Droit européen — EUR-Lex
23 166textes du droit de l'Union européenne — Relations extérieures.
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Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 6 - L'APPROVISIONNEMENT#Section 2 - Minerais, matières brutes et matières fissiles spéciales en provenance de la Communauté#Article 61
L'article 61 du traité Euratom impose aux producteurs de minerais, matières brutes et matières fissiles spéciales situés dans la Communauté de proposer ces matières à l'Agence d'approvisionnement avant toute utilisation, transfert ou exportation. Ce texte établit un droit d'option prioritaire de l'Agence sur ces ressources, garantissant ainsi un approvisionnement équitable et sécurisé pour tous les utilisateurs de l'Union.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 6 - L'APPROVISIONNEMENT#Section 3 - Minerais, matières brutes et matières fissiles spéciales ne provenant pas de la Communauté#Article 64
L'article 64 du traité Euratom établit le principe de l'égalité d'accès aux ressources nucléaires (minerais, matières brutes et matières fissiles spéciales) en provenance de l'extérieur de la Communauté. Il dispose que ces ressources sont soumises aux mêmes règles que celles provenant de l'intérieur, garantissant ainsi une politique d'approvisionnement non discriminatoire. Pour le praticien français, cela signifie que l'Agence d'approvisionnement d'Euratom exerce un droit d'option sur ces matières, assurant leur gestion centralisée et leur répartition équitable entre tous les utilisateurs de l'UE.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 7 - LE CONTRÔLE DE SÉCURITÉ#Article 77
L'article 77 du traité Euratom impose à la Commission européenne une mission de contrôle de sécurité visant à vérifier que les matières nucléaires civiles ne sont pas détournées de leurs usages déclarés et que les obligations spécifiques en matière d'approvisionnement sont respectées. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique du système de surveillance communautaire, garantissant que les utilisateurs d'uranium, plutonium ou thorium se conforment aux règles de déclaration et d'inspection. Il établit ainsi une obligation de transparence et de conformité pour tout exploitant nucléaire français, sous le contrôle direct de la Commission.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 7 - LE CONTRÔLE DE SÉCURITÉ#Article 79
L'article 79 du traité Euratom (version consolidée) impose aux États membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter l'exercice permanent du contrôle de sécurité par la Commission. Il prévoit notamment l'obligation de mettre en place un système de déclaration des minerais, matières brutes et fissiles spéciales, permettant à la Commission de vérifier leur utilisation conforme aux finalités déclarées par les utilisateurs.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 7 - LE CONTRÔLE DE SÉCURITÉ#Article 80
L'article 80 du traité Euratom impose aux opérateurs nucléaires de déclarer à la Commission européenne les données fondamentales relatives aux minerais, matières brutes et fissiles spéciales qu'ils détiennent. Ce mécanisme de contrôle de sécurité permet à la Commission de vérifier que ces substances ne sont pas détournées de leur usage déclaré, garantissant ainsi le respect des obligations de non-prolifération au sein de l'Union.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE II - Dispositions favorisant le progrès dans le domaine de l'énergie nucléaire#CHAPITRE 8 - LE RÉGIME DE PROPRIÉTÉ#Article 86
L'article 86 du traité Euratom établit que les matières fissiles spéciales produites ou importées sur le territoire des États membres par un État membre, une personne ou une entreprise relèvent de la propriété de la Communauté. Cette disposition confère à la Communauté un droit de propriété exclusif sur ces substances, garantissant ainsi un contrôle centralisé et une gestion uniforme de leur utilisation, conformément aux objectifs du traité. Pour un professionnel du droit français, cela implique que toute transaction ou utilisation de ces matières est soumise à un régime de propriété communautaire dérogeant au droit national de propriété.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE V - Dispositions générales#Article 196
L'article 196 du traité Euratom (version consolidée 2012) établit les règles relatives à la protection sanitaire des travailleurs et du public contre les dangers des rayonnements ionisants. Il impose aux États membres de fixer des normes de sécurité de base et de veiller à leur application, notamment en matière de surveillance médicale et de contrôle des sources de radioactivité. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue le fondement juridique des obligations nationales en radioprotection, transposées notamment dans le code de la santé publique et le code du travail.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE V - Dispositions générales#Article 199
L'article 199 du traité Euratom (version consolidée) définit les conditions de sa propre révision, en précisant que tout État membre ou la Commission peut soumettre au Conseil des propositions de modification. Il établit également la procédure de convocation d'une conférence intergouvernementale par le président du Conseil, après consultation du Parlement européen et, le cas échéant, de la Commission, pour adopter les amendements. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue la clause de révision du traité, encadrant strictement la procédure de modification de ses dispositions.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE V - Dispositions générales#Article 200
L'article 200 du traité Euratom (version consolidée) prévoit que la Communauté peut conclure des accords de coopération avec des États tiers ou des organisations internationales, dans le cadre de ses compétences. Pour un professionnel du droit français, cet article constitue la base juridique permettant à l'Euratom de nouer des relations conventionnelles externes, notamment dans les domaines nucléaires, sous réserve des procédures prévues par le traité.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique#TITRE V - Dispositions générales#Article 202
L'article 202 du traité Euratom (version consolidée) habilite la Commission à fixer, par voie de règlements ou de directives, les normes de sécurité de base relatives à la protection sanitaire de la population et des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants. Il impose également aux États membres de transposer ces normes dans leur droit national et de prendre les mesures nécessaires en matière d'enseignement, de formation et de contrôle médical. Pour le praticien français, cet article constitue le fondement juridique direct des obligations de radioprotection, notamment celles codifiées dans le code de la santé publique.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#PROTOCOLES#Protocole (n° 4) sur les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne
Ce protocole fixe les statuts du Système européen de banques centrales (SEBC) et de la Banque centrale européenne (BCE), définissant leur organisation, leurs missions et leurs règles de fonctionnement. Il précise notamment les objectifs de stabilité des prix, l'indépendance de la BCE, les modalités de la politique monétaire unique et les dispositions relatives aux sanctions. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le cadre juridique de référence pour toute question relative à la gouvernance monétaire de la zone euro et aux relations entre la Banque de France et la BCE.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#PROTOCOLES#Protocole (n° 15) sur certaines dispositions relatives au Royaume-Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord
Ce protocole, annexé au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, accorde au Royaume-Uni une dérogation permanente concernant l'adoption de l'euro, tout en lui permettant de rejoindre la zone euro s'il le souhaite. Il précise également que les dispositions relatives à la politique monétaire et à la Banque centrale européenne ne s'appliquent pas au Royaume-Uni, sauf décision contraire de sa part. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue une clause d'opting-out historique, désormais obsolète suite au Brexit, mais ayant structuré les relations monétaires entre l'UE et le Royaume-Uni.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#PREMIÈRE PARTIE - LES PRINCIPES#TITRE I - CATÉGORIES ET DOMAINES DE COMPÉTENCES DE L'UNION#Article 2
L'article 2 du TFUE établit la classification des compétences de l'Union européenne, distinguant les compétences exclusives, partagées et d'appui. Il précise que dans les domaines de compétence exclusive, seuls les États membres peuvent légiférer si l'Union les y autorise, tandis que dans les compétences partagées, les États exercent leur compétence tant que l'Union n'a pas agi. Ce texte constitue le fondement de la répartition des pouvoirs entre l'Union et ses États membres.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#DEUXIÈME PARTIE - NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ DE L'UNION#Article 18#(ex-article 12 TCE)
L'article 18 TFUE interdit toute discrimination exercée en raison de la nationalité dans le champ d'application des traités. Il constitue une disposition fondamentale et transversale, applicable à toutes les situations relevant du droit de l'Union, et sert de fondement juridique pour garantir l'égalité de traitement entre les citoyens européens. Pour un praticien français, cet article est un outil essentiel pour contester toute mesure nationale qui traiterait différemment un ressortissant d'un autre État membre par rapport à un ressortissant français.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#DEUXIÈME PARTIE - NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ DE L'UNION#Article 19#(ex-article 13 TCE)
L'article 19 TFUE constitue la base juridique permettant au Conseil de l'Union européenne, statuant à l'unanimité, de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre toute discrimination fondée sur le sexe, la race, l'origine ethnique, la religion, le handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. Il habilite également le Parlement européen et le Conseil à adopter, selon la procédure législative ordinaire, des principes de base pour les actions de l'Union visant à soutenir les États membres dans la réalisation de cet objectif. Ce texte est donc le fondement des directives européennes anti-discrimination, comme les directives "Race" (2000/43/CE) et "Emploi" (2000/78/CE).
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#DEUXIÈME PARTIE - NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ DE L'UNION#Article 23#(ex-article 20 TCE)
L'article 23 TFUE (ex-article 20 TCE) consacre le droit pour tout citoyen de l'Union de bénéficier, sur le territoire d'un pays tiers où l'État membre dont il est ressortissant n'est pas représenté, de la protection diplomatique et consulaire de tout autre État membre, dans les mêmes conditions que les nationaux de ce dernier. Cette disposition garantit une protection minimale et uniforme aux citoyens européens en dehors de l'Union, renforçant ainsi la citoyenneté européenne.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#DEUXIÈME PARTIE - NON-DISCRIMINATION ET CITOYENNETÉ DE L'UNION#Article 24#(ex-article 21 TCE)
L'article 24 TFUE établit le droit pour tout citoyen de l'Union de s'adresser par écrit au Parlement européen, au Médiateur européen ou à toute institution ou organe de l'UE dans l'une des langues officielles et de recevoir une réponse dans cette même langue. Il garantit également le droit de pétition devant le Parlement européen. Pour un professionnel du droit français, cet article consacre un droit linguistique et procédural fondamental pour les justiciables dans leurs relations avec les institutions européennes.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE I - LE MARCHÉ INTÉRIEUR#Article 26#(ex-article 14 TCE)
Cet article 26 TFUE définit le marché intérieur comme un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée. Il fixe les bases juridiques pour l'adoption des mesures nécessaires à son établissement et à son fonctionnement, confiant au Parlement européen et au Conseil le soin de légiférer. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue le fondement de l'harmonisation législative européenne et un outil essentiel pour contester toute entrave nationale aux libertés de circulation.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE II - LA LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES#Article 29#(ex-article 24 TCE)
L'article 29 TFUE (ex-article 24 TCE) assimile les produits originaires de pays tiers, qui sont en libre pratique dans un État membre, aux produits originaires des États membres. Cela signifie qu'une fois qu'ils ont rempli les formalités d'importation et acquitté les droits de douane, ces produits circulent librement dans toute l'Union sans nouvelles restrictions, garantissant l'unité du marché intérieur.
26 octobre 2012
Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE II - LA LIBRE CIRCULATION DES MARCHANDISES#Chapitre 3 - L'interdiction des restrictions quantitatives entre les États membres#Article 34#(ex-article 28 TCE)
L'article 34 TFUE interdit, entre États membres, les restrictions quantitatives à l'importation ainsi que toutes mesures d'effet équivalent. Il constitue le fondement de la libre circulation des marchandises dans l'Union européenne, en prohibant toute réglementation nationale susceptible d'entraver, directement ou indirectement, les échanges intracommunautaires. Pour le praticien français, cet article est la clé pour contester des normes techniques ou des procédures nationales qui, sans être discriminatoires, créent un obstacle au commerce.
26 octobre 2012