1 118 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 118
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Avocat : FAINE
Avocat : COCHE-MAINENTE
Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS
Avocat : HASSAINE
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Avocat : SELARLU GUILLAUME CHAINEAU AVOCAT
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 27 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de 12 mois contre M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle du requérant (emploi stable, vie familiale avec sa compagne et son enfant né en France, absence de menace pour l'ordre public). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, M. A ayant déjà bénéficié d'un avocat commis d'office. Les conclusions à fin d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Chartres affectant Mme B en qualité de gardien brigadier au sein de la cellule nuisances et vidéoverbalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mutation, prononcée dans l'intérêt du service, n'ayant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur la situation de l'agent, en l'absence notamment de perte de rémunération démontrée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET SERY-CHAINEAU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande du maire de Barre-des-Cévennes visant à déclarer démissionnaire d'office Mme Fanny Jacquart, conseillère municipale, pour refus d'exercer les fonctions d'assesseur lors des élections européennes et législatives de juin-juillet 2024. La solution retenue est que Mme Jacquart a présenté des excuses valables pour ses absences (déplacement familial, obligations professionnelles, et information préalable du premier adjoint pour un retard), conformément à l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a estimé que ces motifs justifiaient son refus de remplir les fonctions d'assesseur, lesquelles sont dévolues aux conseillers municipaux par l'article R. 44 du code électoral. Ainsi, la requête du maire a été rejetée.
Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Le requérant contestait le refus de la préfète des Vosges d'enregistrer sa demande de titre de séjour et un prétendu refus de délivrance de titre. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives au refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. S'agissant du refus d'enregistrement, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisamment grave et immédiate, son employeur n'ayant pas suspendu son contrat de travail et le risque d'éloignement n'étant pas établi.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Spirale d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, concernant l’exécution du lot n° 90 d’un marché de travaux de restauration du Grand Palais. La société estimait que cette mesure était utile pour préserver les preuves en vue d’un futur contentieux avec l’établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (RMN-GP). Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la RMN-GP, jugeant que les travaux litigieux, localisés au commissariat du palais d’Antin, n’étaient pas nécessaires à la préparation ou au déroulement des Jeux Olympiques de 2024 au sens de l’article R. 311-2 du code de justice administrative. Il a ainsi ordonné la mesure d’expertise sollicitée, la considérant utile.
Avocat : MAGDELAINE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les déclarations du requérant étant trop générales et dépourvues de crédibilité. Il a également écarté les moyens tirés du non-respect de la confidentialité, des conditions de l’entretien, de l’erreur d’appréciation et de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile pour elle et sa fille mineure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe de confidentialité, des conditions d’entretien inadaptées et une erreur d’appréciation sur le caractère manifestement infondé de sa demande. Le tribunal a estimé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du manque de crédibilité des craintes de persécution liées à une conversion au christianisme. La décision a été prise après consultation de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, conformément à l’article L. 352-2 du même code.