Droit européen — EUR-Lex

46 726textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.

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Jurisprudence CJUE62024CJ0379_SUM

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 22 janvier 2026.#Agrupació de Neteja Sanitària, AIE et Educat Serveis Auxiliars SCCL contre Tribunal Económico-Administrativo Regional de Cataluña (TEARC).#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestations de services effectuées par des groupements autonomes de personnes exerçant une activité exonérée – Services directement nécessaires à l’exercice de l’activité exonérée – Risque de distorsion de concurrence – Services de nettoyage dans les secteurs des soins de santé et de l’éducation – Réglementation nationale exigeant que les services soient directement et exclusivement liés à l’activité exonérée et nécessaires à l’exercice de celle-ci.#Affaires jointes C-379/24 et C-380/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 132, paragraphe 1, sous f), de la directive TVA, relatif à l'exonération des prestations de services fournies par des groupements autonomes de personnes (GAP) à leurs membres exerçant une activité exonérée. Elle précise que cette exonération ne peut être refusée au seul motif que les services (en l'espèce, de nettoyage dans les secteurs de la santé et de l'éducation) ne sont pas directement et exclusivement liés à l'activité exonérée, dès lors qu'ils sont directement nécessaires à son exercice et qu'aucun risque de distorsion de concurrence n'est établi. Cette décision limite la marge d'appréciation des États membres pour imposer des conditions supplémentaires restrictives.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0144_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 22 janvier 2026.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Liberté d’établissement – Réglementation nationale établissant, pour certains matériaux de base destinés à la construction, des prix de référence inférieurs aux prix du marché – Obligation de paiement d’une “redevance minière supplémentaire” correspondant à 90 % de la différence entre le prix de référence et le prix de vente – Mesure affectant majoritairement des entreprises détenues par des sociétés établies dans d’autres États membres – Absence de justification – Procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information – Directive (UE) 2015/1535 – Article 1er, paragraphe 1, sous d) – Notion d’“autre exigence”.#Affaire C-144/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Hongrie pour manquement à ses obligations au titre de la liberté d'établissement. La législation hongroise imposait, pour certains matériaux de construction, des prix de référence inférieurs aux prix du marché, assortis d'une "redevance minière supplémentaire" de 90 % sur la différence, ce qui affectait principalement des entreprises détenues par des sociétés d'autres États membres. La Cour a jugé cette mesure discriminatoire et non justifiée, et a également considéré qu'elle constituait une "autre exigence" au sens de la directive (UE) 2015/1535, qui aurait dû être notifiée à la Commission.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62023CA0206

Affaire C-206/23: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026 – Commission européenne / République de Bulgarie [Manquement d’État – Article 258 TFUE – Environnement – Directive (UE) 2018/2001 – Énergie produite à partir de sources renouvelables – Absence de transposition et de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Sanctions pécuniaires – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire et d’une astreinte]

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Bulgarie pour manquement à ses obligations, en raison de l'absence de transposition et de communication des mesures de transposition de la directive (UE) 2018/2001 relative à la promotion de l'énergie produite à partir de sources renouvelables. En application de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour impose à la Bulgarie des sanctions pécuniaires, comprenant une somme forfaitaire et une astreinte, pour ce défaut de transposition. Cet arrêt rappelle aux États membres l'obligation impérative de transposer dans les délais les directives européennes, sous peine de sanctions financières automatiques.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62023CJ0423

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026.#Secab Soc. coop. contre Autorità di Regolazione per Energia Reti e Ambiente (ARERA) et Gestore dei servizi energetici (GSE) SpA.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale amministrativo regionale per la Lombardia.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Directive (UE) 2019/944 – Article 5 – Prix de fourniture basés sur le marché – Directive (UE) 2018/2001 – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Articles 6 et 7 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Article 8 – Mesures nationales limitant davantage les recettes issues du marché – Conditions – Réglementation nationale ne garantissant pas aux producteurs de conserver 10 % des recettes allant au-delà du plafond – Préservation des investissements dans le secteur des énergies renouvelables – Absence de plafond pour les recettes provenant de la vente d’électricité produite à partir de houille – Absence de réglementation différenciée en fonction des différentes sources d’énergie.#Affaire C-423/23.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les directives 2019/944 et 2018/2001 ainsi que le règlement d'urgence 2022/1854 relatifs au marché de l'électricité et aux énergies renouvelables. Elle précise qu'une réglementation nationale qui plafonne les recettes des producteurs d'électricité renouvelable sans leur garantir la conservation de 10 % des recettes excédant le plafond, et qui n'applique pas de plafond comparable aux producteurs utilisant la houille, est contraire au droit de l'UE. Cette décision encadre strictement les marges de manœuvre des États membres pour limiter les recettes des producteurs d'énergie en période de crise.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CA0018

Affaire C-18/24, NOVIS: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Nejvyšší správní soud – République tchèque) – NOVIS Insurance Company, NOVIS Versicherungsgesellschaft, NOVIS Compagnia di Assicurazioni, NOVIS Poisťovňa a.s. / Česká národní banka [Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement et libre prestation des services – Marché unique de l’assurance – Directive 2009/138/CE – Principe du contrôle par l’État membre d’origine – Article 155 – Compétences des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil – Coopération avec les autorités de l’État membre d’origine – Entreprise d’assurance ne se conformant pas aux dispositions légales applicables dans l’État membre d’accueil – Dispositions concernées – Règlement (UE) no 1286/2014 – Produits d’investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance – Directive (UE) 2016/97 – Distribution d’assurances – Pouvoirs des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil de sanctionner l’entreprise concernée – Portée]

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel tchèque, l'étendue des pouvoirs de contrôle et de sanction des autorités de l'État membre d'accueil à l'égard d'une entreprise d'assurance opérant sous le régime du passeport unique. Elle juge que ces autorités peuvent adopter des mesures coercitives ou infliger des sanctions lorsque l'entreprise ne respecte pas les dispositions nationales transposant des directives comme le règlement PRIIPs (n° 1286/2014) ou la directive sur la distribution d'assurances (2016/97), et ce même si le contrôle prudentiel relève en principe de l'État membre d'origine. Cette décision clarifie l'articulation entre le principe du contrôle par l'État d'origine et les compétences résiduelles de l'État d'accueil pour assurer le respect des règles de conduite et de protection des consommateurs.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0018

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026.#NOVIS Insurance Company, NOVIS Versicherungsgesellschaft, NOVIS Compagnia di Assicurazioni, NOVIS Poisťovňa a.s. contre Česká národní banka.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Nejvyšší správní soud.#Renvoi préjudiciel – Liberté d’établissement et libre prestation des services – Marché unique de l’assurance – Directive 2009/138/CE – Principe du contrôle par l’État membre d’origine – Article 155 – Compétences des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil – Coopération avec les autorités de l’État membre d’origine – Entreprise d’assurance ne se conformant pas aux dispositions légales applicables dans l’État membre d’accueil – Dispositions concernées – Règlement (UE) no 1286/2014 – Produits d’investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance – Directive (UE) 2016/97 – Distribution d’assurances – Pouvoirs des autorités de contrôle de l’État membre d’accueil de sanctionner l’entreprise concernée – Portée.#Affaire C-18/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'étendue des pouvoirs de l'autorité de contrôle de l'État membre d'accueil (en l'espèce, la Česká národní banka) à l'égard d'une entreprise d'assurance agissant sous le régime du passeport unique. Elle juge que cette autorité peut sanctionner directement une telle entreprise pour non-respect des dispositions légales de l'État d'accueil, notamment en matière de distribution d'assurances et de produits d'investissement packagés, sans devoir se limiter à une simple coopération avec l'autorité de l'État d'origine. L'arrêt clarifie ainsi la portée de l'article 155 de la directive Solvabilité II, en confirmant que les compétences de l'État d'accueil ne se réduisent pas à des mesures conservatoires.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CJ0144

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0144

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0633

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0633

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0453

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0453

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0554

Arrêt de la Cour (première chambre) du 22 janvier 2026.#République de Pologne contre Commission européenne.#Pourvoi – Articles 259, 260 et 279 TFUE – Exécution par un État membre d’une ordonnance de la vice-présidente de la Cour imposant des mesures provisoires – Condamnation à payer une astreinte journalière jusqu’à l’exécution de l’ordonnance – Omission de prendre les mesures nécessaires pour se conformer à l’ordonnance et de payer l’astreinte – Radiation de l’affaire au fond – Recouvrement par compensation des créances découlant du non-paiement de l’astreinte – Recours en annulation.#Affaire C-554/24 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rejette le pourvoi de la Pologne contre la décision de la Commission de recouvrer par compensation les astreintes dues pour inexécution d'une ordonnance en référé. La Cour confirme que la Commission peut procéder à une compensation unilatérale des créances nées du non-paiement de ces astreintes, même après la radiation de l'affaire au fond, dès lors que l'obligation de payer demeure.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0902

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0902

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62026TN0045

Affaire T-45/26: Recours introduit le 22 janvier 2026 – LS e. a./BCE

L'affaire T-45/26 concerne un recours introduit par LS et d'autres parties contre la Banque centrale européenne (BCE). Les requérants contestent vraisemblablement une décision ou un acte de la BCE, soulevant des questions de droit européen relatives à la politique monétaire ou à la supervision bancaire. La portée de l'affaire pour un professionnel du droit français réside dans l'interprétation des compétences et des limites du pouvoir de la BCE, ainsi que dans les voies de recours ouvertes aux particuliers et aux entités contre ses actes.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62026CN0024

Affaire C-24/26, Casotta: Demande de décision préjudicielle présentée par la Corte di Appello di Roma (Italie) le 22 janvier 2026 – Procédure pénale à charge de CV

Cette affaire préjudicielle concerne l'interprétation des règles de l'Union européenne relatives à la coopération judiciaire en matière pénale. La Cour de justice est interrogée sur les droits procéduraux des suspects et des accusés, notamment dans le cadre d'une procédure de remise entre États membres. La décision clarifiera les obligations des autorités judiciaires nationales pour garantir un procès équitable.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62026TN0046

Affaire T-46/26: Recours introduit le 22 janvier 2026 – QD e. a./BCE

L'affaire T-46/26 concerne un recours introduit par QD et autres contre la Banque centrale européenne (BCE). Les requérants contestent vraisemblablement la légalité d'un acte de la BCE, potentiellement lié à la politique monétaire ou à la supervision bancaire. La portée de cette affaire pour un professionnel du droit français réside dans l'interprétation des compétences de la BCE et des voies de recours disponibles contre ses décisions, ce qui peut influencer les contentieux impliquant des institutions financières ou des particuliers affectés par ces actes.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62026CN0025

Affaire C-25/26 P: Pourvoi formé le 22 janvier 2026 par CEE Bankwatch Network z.s. et ÖKOBÜRO – Allianz der Umweltbewegung contre l’arrêt du Tribunal (neuvième chambre, siégeant avec cinq juges) rendu le 12 novembre 2025 dans l’affaire T-535/23, CEE Bankwatch Network et Ökobüro/Conseil

La Cour de justice est saisie d'un pourvoi contre l'arrêt du Tribunal ayant rejeté le recours de deux ONG environnementales visant l'annulation de l'acte du Conseil autorisant l'ouverture de négociations sur un traité international relatif à l'énergie. Ce pourvoi interroge la Cour sur la recevabilité des recours des associations de protection de l'environnement contre les actes préparatoires du Conseil en matière de relations extérieures de l'Union. L'arrêt à venir précisera les conditions d'accès au prétoire pour les ONG contestant la légalité des mandats de négociation internationaux de l'UE.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0812_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2026.#LIPOR – Associação de Municípios para a Gestão Sustentável de Resíduos do Grande Porto et PreZero Portugal, S.A. contre Semural Waste & Energy, S.A.#Renvoi préjudiciel – Passation des marchés publics de services, de fournitures et de travaux – Directive 2014/24/UE – Attribution des marchés – Article 2, paragraphe 1, point 10 – Notion d’“opérateur économique” – Inclusion d’une filiale détenue à 100 % par la société mère – Article 63 – Recours aux capacités d’autres entités des personnes associées – Article 59, paragraphe 1 – Liberté de la preuve de la mise à disposition des capacités d’autres entités – Règlement d’exécution (UE) 2016/7 – Annexe 1 et annexe 2, partie II, point C – Présentation de plusieurs documents uniques de marché européen (DUME) – Finalité du DUME.#Affaire C-812/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la notion d'"opérateur économique" inclut une filiale détenue à 100 % par sa société mère, même si elle ne dispose pas de ses propres moyens. Elle rappelle que la preuve de la mise à disposition des capacités d'autres entités peut être apportée par tout moyen, sans être limitée au Document unique de marché européen (DUME). Enfin, elle souligne que la présentation de plusieurs DUME par les membres d'un groupement est admise, chaque DUME servant à attester des capacités de l'entité qu'il concerne.

22 janvier 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0877

Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 22 janvier 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Il examine notamment les critères permettant de qualifier un site internet de commerçant comme "dirigeant ses activités" vers l'État membre du consommateur, afin de déterminer le tribunal compétent pour un litige transfrontalier. Cette affaire précise les conditions de protection du consommateur dans le commerce électronique au sein du marché intérieur.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0423

Affaire C-423/23, Secab: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 22 janvier 2026 (demande de décision préjudicielle du Tribunale Amministrativo Regionale per la Lombardia – Italie) – Secab Soc. coop. / Autorità di Regolazione per Energia Reti e Ambiente (ARERA), Gestore dei servizi energetici (GSE) SpA [Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Directive (UE) 2019/944 – Article 5 – Prix de fourniture basés sur le marché – Directive (UE) 2018/2001 – Promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Articles 6 et 7 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Article 8 – Mesures nationales limitant davantage les recettes issues du marché – Conditions – Réglementation nationale ne garantissant pas aux producteurs de conserver 10 % des recettes allant au-delà du plafond – Préservation des investissements dans le secteur des énergies renouvelables – Absence de plafond pour les recettes provenant de la vente d’électricité produite à partir de houille – Absence de réglementation différenciée en fonction des différentes sources d’énergie]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 6, 7 et 8 du règlement d'urgence (UE) 2022/1854, qui permettaient aux États membres de plafonner les recettes de marché des producteurs d'électricité inframarginale (notamment renouvelable). Elle précise que ce règlement impose aux États de garantir que les producteurs conservent au moins 10 % de leurs recettes dépassant le plafond, afin de préserver les incitations aux investissements dans les énergies renouvelables. En outre, la Cour juge que le règlement n'exige pas d'appliquer un plafond identique à toutes les sources d'énergie, mais qu'une réglementation nationale qui exclut totalement la houille du plafonnement sans justification objective peut être incompatible avec l'objectif de protection des investissements verts.

22 janvier 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0206_INF

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 22 janvier 2026.#Commission européenne contre République de Bulgarie.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Environnement – Directive (UE) 2018/2001 – Énergie produite à partir de sources renouvelables – Absence de transposition et de communication des mesures de transposition – Article 260, paragraphe 3, TFUE – Sanctions pécuniaires – Demande de condamnation au paiement d’une somme forfaitaire et d’une astreinte.#Affaire C-206/23.

La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Bulgarie pour manquement à ses obligations de transposition et de communication des mesures nationales d'exécution de la directive 2018/2001 relative à la promotion des énergies renouvelables. En application de l'article 260, paragraphe 3, TFUE, la Cour impose des sanctions pécuniaires, combinant une somme forfaitaire et une astreinte, pour défaut de notification des mesures de transposition dans le délai imparti. Cet arrêt rappelle l'obligation impérative pour les États membres de transposer et notifier les directives dans les délais, sous peine de sanctions financières automatiques.

22 janvier 2026

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Jurisprudence CJUE62024CJ0812

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 22 janvier 2026.#LIPOR – Associação de Municípios para a Gestão Sustentável de Resíduos do Grande Porto et PreZero Portugal, S.A. contre Semural Waste & Energy, S.A.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Supremo Tribunal Administrativo.#Renvoi préjudiciel – Passation des marchés publics de services, de fournitures et de travaux – Directive 2014/24/UE – Attribution des marchés – Article 2, paragraphe 1, point 10 – Notion d’“opérateur économique” – Inclusion d’une filiale détenue à 100 % par la société mère – Article 63 – Recours aux capacités d’autres entités des personnes associées – Article 59, paragraphe 1 – Liberté de la preuve de la mise à disposition des capacités d’autres entités – Règlement d’exécution (UE) 2016/7 – Annexe 1 et annexe 2, partie II, point C – Présentation de plusieurs documents uniques de marché européen (DUME) – Finalité du DUME.#Affaire C-812/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une filiale détenue à 100 % par sa société mère est un "opérateur économique" au sens de la directive 2014/24/UE et peut donc soumissionner à un marché public. Elle juge que le pouvoir adjudicateur ne peut exiger la production d'un document unique de marché européen (DUME) séparé pour chaque entité dont les capacités sont mises à disposition, dès lors que le soumissionnaire démontre par d'autres moyens qu'il dispose effectivement de ces capacités.

22 janvier 2026

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