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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206098

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel la maire d'Orcier avait refusé de délivrer un permis de construire à M. B A. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur la caducité de l'autorisation de lotir, était illégal, faute pour la commune d'établir que le délai de trois ans prévu à l'article R.424-18 du code de l'urbanisme était expiré. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été rejetée. En conséquence, le tribunal a enjoint à la maire de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LEVANTI

10 décembre 2024• 2ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-1909322

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de la société Carca Construction Durable contestant les pénalités de retard et le décompte général d’un marché de travaux conclu avec la commune de Fontaine-le-Port. La société invoquait des intempéries, des difficultés non imputables et des circonstances exonératoires pour demander la réduction ou l’annulation des pénalités, ainsi que l’annulation du titre de recettes émis par la commune. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, considérant que les retards étaient établis et que les justifications fournies (intempéries, absence de préjudice, difficultés techniques) n’étaient pas suffisantes pour écarter les pénalités contractuelles. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG Travaux et du CCAP, notamment les articles relatifs aux pénalités de retard et aux délais d’exécution.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DBCJ AVOCATS - CABINET DE FONTAINEBLEAU

10 décembre 2024• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300147

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Mage, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur sur les délais de recours. La solution retenue est que la requête est recevable, et le tribunal se prononcera sur le fond du litige, notamment au regard des articles 3-24 et 3-26 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Avocat : CABINET MAUDUIT, LOPASSO & ASSOCIES (SELARL)

10 décembre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2116314

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL Bistro le Sancerre contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés (2015-2017) et de TVA (2015-2018) suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 52 407 euros sur la majoration de 10%, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de la société, jugeant que l'opposition à contrôle fiscal était caractérisée par le défaut de présentation des fichiers informatiques comptables, et que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires, fondée sur les données disponibles, n'était pas excessivement sommaire. En conséquence, la demande de décharge des impositions restantes a été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET KING & SPALDING INTERNATIONNAL LLP

10 décembre 2024• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429972

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A, ressortissante roumaine, pour contester un arrêté du préfet de police du 4 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circuler de trente-six mois, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 233-1, L. 234-1 et L. 251-1.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

10 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2116313

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2017. Ces impositions faisaient suite à la reconstitution du chiffre d'affaires de la SARL Bistrot le Sancerre, dont M. A était le gérant, et à la qualification des sommes correspondantes comme revenus distribués. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution n'était pas viciée et que M. A, en sa qualité de seul maître de l'affaire, était réputé avoir appréhendé les distributions, sans que la circonstance d'un solde créditeur de compte courant d'associé ne fasse obstacle à cette qualification. La décision s'appuie sur les articles 109, 110 et 111 du code général des impôts.

Avocat : CABINET KING & SPALDING INTERNATIONNAL LLP

10 décembre 2024• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2222692

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Focus et You contestant la décision de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) du 26 septembre 2022 suspendant son référencement sur le service dématérialisé du compte personnel de formation pour neuf mois. La société invoquait plusieurs moyens, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance du principe de sécurité juridique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était légale et que la procédure contradictoire avait été respectée. En conséquence, il a rejeté les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction, en application des articles L. 6323-9 et L. 6323-9-1 du code du travail.

Avocat : CABINET ADDEN AVOCATS

10 décembre 2024• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300146

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société MG, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur sur les délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions de refus, jugeant que la société remplissait les conditions d'octroi des aides prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment en raison d'une interdiction d'accueil du public et d'une perte de chiffre d'affaires. Il a enjoint à l'administration de verser les aides dues, soit un total de 18 239 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 4 juillet 2022.

Avocat : CABINET MAUDUIT, LOPASSO & ASSOCIES (SELARL)

10 décembre 2024• 2e Section - 1re Chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494561

Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET

10 décembre 2024ECLI:FR:CECHS:2024:494561.20241210• 1ère chambre jugeant seule
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422982

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine était incompétent pour statuer sur la demande, dès lors que Mme B résidait à Paris, et qu'il aurait dû transmettre le dossier au préfet de police de Paris en application des articles R. 431-20 et R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été annulé pour incompétence de l'autorité signataire.

Avocat : CABINET SELARL SMETH

9 décembre 2024• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224560

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, locataire, qui demandait l'annulation d'un permis modificatif délivré le 26 septembre 2022 par la maire de Paris à la SA HLM Antin Résidences pour des travaux sur un immeuble situé rue Etex. Le tribunal a d'abord rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, la requérante ayant déjà été déboutée de cette aide. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2511-27 du code général des collectivités territoriales, constatant une délégation de signature régulière.

Avocat : CABINET TIRARD & ASSOCIES (SCP)

9 décembre 2024• 4e Section - 2e Chambre
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00541

Avocat : CABINET LANZARONE

9 décembre 2024• 6ème chambre - formation à 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203199

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. D G et de sa famille visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer pour des fautes lors de sa prise en charge chirurgicale en mai 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital pour défaut d'information et erreur de diagnostic, mais a limité l'indemnisation aux préjudices non couverts par un précédent protocole transactionnel, soit les frais d'adaptation du logement. M. G a obtenu 237 euros pour l'installation de rampes et d'un siège de douche, tandis que son épouse a reçu 2 000 euros pour son préjudice d'affection. La demande de M. E G a été rejetée pour défaut de demande préalable. Les décisions s'appuient sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et 1240 du code civil.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

9 décembre 2024• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429944

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a annulé cette décision du 6 novembre 2024, estimant que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel et proportionné de la situation de la requérante, en méconnaissance des exigences de l'article 20 de la directive 2013/33/UE. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande sous huit jours, sans astreinte, et a mis à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la directive précitée.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

9 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430000

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 11 septembre 2024 par laquelle le préfet de police a refusé d'enregistrer la demande de prolongation de visa de court séjour de Mme B, ressortissante algérienne accompagnant son époux malade. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant la requérante dans une situation de précarité administrative et risquant d'affecter son état de santé et celui de son époux. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant imposé un mode de dépôt irrégulier et n'ayant pas examiné la demande sur le fondement des stipulations du protocole annexé à l'accord franco-algérien. La solution s'appuie notamment sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les stipulations de l'accord franco-algérien.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429993

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de police refusant d'enregistrer la demande de prolongation de visa de court séjour pour soins de M. B, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité administrative et des risques pour la santé du requérant. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant imposé un mode de dépôt dématérialisé non prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision a été ordonnée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

9 décembre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411235

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur la demande de renouvellement de carte de résident de Mme B A, ressortissante soudanaise. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas produit l'ensemble des pièces justificatives exigées par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendant sa demande de titre de séjour incomplète et empêchant la naissance d'une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, faute de décision administrative susceptible de faire l'objet d'un référé-suspension.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

9 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224553

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, locataire, qui demandait l'annulation d'un permis modificatif délivré par la maire de Paris à la SA HLM Antin Résidences pour des travaux sur un immeuble rue Etex. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2511-27 du code général des collectivités territoriales, qui permettent une délégation de signature régulière au chef du service compétent. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET TIRARD & ASSOCIES (SCP)

9 décembre 2024• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224562

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, locataire, qui demandait l'annulation d'un permis modificatif délivré par la maire de Paris à la SA HLM Antin Résidences pour des travaux sur un immeuble situé rue Etex. Le tribunal a d'abord constaté que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était sans objet, le bureau d'aide juridictionnelle ayant déjà statué. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en se fondant sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2511-27 du code général des collectivités territoriales, qui permettent une délégation de signature aux chefs de service.

Avocat : CABINET TIRARD & ASSOCIES (SCP)

9 décembre 2024• 4e Section - 2e Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403843

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre) rejette la requête de Mme C, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 15 décembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué d'office la base légale de la décision de refus, appliquant l'article 9 de la convention franco-togolaise du 13 juin 1996 aux lieu et place de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, le tribunal estimant que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) ne sont pas fondés.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

9 décembre 2024• 6ème chambre