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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

429 063textes du droit de l'Union européenne.

429 063

Total documents

429 063

Avec texte intégral

271 338

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 733

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 382

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 333

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 683

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence CJUE62024CJ0312_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#CL contre Prokuratura na Republika Bulgaria.#Renvoi préjudiciel – Protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel en matière pénale – Règlement (UE) 2016/679 – Directive (UE) 2016/680 – Champs d’application – Traitement des données collectées lors d’une enquête dirigée contre un policier en tant que personne soupçonnée d’une infraction pénale – Enregistrement des données relatives à cette enquête dans le dossier personnel du policier – Licéité du traitement – Article 6, paragraphe 1, premier alinéa, sous c), et article 6, paragraphe 3, de ce règlement – Traitement nécessaire au respect d’une obligation légale – Base juridique du traitement – Article 17 dudit règlement – Droit à l’effacement.#Affaire C-312/24.

Cet arrêt de la CJUE précise que le traitement de données à caractère personnel collectées lors d'une enquête pénale dirigée contre un policier, et leur intégration dans son dossier professionnel, relève du champ d'application du RGPD (règlement 2016/679) et non de la directive 2016/680. La Cour juge qu'un tel traitement peut être licite s'il est nécessaire au respect d'une obligation légale, à condition que la base juridique nationale soit claire et prévisible, et elle encadre l'exercice du droit à l'effacement dans ce contexte spécifique.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0560

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#R.S. contre Minister for Justice.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 3, paragraphe 1 – Bénéficiaires – Membres de la famille d’un citoyen de l’Union – Droit de séjour dérivé d’un ressortissant de pays tiers – Naturalisation ultérieure de ce ressortissant – Article 35 – Fraude ou abus de droit – Mariage de complaisance – Champ d’application temporel – Pouvoir d’enquête des autorités nationales compétentes sur l’existence d’un mariage de complaisance.#Affaire C-560/24.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 926

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 006

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de séjour dérivé d'un ressortissant de pays tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, n'est pas remis en cause par sa naturalisation ultérieure dans l'État membre d'accueil. Elle encadre le pouvoir des autorités nationales d'enquêter sur un mariage de complaisance, en imposant un contrôle juridictionnel effectif et en limitant les effets rétroactifs d'une telle constatation. L'arrêt rappelle que la fraude ou l'abus de droit (article 35 de la directive 2004/38) doit être établie au cas par cas, sans présomption automatique.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0837

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0837

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0629_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#MH et Costa Crociere SpA contre Costa Crociere SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Transport – Règlement (CE) no 392/2009 – Responsabilité des transporteurs de passagers par mer en cas d’accident – Article 2 – Champ d’application – Article 3 – Responsabilité et assurance – Article 7 – Information des passagers – Convention d’Athènes relative au transport par mer de passagers et de leurs bagages – Article 3 – Responsabilité du transporteur en cas de mort ou de lésions corporelles d’un passager – Articles 6 et 7 – Limites de responsabilité – Directive 90/314/CEE – Voyages, vacances et circuits à forfait – Article 5 – Responsabilité de l’organisateur de voyages concernant la bonne exécution du forfait – Croisière – Dommage corporel subi par un voyageur à bord du navire – Limites au dédommagement conformément aux conventions internationales.#Affaire C-629/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le règlement (CE) n° 392/2009, qui transpose la Convention d'Athènes, s'applique à la responsabilité du transporteur maritime pour les dommages corporels subis par un passager lors d'une croisière, et que les limites d'indemnisation prévues par cette convention sont opposables au passager. Elle juge que ces limites s'imposent également à l'organisateur de voyages à forfait, lorsque le dommage résulte de l'exécution du transport maritime, et ce nonobstant les dispositions de la directive 90/314/CEE sur les voyages à forfait.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0791

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juin 2026.#TERVE Production, spol. s r.o. contre Intesa Sanpaolo Holding International S.A.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 7, points 1 et 2 – Compétences spéciales – Matière contractuelle – Défaut d’acceptation par l’actionnaire majoritaire d’une société du projet de contrat d’achat des actions détenues par l’actionnaire minoritaire de cette société – Demande de cet actionnaire minoritaire tendant à suppléer, par une décision de justice, le défaut d’acceptation par cet actionnaire majoritaire – Article 24, point 2 – Compétence exclusive – Demande préliminaire dudit actionnaire minoritaire tendant à contester la validité de la résolution d’une assemblée générale de la même société ayant approuvé le transfert des actions restantes de celle-ci audit actionnaire majoritaire.#Affaire C-791/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) dans le cadre d'un litige entre un actionnaire minoritaire et un actionnaire majoritaire. Elle précise que l'action visant à suppléer par voie judiciaire le défaut d'acceptation d'un projet de contrat d'achat d'actions relève de la matière contractuelle (article 7, point 1), et non de la matière délictuelle (article 7, point 2). En revanche, une demande préliminaire contestant la validité d'une résolution d'assemblée générale ayant approuvé le transfert d'actions relève de la compétence exclusive des juridictions du siège social (article 24, point 2).

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0621

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#Landkreis Schweinfurt contre FB.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Contrôles aux frontières, asile et immigration – Politique d’asile – Directive 2013/33/UE – Normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale – Article 2, sous g) – Conditions matérielles d’accueil – Article 17, paragraphe 2 – Exigence relative à la garantie d’un niveau de vie adéquat – Demandeur de protection internationale visé par une décision de transfert – Octroi des conditions matérielles d’accueil ne comprenant pas de prestations en nature couvrant l’habillement, les biens d’usage courant et de consommation du ménage ni le versement d’une allocation financière destinée à la couverture des besoins personnels essentiels – Article 20, paragraphe 1, sous c) – Limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil en raison de l’introduction d’une demande ultérieure – Directive 2013/32/UE – Article 2, sous q) – Notion de “demande ultérieure” – Applicabilité – Règlement (UE) n° 604/2013 – Procédure de détermination de l’État membre responsable.#Affaire C-621/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les États membres ne peuvent pas limiter ou retirer les conditions matérielles d’accueil (hébergement, nourriture, habillement, allocation financière) à un demandeur de protection internationale faisant l’objet d’une décision de transfert vers un autre État membre, au seul motif que sa demande serait considérée comme une « demande ultérieure » au sens de la directive 2013/32/UE. Une telle restriction n’est possible que si le demandeur a déjà bénéficié de ces conditions dans l’État membre responsable de l’examen de sa demande, et non en raison de la procédure de transfert elle-même. Cet arrêt précise ainsi l’articulation entre le règlement Dublin III et les directives « accueil » et « procédures », en garantissant un niveau de vie adéquat aux demandeurs pendant toute la durée de la procédure de détermination de l’État responsable.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0907

Jurisprudence CJUE — 62024CJ0907

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0629

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#MH et Costa Crociere SpA contre Costa Crociere SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Transport – Règlement (CE) no 392/2009 – Responsabilité des transporteurs de passagers par mer en cas d’accident – Article 2 – Champ d’application – Article 3 – Responsabilité et assurance – Article 7 – Information des passagers – Convention d’Athènes relative au transport par mer de passagers et de leurs bagages – Article 3 – Responsabilité du transporteur en cas de mort ou de lésions corporelles d’un passager – Articles 6 et 7 – Limites de responsabilité – Directive 90/314/CEE – Voyages, vacances et circuits à forfait – Article 5 – Responsabilité de l’organisateur de voyages concernant la bonne exécution du forfait – Croisière – Dommage corporel subi par un voyageur à bord du navire – Limites au dédommagement conformément aux conventions internationales.#Affaire C-629/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application du règlement (CE) n° 392/2009, qui transpose la Convention d'Athènes, en matière de responsabilité des transporteurs maritimes pour les dommages corporels subis par les passagers lors d'une croisière. La Cour examine l'articulation entre ce régime spécifique de responsabilité, avec ses plafonds d'indemnisation, et la directive sur les voyages à forfait (90/314/CEE), qui impose une responsabilité solidaire de l'organisateur. En substance, l'arrêt confirme que les limites d'indemnisation prévues par la Convention d'Athènes s'appliquent au transporteur maritime, même lorsque le dommage survient dans le cadre d'un voyage à forfait, sans préjudice des obligations de l'organisateur.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0560_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#R.S. contre Minister for Justice.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Directive 2004/38/CE – Article 3, paragraphe 1 – Bénéficiaires – Membres de la famille d’un citoyen de l’Union – Droit de séjour dérivé d’un ressortissant de pays tiers – Naturalisation ultérieure de ce ressortissant – Article 35 – Fraude ou abus de droit – Mariage de complaisance – Champ d’application temporel – Pouvoir d’enquête des autorités nationales compétentes sur l’existence d’un mariage de complaisance.#Affaire C-560/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de séjour dérivé d'un ressortissant de pays tiers, membre de la famille d'un citoyen de l'Union, peut être remis en cause après sa naturalisation s'il est établi que le mariage à l'origine de ce droit était un mariage de complaisance. Les autorités nationales conservent le pouvoir d'enquêter sur cette fraude, même après l'acquisition de la citoyenneté de l'Union par le ressortissant concerné, et ce, sans limite temporelle absolue. L'arrêt interprète l'article 35 de la directive 2004/38/CE pour lutter contre les abus de droit.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0010

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juin 2026.#Dürr Dental SE contre Cattani Deutschland Helmes GmbH & Co. KG.#Renvoi préjudiciel – Dispositifs médicaux – Règlement (UE) 2017/745 – Marquage CE d’un dispositif médical relevant de la classe de risque IIa – Compresseurs d’air sec sans huile destinés à la production d’air comprimé pour le traitement dentaire – Mise à disposition sur le marché – Obligations du distributeur – Vérification de la qualification de “dispositif médical” lorsque le fabricant a muni le dispositif concerné d’un marquage CE en tant que “machine”.#Affaire C-10/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les obligations d'un distributeur de dispositifs médicaux, notamment la vérification de la qualification d'un produit en tant que "dispositif médical" au sens du règlement (UE) 2017/745, même lorsque le fabricant l'a muni d'un marquage CE en tant que "machine". L'arrêt clarifie que le distributeur ne peut se fier uniquement au marquage apposé par le fabricant et doit exercer une vigilance active pour s'assurer de la conformité du produit à la réglementation applicable. Cette décision a une portée pratique importante pour les distributeurs français, qui doivent désormais évaluer la finalité médicale d'un produit au-delà de son marquage initial.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0147

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 4 juin 2026.#V contre Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid.#Renvoi préjudiciel – Article 20 TFUE – Citoyenneté de l’Union – Directive 2008/115/CE – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Article 5, sous a) et b) – Obligation de tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la vie familiale – Article 6, paragraphe 2 – Décision de l’autorité compétente de l’État membre d’accueil refusant l’octroi d’un droit de séjour dérivé sur son territoire au ressortissant d’un pays tiers, parent d’un enfant mineur, citoyen de l’Union, et lui ordonnant de se rendre immédiatement dans un autre État membre – Interférence dans l’exercice du droit d’un citoyen de l’Union de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Enfant n’ayant jamais séjourné dans un État membre autre que celui dont il est ressortissant – Droit de séjour dérivé du parent ressortissant d’un pays tiers dans l’État membre dont l’enfant possède la nationalité et dans lequel celui-ci réside – Droit de séjour de ce parent dans un autre État membre – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale – Article 24, paragraphes 2 et 3, de la charte des droits fondamentaux – Intérêt supérieur de l’enfant.#Affaire C-147/24.

La Cour de justice de l'Union européenne (grande chambre) précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel néerlandais, les conditions dans lesquelles un ressortissant de pays tiers, parent d'un enfant mineur citoyen de l'Union n'ayant jamais quitté l'État membre dont il possède la nationalité, peut se voir refuser un droit de séjour dérivé dans cet État et faire l'objet d'une mesure de retour l'enjoignant à se rendre dans un autre État membre. Elle juge qu'une telle décision, prise sur le fondement de la directive 2008/115, constitue une ingérence dans le droit de libre circulation du citoyen de l'Union et doit être examinée à l'aune de l'article 7 et de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux, en particulier l'intérêt supérieur de l'enfant et le droit à la vie familiale.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0440_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#PM e.a. contre Minister van Asiel en Migratie.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46 – Droit à un recours effectif – Examen complet et ex nunc – Étendue des pouvoirs de la juridiction de première instance – Examen par la juridiction de première instance des faits – Examen par la juridiction de première instance des besoins de protection internationale – Statut de réfugié ou statut conféré par la protection subsidiaire – Directive 2011/95/UE – Conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers pour bénéficier du statut de réfugié – Article 2, sous d) – “Crainte avec raison d’être persécuté” – Appréciation.#Affaire C-440/25.

Cet arrêt de la CJUE précise l'étendue du contrôle juridictionnel en matière d'asile. Il confirme que le juge de première instance doit procéder à un examen complet et ex nunc, tant des faits que des besoins de protection internationale, sans se limiter à un simple contrôle de légalité de la décision administrative. Il clarifie également l'appréciation de la "crainte fondée de persécution" au sens de la directive 2011/95/UE.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0396

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 4 juin 2026.#Alexandra Molitorisová contre Commission européenne.#Pourvoi – Accès aux documents – Règlement (CE) no 1049/2001 – Article 7 – Demande d’accès à des documents relatifs aux additifs et enzymes alimentaires – Refus partiel d’examen en raison du très grand nombre de documents demandés – Demande confirmative prématurée – Absence d’acte attaquable – Recours en annulation.#Affaire C-396/25 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par Alexandra Molitorisová contre la Commission européenne, confirmant que le refus partiel d'examiner une demande d'accès à des documents relatifs aux additifs et enzymes alimentaires, en raison du très grand nombre de documents sollicités, ne constitue pas un acte attaquable. En effet, la demande confirmative ayant été introduite prématurément, avant que la Commission n'ait statué sur la demande initiale, le recours en annulation était irrecevable. Cet arrêt rappelle la rigueur procédurale applicable aux demandes d'accès aux documents de l'Union, notamment l'obligation de respecter les étapes prévues à l'article 7 du règlement (CE) n° 1049/2001.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0389

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 4 juin 2026.#Ausnit, Olariu și Asociații SRL contre Commission européenne.#Pourvoi – Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) – Convention de subvention – Projet “Setup and ITS connectivity of safe and secure truck parking areas in Romania along the TEN-T Core Network Corridors” – Procédure de passation des marchés liés à la mise en œuvre de ce projet – Décision formant titre exécutoire – Article 299 TFUE – Coûts éligibles – Non-respect du principe de bonne gestion financière dans l’attribution de marchés à des tiers – Principe de proportionnalité – Principe de protection de la confiance légitime.#Affaire C-389/25 P.

La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi formé par la société Ausnit, Olariu și Asociații SRL contre la Commission européenne, confirmant la validité d'une décision formant titre exécutoire. Cette décision ordonnait le remboursement de subventions octroyées dans le cadre du mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE), en raison du non-respect du principe de bonne gestion financière dans l'attribution de marchés à des tiers. L'arrêt précise que la Commission peut exiger la restitution des fonds sans violer le principe de proportionnalité ou de protection de la confiance légitime, même en l'absence de fraude établie.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0326

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 4 juin 2026.#CY contre VPD Nachalnik na 03 Rayonno upravlenie na Stolichna direktsia na vatreshnite raboti.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération policière – Système d’information Schengen – Décision 2007/533/JAI – Règlement (UE) 2018/1862 – Signalement concernant un véhicule à moteur aux fins d’une saisie ou à titre de preuve dans une procédure pénale – Ordre de remettre un véhicule signalé dans le système d’information Schengen – Réglementation nationale excluant l’intervention de la personne qui était en possession de l’objet signalé dans la procédure administrative et judiciaire de remise de l’objet à destination de l’État membre signalant.#Affaire C-326/25.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète les règles du système d'information Schengen (SIS) relatives aux signalements de véhicules. Il précise qu'une réglementation nationale qui exclut la personne en possession du véhicule signalé de la procédure administrative et judiciaire de remise de l'objet à l'État membre auteur du signalement est contraire au droit de l'Union. En conséquence, cette personne doit pouvoir contester l'ordre de remise et participer à la procédure pour faire valoir ses droits.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0198

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 4 juin 2026.#S contre Minister van Asiel en Migratie.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politique d’asile – Procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale – Directive 2013/32/UE – Article 46 – Droit à un recours effectif – Examen complet et ex nunc – Étendue des pouvoirs de la juridiction de première instance – Examen par la juridiction de première instance des faits – Examen par la juridiction de première instance des besoins de protection internationale.#Affaire C-198/25.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise l'étendue des pouvoirs de la juridiction de première instance dans le cadre du recours effectif prévu à l'article 46 de la directive 2013/32/UE. Il consacre l'obligation pour le juge national de procéder à un examen complet et ex nunc, incluant tant les faits que les besoins de protection internationale, sans pouvoir se limiter à un simple contrôle de légalité de la décision administrative. Cette décision renforce les garanties procédurales du demandeur d'asile en imposant un réexamen judiciaire autonome et actualisé de sa situation.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0841

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 4 juin 2026.#Commission européenne contre République hellénique.#Manquement d’État – Environnement – Directive 91/271/CEE – Traitement des eaux urbaines résiduaires – Article 3 – Systèmes de collecte – Systèmes individuels ou autres systèmes appropriés – Article 4 – Traitement secondaire ou équivalent – Article 5 – Zones sensibles – Article 7 – Eaux côtières – Article 10 – Stations d’épuration.#Affaire C-841/24.

La Cour de justice de l’UE condamne la Grèce pour manquement à ses obligations en matière de traitement des eaux urbaines résiduaires, notamment pour défaut de mise en place de systèmes de collecte et de traitement secondaire conformes aux articles 3 et 4 de la directive 91/271/CEE. L’arrêt rappelle l’obligation des États membres de garantir un traitement approprié des eaux avant rejet dans les zones sensibles et les eaux côtières, sous peine de violation du droit de l’Union.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0837_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 juin 2026.#NOVA IBEROMOLDES - SGPS, S.A. contre Autoridade Tributária e Aduaneira.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux – Directive 2008/7/CE – Article 5, paragraphe 1, sous a) et e) – Apports de capital – Opérations de restructuration – Article 6, paragraphe 1, sous a) à c) – Taxes sur la transmission des valeurs mobilières – Droits de mutation – Constitution d’une société de capitaux – Libération du capital social au moyen de participations détenues par la société apporteuse dans des sociétés possédant des biens immobiliers – Taxe au titre des transmissions d’immeubles à titre onéreux.#Affaire C-837/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2008/7/CE concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux. Elle juge que la libération du capital social d'une société par l'apport de participations dans des sociétés détenant des biens immobiliers ne peut être soumise à un droit de mutation ou à une taxe sur la transmission des valeurs mobilières, dès lors que cet apport constitue une opération de restructuration au sens de la directive. En conséquence, une imposition nationale frappant la transmission d'immeubles à titre onéreux dans ce contexte est contraire au droit de l'Union.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0820_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#Strominator Elektro GmbH contre Bundesimmobiliengesellschaft mbH.#Renvoi préjudiciel – Passation de marchés publics de travaux, de fournitures et de services – Principes d’égalité de traitement et de transparence – Directive 2014/24/UE – Article 72 – Modification de marchés en cours – Notion de “marchés en cours” – Réception des travaux exécutés – Présentation de la facture finale – Absence de paiement de la part du pouvoir adjudicateur.#Affaire C-820/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "marchés en cours" au sens de l'article 72 de la directive 2014/24/UE, relatif à la modification des marchés publics sans nouvelle procédure de mise en concurrence. Elle juge qu'un marché ne peut être considéré comme "en cours" tant que le pouvoir adjudicateur n'a pas procédé au paiement intégral du prix, même après la réception des travaux et la présentation de la facture finale. Cette interprétation vise à garantir l'effectivité des principes d'égalité de traitement et de transparence dans la passation des marchés publics.

4 juin 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0820

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 4 juin 2026.#Strominator Elektro GmbH contre Bundesimmobiliengesellschaft mbH.#Renvoi préjudiciel – Passation de marchés publics de travaux, de fournitures et de services – Principes d’égalité de traitement et de transparence – Directive 2014/24/UE – Article 72 – Modification de marchés en cours – Notion de “marchés en cours” – Réception des travaux exécutés – Présentation de la facture finale – Absence de paiement de la part du pouvoir adjudicateur.#Affaire C-820/24.

Cet arrêt de la CJUE précise la notion de "marchés en cours" au sens de l'article 72 de la directive 2014/24/UE, en jugeant qu'un marché public ne peut être considéré comme achevé tant que le pouvoir adjudicateur n'a pas procédé au paiement de la facture finale, même après la réception des travaux et la présentation de cette facture. Par conséquent, toute modification substantielle apportée avant ce paiement reste soumise aux règles de passation des marchés publics.

4 juin 2026

Détail →