856 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
856
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 817
Avec résumé IA
Avocat : MINVIELLE-SEBASTIA
Avocat : ABASSIT
Avocat : SELARL EYDOUX - MODELSKI - BASTILLE AVOCATS
Avocat : CABINET D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD & ASSOCIES
Avocat : ZZ_DESACTIVE_BASIC
Avocat : POIX BASTIEN
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Avocat : GIRARD NKOUIKANI BASTIEN
Avocat : LEBLOND SEBASTIEN
Avocat : BENKHELOUF BASMA
Avocat : BASMADJIAN
Avocat : BASILI
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par des parents contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants, fondé sur les 1° et 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation (état de santé et situation propre à l'enfant). Le juge a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments médicaux fournis ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à la situation des enfants en cas de scolarisation. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les demandes d'injonction et au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : BOUFLIJA BASMA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B et M. D, ressortissants malgaches, qui demandaient l'annulation de la décision du 1er août 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de leur situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas fondé, les requérants n'ayant pas justifié de motif légitime pour avoir sollicité l'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant leur entrée en France.
Avocat : BASSET
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 29 juillet 2024 ordonnant l'interruption des travaux de construction d'un silo à béton sur la parcelle XN 94 à Loudéac, présentée par la société AJ CARRELAGE - AJ DRIVE BETON sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les difficultés financières et l'atteinte à l'image invoquées par la société n'étant pas suffisamment établies. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité et le vice de procédure, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, les travaux nécessitant une autorisation d'urbanisme non obtenue. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 16 juillet 2024 fixant le pays d'éloignement suite à une interdiction de territoire français de dix ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, estimant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. Il juge également que le requérant n'a pas démontré de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants au Maroc, ni justifié de sa demande d'asile aux Pays-Bas, ce qui écarte la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de la Savoie et une assignation à résidence de 45 jours renouvelable prise par le préfet de l’Isère le 29 juillet 2024. Le tribunal a annulé l’interdiction de retour pour insuffisance de motivation et erreur d’appréciation, au regard des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la durée de présence en France et de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, l’assignation à résidence a également été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 juillet 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. B faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Les modalités de l'assignation ont été considérées comme proportionnées, l'intéressé ne pouvant utilement invoquer ses obligations professionnelles issues d'un travail clandestin. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 juin 2022 autorisant deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau en Savoie. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des règles de consultation de la commission départementale de la chasse et une erreur d’appréciation sur l’absence de nécessité de cette chasse pour l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l’environnement et en relevant le bon état de conservation de l’espèce.
Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les associations France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie et Auvergne-Rhône-Alpes d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 juin 2021 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021 en Haute-Savoie. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de la note de présentation, le défaut d’information des membres de la commission départementale de la chasse, l’absence d’erreur d’appréciation et la méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.