632 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
632
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 911
Avec résumé IA
Avocat : BASILI
Avocat : BASSET
Avocat : GIRARD NKOUIKANI BASTIEN
Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Avocat : BASSALER
Avocat : ABBAS
Avocat : MINVIELLE-SEBASTIA
Avocat : ZZ_DESACTIVE_BASIC
Avocat : POIX BASTIEN
Avocat : BENKHELOUF BASMA
Avocat : BASMADJIAN
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par des parents contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants, fondé sur les 1° et 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation (état de santé et situation propre à l'enfant). Le juge a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments médicaux fournis ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à la situation des enfants en cas de scolarisation. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les demandes d'injonction et au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : BOUFLIJA BASMA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B et M. D, ressortissants malgaches, qui demandaient l'annulation de la décision du 1er août 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de leur situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas fondé, les requérants n'ayant pas justifié de motif légitime pour avoir sollicité l'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant leur entrée en France.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 29 juillet 2024 ordonnant l'interruption des travaux de construction d'un silo à béton sur la parcelle XN 94 à Loudéac, présentée par la société AJ CARRELAGE - AJ DRIVE BETON sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les difficultés financières et l'atteinte à l'image invoquées par la société n'étant pas suffisamment établies. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité et le vice de procédure, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, les travaux nécessitant une autorisation d'urbanisme non obtenue. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 16 juillet 2024 fixant le pays d'éloignement suite à une interdiction de territoire français de dix ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, estimant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. Il juge également que le requérant n'a pas démontré de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants au Maroc, ni justifié de sa demande d'asile aux Pays-Bas, ce qui écarte la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de la Savoie et une assignation à résidence de 45 jours renouvelable prise par le préfet de l’Isère le 29 juillet 2024. Le tribunal a annulé l’interdiction de retour pour insuffisance de motivation et erreur d’appréciation, au regard des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la durée de présence en France et de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, l’assignation à résidence a également été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.