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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 426 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 426

Décisions totales

383 581

Ordonnances

326 605

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AGEEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405473

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de la Sarthe obligeait M. D, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a jugé que M. D, père d’un enfant français né en 2023 et contribuant à son entretien, pouvait prétendre de plein droit à un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette circonstance faisait obstacle à l’édiction d’une obligation de quitter le territoire français. Les arrêtés attaqués ont donc été annulés, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D.

Avocat : SELARLU HAGEGE

7 février 2025• OQTF 6 semaines - 12ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102084

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait son assujettissement à la taxe d'aménagement au taux majoré de 18% pour la construction d'une maison individuelle à Sardon. Le tribunal a jugé que la délibération du 3 novembre 2011 instituant la taxe n'était pas caduque, car elle avait été prorogée par des délibérations ultérieures, et que le taux majoré était légalement justifié par la délibération du 28 novembre 2013. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du principe d'égalité devant les charges publiques et du défaut de proportionnalité de la taxe. La demande de Mme A B a été rejetée, et elle a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 331-2 et L. 331-6 du code de l'urbanisme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

7 février 2025• Chambre 1
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417203

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indonésienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour retirer son titre de séjour étudiant. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas justifié de diligences suffisantes pour se rendre à un précédent rendez-vous fixé par la préfecture en août 2024. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAGEY

7 février 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX00364

Avocat : PAGE

4 février 2025• 5ème chambre (formation à 3)
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206301

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l’annulation de l’arrêté de péril imminent pris par le maire de Châteaufort le 27 juillet 2022. Les requérants contestaient la compétence de l’auteur de l’acte, la motivation de l’arrêté, l’absence de caractère contradictoire de l’expertise, la propriété du mur et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que l’arrêté était fondé sur un rapport d’expertise concluant à un danger grave et certain pour les usagers de la voie publique, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

4 février 2025• 9ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500281

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune d'Avernes pour ordonner l'expulsion de la SASU La T'Avernes, occupante sans droit ni titre d'une dépendance du domaine public communal après la résiliation de sa convention d'occupation pour manquements contractuels. La juge des référés a examiné les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse, cette dernière étant soulevée par la société qui invoquait l'illégalité de la résiliation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 2122-1 et L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques, relatifs à l'occupation du domaine public.

Avocat : BOQUET NICLET-LAGEAT

3 février 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2200235

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. A contestant plusieurs décisions de retrait de points et les décisions "48 SI" constatant l'invalidité de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur certaines décisions de retrait de points et sur la décision "48 SI" du 27 juillet 2021, retirée par l'administration. Il a rejeté le surplus des conclusions, estimant que les moyens soulevés, notamment le défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués sont le code de la route et le code de justice administrative.

Avocat : LESAGE

31 janvier 2025• 7ème Chambre (JU)
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428466

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de police a obligé M. A, ressortissant afghan, à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a méconnu les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A avait déposé une première demande de réexamen de sa demande d'asile avant l'édiction de l'arrêté, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire français. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de renvoi.

Avocat : GAGEY

31 janvier 2025• Section 8 - Chambre 1
CAA78Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-22VE00605

Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS

30 janvier 2025• 5ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300805

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Charnay-lès-Mâcon à la société Entreprise de menuiserie Joulin pour un immeuble de bureaux. La requête a été jugée irrecevable, car Mme D n'a pas apporté d'éléments suffisamment précis et étayés pour démontrer que le projet affectait directement ses conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de l'arrêté du 12 octobre 2022 et du rejet implicite du recours gracieux.

Avocat : MOREL RAGER

30 janvier 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2105808

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de l'association ROM Sélection, qui sollicitait la résiliation d'un contrat de reversement de fonds et le versement d'une somme de 16 965,06 euros par l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). Le tribunal a jugé que le paiement était conditionné, par les stipulations contractuelles, au versement préalable de l'aide par FranceAgriMer à l'ENVT. Constatant que FranceAgriMer n'avait pas versé ces fonds, le tribunal a estimé que les conditions d'exécution du contrat n'étaient pas réunies, rejetant ainsi les conclusions indemnitaires et la demande de résiliation aux torts de l'ENVT.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2103006

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI T OK contestant l'arrêté du 22 février 2021 par lequel le maire d'Allemagne-en-Provence a retiré un permis de construire tacite. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le maire n'était pas lié par l'avis favorable du préfet, pouvant refuser le permis pour d'autres motifs légaux. Les moyens soulevés par la société, notamment la méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, ont été écartés.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

29 janvier 2025• 2ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2400288

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un lymphome qu'elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée peut être renversée si l'administration prouve que la dose annuelle reçue est inférieure à 1 mSv. En l'espèce, le CIVEN a produit des données de l'IRSN montrant que la commune de résidence de Mme C n'était pas exposée à des doses significatives, et la requérante n'a pas apporté d'éléments contraires. Faute pour Mme C de démontrer que les conditions de temps, de lieu et de pathologie étaient réunies, le tribunal a jugé que la décision du CIVEN était légale et a rejeté l'ensemble de ses demandes.

Avocat : ETILAGE

28 janvier 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401443

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, faute pour Mme B d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite dans le délai légal. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 ne l'exige pas, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.

Avocat : CABINET HAGEGE

28 janvier 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203330

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, rejette la requête de M. B contestant la redevance syndicale mise à sa charge par l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras. La requête est jugée irrecevable car, bien que relevant du plein contentieux, elle n'a pas été présentée par un avocat, en méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Cette obligation de représentation s'applique aux litiges portant sur la décharge ou la réduction de sommes d'argent, et l'association syndicale autorisée n'entre pas dans les exceptions prévues à l'article R. 431-3 du même code.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

24 janvier 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300273

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, suite à trois infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 26 janvier 2022 et à la décision "48 SI", celles-ci ayant été retirées par l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points pour l'infraction du 2 mars 2021, au motif que la décision "48 N" correspondante, notifiée le 11 octobre 2021, n'avait pas été contestée dans le délai de recours contentieux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

Avocat : LESAGE

20 janvier 2025• 10ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207334

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme A, qui recherchait la responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence pour défaut d'entretien normal de la voie publique après une chute à scooter sur une bordure séparant une voie de bus. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre l'ouvrage public et l'accident n'était pas établi, et que la métropole n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Les demandes indemnitaires de Mme A et de la caisse primaire d'assurance maladie ont donc été rejetées.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

16 janvier 2025• 5ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302511

Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'enregistrement d'une unité de méthanisation, a prononcé un sursis à statuer pour permettre la régularisation du vice tiré de l'insuffisante présentation des capacités financières du pétitionnaire. Après la notification d'un arrêté modificatif du 25 septembre 2024, le tribunal a constaté que la société exploitante avait fourni des informations complémentaires détaillées sur ses capacités financières, conformément aux articles L. 512-7-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, le vice ayant été régularisé.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

16 janvier 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318268

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 5 juin 2023 par lequel le préfet de police a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur des faits de 2015 (outrage, rébellion, menaces), est disproportionné au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il relève l'ancienneté des faits, l'avis favorable de la commission du titre de séjour, la résidence habituelle en France depuis au moins 2010, la maîtrise du français et l'insertion professionnelle du requérant. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET HAGEGE

15 janvier 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407317

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par un mineur à la suite d’un accident survenu le 6 août 2021 dans une piscine municipale de la commune de Grand-Aigueblanche. Cette mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de provision de 18 000 euros présentée par la mère de l’enfant a été rejetée, l’obligation de la commune n’étant pas, en l’état, sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du même code.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOURAD-ROBERT

15 janvier 2025