505 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
505
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 073
Avec résumé IA
Avocat : ALBERTIN
Avocat : BERTIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le requérant, titulaire d'une carte de résident de longue durée UE italienne, sollicitait son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était compétente et suffisamment motivée, et a rappelé que l'obtention d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, sauf demande dans les trois mois suivant l'entrée en France, condition non remplie par M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que l'état de santé de M. A (séropositivité au VIH) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation, faute de preuve de l'indisponibilité des soins au Nigeria. La décision s'appuie sur les articles L. 541-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 3 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10) et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AUBERTIN
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par M. A pour demander la suspension de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. M. A s'est désisté de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le juge des référés a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B concernant ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu un titre de séjour en qualité de salarié. La requête initiale visait à contester un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour. Le tribunal a rejeté les conclusions restantes au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant mongol, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article 12 du règlement UE n° 604/2013, M. C étant titulaire d'un visa allemand périmé depuis moins de six mois, et que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 22 du même règlement, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Par une ordonnance du 2 août 2024, le tribunal a constaté le désistement d’office du requérant, faute pour celui-ci d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il a été donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.