258 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
258
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 622
Avec résumé IA
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Avocat : BELOTTI
Avocat : LUBELO-YOKA
Avocat : DESMARS BELONCLE CABIOCH BARZ "DBCB"
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E D, réfugié sierra-léonais, qui contestait le refus de visa de long séjour pour sa concubine, Mme F C, au titre de la réunification familiale. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours contre les refus de visa était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, le mariage étant postérieur à la demande d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à la Convention internationale des droits de l'enfant, ont également été écartés.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Tunisie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'auteur disposait d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et de son absence de démarches de régularisation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a indiqué ne maintenir que ses demandes de frais de justice. L'ordonnance constate que ce désistement est pur et simple et qu'il n'y a plus à statuer sur le fond du litige, relatif à un refus d'autorisation de travail et de changement de statut. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à l'avocat de M. B, renonçant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.