques) et impose une neutralité énergétique des stations d'épuration d'ici 2045. Pour un professionnel du droit français, ce texte implique une transposition nationale modifiant le code de l'environnement, avec des échéances contraignantes pour les collectivités et les exploitants de services d'assainissement.
12 décembre 2024
Règlement délégué (UE) 2021/1698 de la Commission du 13 juillet 2021 complétant le règlement (UE) 2018/848 du Parlement européen et du Conseil par des règles de procédure concernant la reconnaissance des autorités et organismes de contrôle qui ont compétence pour effectuer des contrôles portant sur les opérateurs et groupes d’opérateurs certifiés biologiques et sur les produits biologiques dans les pays tiers, et par des règles concernant leur supervision et les contrôles et autres tâches à effectuer par ces autorités et organismes de contrôle (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
Ce règlement délégué établit les règles de procédure pour la reconnaissance des autorités et organismes de contrôle habilités à certifier les opérateurs et produits biologiques dans les pays tiers, conformément au règlement (UE) 2018/848. Il fixe également les modalités de supervision de ces entités ainsi que les contrôles et autres tâches qu'elles doivent effectuer. Pour le professionnel du droit français, ce texte précise le cadre applicable aux contrôles des importations de produits biologiques depuis les pays tiers.
12 décembre 2024
Arrêt CJUE — 62022CC0305(01)
12 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 décembre 2024.#Nemea Bank plc contre Banque centrale européenne (BCE) e.a.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Article 24 – Décision de retrait de l’agrément de l’établissement de crédit – Procédure de réexamen administratif – Décision abrogeant une décision antérieure – Recours en annulation – Persistance de l’intérêt à agir – Recours en indemnité – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-181/22 P.
L'arrêt précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation contre une décision de la BCE abrogeant une décision de retrait d'agrément, en confirmant que l'intérêt à agir du requérant peut persister malgré l'abrogation. Il rappelle également les exigences procédurales strictes pour un recours en indemnité lié à une telle surveillance prudentielle. Ce cadre juridique s'applique directement aux établissements de crédit et aux autorités nationales de surveillance dans le mécanisme de surveillance unique.
12 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 décembre 2024.#DD contre Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA).#Pourvoi – Fonction publique – Statut des fonctionnaires de l’Union européenne et régime applicable aux autres agents de l’Union européenne – Agents temporaires – Procédure disciplinaire – Enquête administrative – Notion de “plagiat” – Désignation, par l’autorité investie du pouvoir de nomination, d’un enquêteur avec lequel elle entretient une relation d’affaires – Conflit d’intérêt – Article 41, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Impartialité objective – Article 17 bis – Liberté d’expression du fonctionnaire – Articles 11, 12 et 21 – Respect des principes de loyauté et d’impartialité.#Affaire C-680/22 P.
Cet arrêt clarifie les exigences d'impartialité objective dans les procédures disciplinaires de l'UE, en précisant qu'un conflit d'intérêts peut exister lorsque l'enquêteur désigné entretient une relation d'affaires avec l'autorité de nomination. La Cour rappelle également que la liberté d'expression des fonctionnaires, bien que protégée, doit s'exercer dans le respect des principes de loyauté et d'impartialité inhérents à leur statut.
12 décembre 2024
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 décembre 2024.#DD contre Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA).#Pourvoi – Fonction publique – Statut des fonctionnaires de l’Union européenne et régime applicable aux autres agents de l’Union européenne – Agents temporaires – Procédure disciplinaire – Enquête administrative – Notion de “plagiat” – Désignation, par l’autorité investie du pouvoir de nomination, d’un enquêteur avec lequel elle entretient une relation d’affaires – Conflit d’intérêt – Article 41, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Impartialité objective – Article 17 bis – Liberté d’expression du fonctionnaire – Articles 11, 12 et 21 – Respect des principes de loyauté et d’impartialité.#Affaire C-680/22 P.
Cet arrêt clarifie les exigences d'impartialité objective dans les procédures disciplinaires de l'UE, en jugeant qu'un conflit d'intérêts peut exister lorsque l'enquêteur désigné entretient une relation d'affaires avec l'autorité de nomination. La Cour précise également l'interprétation de la notion de "plagiat" dans le statut des fonctionnaires et son articulation avec la liberté d'expression, encadrée par les principes de loyauté et d'impartialité.
12 décembre 2024
Mesure nationale d'exécution (UE) 1994/11
12 décembre 2024
Affaire C-419/23, Nemzeti Földügyi Központ: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 12 décembre 2024 (demande de décision préjudicielle de la Győri Törvényszék – Hongrie) – CN / Nemzeti Földügyi Központ (Renvoi préjudiciel – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Article 17 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de propriété – Usufruit sur des terres agricoles – Réglementation nationale mettant fin ex lege et sans indemnisation au droit d’usufruit – Arrêt en constatation de manquement – Réinscription au registre foncier d’un usufruit précédemment radié, sans examen de la légalité de l’inscription initiale – Caractère définitif de l’inscription initiale)
Cet arrêt examine la compatibilité d'une réglementation hongroise, qui met fin automatiquement et sans indemnisation à l'usufruit sur des terres agricoles, avec la libre circulation des capitaux et le droit de propriété. La Cour précise qu'une telle privation du droit de propriété constitue une restriction, nécessitant une justification et une compensation, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Elle indique également qu'une réinscription au registre foncier d'un usufruit précédemment radié peut être requise, même si l'inscription initiale était définitive, pour remédier aux conséquences d'un manquement de l'État membre.
12 décembre 2024
Affaire C-527/23, Weatherford Atlas Gip: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 12 décembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Prahova – Roumanie) – Weatherford Atlas Gip SA / Agenţia Naţională de Administrare Fiscală – Direcţia Generală de Soluţionare a Contestaţiilor, Agenţia Naţională de Administrare Fiscală – Direcţia Generală de Administrare a Marilor Contribuabili [Renvoi préjudiciel – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 168 – Droit à déduction de la TVA – Acquisition de services administratifs fournis au sein d’un même groupe de sociétés – Refus du droit à déduction]
Cet arrêt de la Cour de justice précise les conditions de déduction de la TVA sur les services administratifs acquis au sein d'un groupe de sociétés. Il rappelle que le droit à déduction ne peut être refusé au seul motif que ces services sont fournis par une société du même groupe, à condition qu'ils soient utilisés pour les besoins de l'activité économique taxable du preneur. La Cour souligne que l'administration fiscale ne peut présumer l'absence de lien direct entre ces coûts et l'activité économique sans une analyse concrète des circonstances.
12 décembre 2024
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 12 décembre 2024.#MTÜ Eesti Suurkiskjad contre Keskkonnaamet.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Riigikohus.#Renvoi préjudiciel – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Article 1er, sous i), premier alinéa – État de conservation d’une espèce – Notion – Article 14 – Mesures de gestion – Prélèvement dans la nature et exploitation compatible avec le maintien ou le rétablissement de l’espèce dans un état de conservation favorable – Article 1er, sous i), second alinéa – Évaluation du caractère favorable de l’état de conservation de l’espèce concernée – Conditions cumulatives – Canis lupus (loup) – Classement dans la catégorie “vulnérable” de la “liste rouge” de l’Union internationale pour la conservation de la nature – Espèce animale faisant partie d’une population dont l’aire de répartition naturelle s’étend au-delà du territoire d’un État membre – Prise en compte des échanges avec les populations de la même espèce présentes dans les États membres ou pays tiers voisins – Article 2, paragraphe 3 – Prise en compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales.#Affaire C-629/23.
Cet avis de l'avocat général clarifie les critères d'évaluation de l'état de conservation favorable d'une espèce protégée, comme le loup, au sens de la directive "Habitats". Il précise que cette évaluation doit être cumulative et prendre en compte les dynamiques de population transfrontalières, tout en permettant aux États membres de considérer des exigences socio-économiques et locales lors de la mise en œuvre des mesures de gestion.
12 décembre 2024
Affaire C-772/23 P: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 décembre 2024 – European Association of Non-Integrated Metal Importers & Distributors (Euranimi) / Commission européenne [Pourvoi – Régime commun applicable aux importations – Mesures de sauvegarde – Règlement (UE) 2015/478 – Article 19, paragraphe 2 – Prorogation d’une mesure de sauvegarde – Conditions – Marché des produits sidérurgiques – Importation de certains produits sidérurgiques – Règlement d’exécution (UE) 2021/1029]
Cet arrêt concerne le recours formé par une association professionnelle contre la prorogation par la Commission européenne d'une mesure de sauvegarde sur les importations de certains produits sidérurgiques. La Cour de justice de l'UE précise les conditions d'application de l'article 19, paragraphe 2, du règlement 2015/478, notamment l'appréciation de la nécessité de maintenir la mesure pour prévenir ou remédier à un préjudice grave pour les producteurs de l'Union. Elle confirme le raisonnement du Tribunal concernant l'évaluation par la Commission de l'évolution prévisible des importations et de la situation du marché.
12 décembre 2024
Affaire C-781/23, Malmö Motorrenovering: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 12 décembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Högsta förvaltningsdomstolen – Suède) – Malmö Motorrenovering AB / Allmänna ombudet hos Tullverket [Renvoi préjudiciel – Union douanière – Code des douanes de l’Union – Règlement (UE) no 952/2013 – Article 250 – Régime de l’admission temporaire – Article 251 – Délai de séjour des marchandises importées sous ce régime – Délai insuffisant pour atteindre l’objectif de l’utilisation autorisée – Dette douanière née en raison de l’inobservation de ce délai – Conditions de prorogation dudit délai – Importation d’une voiture de course]
Cette affaire concerne l'interprétation des conditions de prorogation du délai de séjour dans le cadre du régime de l'admission temporaire, notamment lorsqu'une dette douanière est née en raison du non-respect du délai initial. La Cour précise les conditions dans lesquelles une prorogation peut être accordée, même après l'expiration du délai, si l'importateur peut démontrer que le délai initial était insuffisant pour atteindre l'objectif autorisé. L'arrêt fournit ainsi des clarifications importantes sur la gestion des délais et les obligations douanières pour les opérateurs économiques.
12 décembre 2024
Arrêt CJUE — 62023CC0324
12 décembre 2024
Arrêt CJUE — 62023CC0662
12 décembre 2024
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 12 décembre 2024.#Rada Nadzorcza Getin Noble Bank S.A. e.a. contre Bankowy Fundusz Gwarancyjny.#Renvoi préjudiciel – Redressement et résolution des établissements de crédit – Directive 2014/59/UE – Décision d’adopter une mesure de gestion de crise à l’égard d’un établissement de crédit – Article 85, paragraphe 3 – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit à un recours effectif de toutes les personnes affectées par cette décision – Respect du délai raisonnable – Exigence de rapidité du contrôle juridictionnel – Disposition de droit national imposant la jonction de l’ensemble des recours – Article 3, paragraphe 3 – Cumul de fonctions par l’autorité de résolution – Garantie d’indépendance opérationnelle.#Affaire C-118/23.
Cet arrêt de la Cour de justice précise les exigences du droit à un recours effectif (article 47 de la Charte) dans le cadre des mesures de résolution bancaire. Il juge qu'une disposition nationale imposant la jonction obligatoire de tous les recours contre une telle décision peut porter atteinte à ce droit, notamment au principe du délai raisonnable. La Cour rappelle également que l'autorité de résolution doit bénéficier d'une indépendance opérationnelle garantie, distincte des autres fonctions de surveillance.
12 décembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0300
12 décembre 2024
Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 décembre 2024.#Dranken Van Eetvelde NV contre Belgische Staat.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le rechtbank van eerste aanleg Oost-Vlaanderen, afdeling Gent.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Article 205 – Responsabilité solidaire pour dettes fiscales d’un tiers – Conditions et portée de la responsabilité – Lutte contre la fraude à la TVA – Responsabilité solidaire pour le paiement de la TVA ne permettant pas une appréciation en fonction de la contribution de chaque assujetti dans la fraude fiscale – Principe de proportionnalité – Article 50 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Principe ne bis in idem – Critères d’application – Faits afférents à différents exercices fiscaux poursuivis administrativement ou pénalement – Infraction continue avec unité d’intention – Absence d’identité des faits.#Affaire C-331/23.
Cet arrêt clarifie les conditions de la responsabilité solidaire en matière de TVA dans le cadre de la lutte contre la fraude. La Cour juge que le principe de proportionnalité s'oppose à une responsabilité solidaire automatique et exige une appréciation individuelle de la contribution de chaque assujetti à la fraude. Elle précise également que le principe *ne bis in idem* ne fait pas obstacle à des poursuites simultanées sur des périodes fiscales distinctes lorsque les faits ne présentent pas une identité suffisante.
12 décembre 2024
Jurisprudence CJUE — 62023CJ0388
12 décembre 2024