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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2114829

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A B contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2014, résultant de la remise en cause par l'administration fiscale de la cession d'un bien immobilier par la SNC Soloire, qualifiée d'acte anormal de gestion. Le tribunal a fait droit à la demande de décharge sans examiner les autres moyens, en se fondant sur la prescription du droit de reprise. Il a jugé que l'administration n'avait pas justifié de la notification régulière de la proposition de rectification du 8 décembre 2017 à la SNC Soloire, comme l'exigent les articles L. 169, L. 55 et L. 57 du livre des procédures fiscales, rendant ainsi les impositions prescrites.

Avocat : CABINET D'ORSO ABRASSART ET ASSOCIES

3 décembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2125440

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mis à sa charge au titre de l'année 2014. Ces impositions concernaient des gains réalisés lors de l'exercice de droits sur des actions gratuites et stock-options attribués en tant que salarié. Le requérant invoquait la convention fiscale franco-britannique pour soutenir que ces revenus n'étaient imposables qu'au Royaume-Uni, même en l'absence d'imposition effective. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans le considérant final.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET BAKER & MCKENZIE A.A.R.P.I.

3 décembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2205118

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. et Mme A, qui contestaient la majoration de 40% pour manquement délibéré appliquée à leurs cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2016, sur le fondement du a de l’article 1729 du code général des impôts. Les requérants invoquaient l’état de santé de M. A pour justifier l’erreur déclarative, mais le tribunal retient que l’administration fiscale a prouvé le caractère délibéré du manquement, notamment en raison de rectifications antérieures pour les mêmes motifs, de l’importance de la minoration d’impôt (plus de 43 000 euros) et des fonctions de haut fonctionnaire de M. A. La demande de frais de justice est également rejetée.

Avocat : CABINET CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON (SELAS)

3 décembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2001426

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la Société Copra Méditerranée contestant la délibération du 25 novembre 2019 par laquelle la commune d'Auribeau-sur-Siagne a autorisé la vente de terrains à la société Rivaprim. La commune a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la délibération litigieuse avait été retirée par une délibération du 2 novembre 2022, devenue définitive. Le tribunal a fait droit à cette exception, constatant que le retrait était devenu définitif faute de contestation dans le délai de recours contentieux, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. En conséquence, les conclusions de la société Copra Méditerranée tendant à l'annulation de la délibération du 25 novembre 2019 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux ont été rejetées comme étant devenues sans objet.

Avocat : CABINET SZEPETOWSKI

3 décembre 2024• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2206767

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle était régulière, notamment en écartant le moyen tiré du manquement à l'obligation de loyauté lié à la non-restitution d'un ordinateur portable saisi par les douanes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge, de sursis de paiement et de frais. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET HPML (SELARL)

3 décembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411424

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant congolais, d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 22 mai 2024, qui enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa situation sous astreinte de 100 euros par jour. Constatant que le préfet n’a pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le juge a liquidé l’astreinte à hauteur de 15 700 euros pour la période du 22 juin au 27 novembre 2024, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également porté le montant de l’astreinte à 250 euros par jour de retard à compter du 5 décembre 2024, en application de l’article L. 521-4 du même code, et accordé l’aide juridictionnelle provisoire à M. A.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 décembre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310175

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Nord refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et du maintien irrégulier du requérant en France. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, notamment le défaut de motivation et la violation du droit d'être entendu, ont également été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 décembre 2024• 2ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431037

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident présentée par Mme D, ressortissante malienne, au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge a relevé que le préfet de police avait délivré à l’intéressée, après l’introduction de la requête, une attestation de prolongation d’instruction valable trois mois, ce qui faisait obstacle à ce que la situation soit regardée comme présentant un préjudice grave et immédiat. La requête a ainsi été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET SP AVOCATS

3 décembre 2024
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201442

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme E d’une demande d’indemnisation suite à la prise en charge de la grossesse de Mme E au centre hospitalier de Bastia le 4 septembre 2020. La juridiction a retenu la responsabilité pour faute de l’hôpital en raison d’un retard de diagnostic d’une torsion de l’intestin grêle, faute ayant entraîné une perte de chance d’éviter un accouchement prématuré et le décès des jumeaux. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour engager la responsabilité de l’établissement. La solution retenue consiste à reconnaître le principe de la responsabilité, mais le montant de l’indemnisation est renvoyé à une évaluation ultérieure, le rapport d’expertise n’ayant pas fourni de précisions suffisantes sur le lien de causalité direct.

Avocat : CABINET D'AVOCATS NEVEU- CHARLES & ASSOCIES

3 décembre 2024• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404816

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'expertise présentée par le syndicat des copropriétaires de la Résidence Fleurie, qui visait à constater des désordres causés par des racines d'arbres sur le domaine public de la commune de Narbonne. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, car l'origine des désordres n'était pas contestée et une expertise amiable avait déjà été proposée par l'assureur de la commune. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d'une expertise à son utilité. Le tribunal a invité le syndicat à saisir le juge du fond pour une éventuelle indemnisation.

Avocat : CABINET ACCORE AVOCATS

3 décembre 2024
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405674

Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 30 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'erreur de fait invoquée était sans incidence sur la solution retenue. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de sa vie commune. Enfin, la durée de l'interdiction de retour n'a pas été jugée entachée d'erreur d'appréciation, au vu de la situation du requérant et de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

3 décembre 2024• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431282

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 23 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français, lui refusait un délai de départ volontaire et lui interdisait de circuler en France pour 24 mois. La décision a été annulée car elle ne mentionnait pas le nom et le prénom de son signataire, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

3 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411374

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Après que le préfet a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais irrépétibles.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

3 décembre 2024
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2104861

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Inova, qui sollicitait la condamnation du SIAVED au remboursement d’une somme de 257 984,80 euros. La société Inova avait versé cette somme en exécution d’un arrêt de la cour administrative d’appel de Douai, annulant un précédent jugement qui l’avait condamnée. Le tribunal a jugé que la créance de la société Inova était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur les établissements publics.

Avocat : CABINET ENDROS-BAUM ASSOCIES

3 décembre 2024• 2ème Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303305

Cette décision du Tribunal Administratif de Pau concerne une demande d'expertise médicale présentée par Mme D..., ancienne directrice d'école, victime d'une altercation avec un parent d'élève le 25 janvier 2022 sur son lieu de travail. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés fait droit à la demande en considérant que l'expertise est utile pour évaluer l'ensemble des préjudices subis, y compris extrapatrimoniaux, en vue d'une éventuelle action en responsabilité. Le tribunal écarte l'argument du recteur de l'académie selon lequel deux expertises antérieures suffiraient, ces dernières n'ayant pas permis de déterminer l'intégralité des préjudices. La mission de l'expert est fixée conformément aux dispositions du code de la fonction publique et à la jurisprudence Moya-Caville.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

3 décembre 2024
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203707

Le Tribunal administratif de Lille a examiné la demande indemnitaire de M. B, ancien vice-président de la communauté de communes du Haut-Pays du Montreuillois, suite à l’annulation définitive de l’arrêté de retrait de ses délégations. Le tribunal a reconnu que l’illégalité de cet arrêté constitue une faute engageant la responsabilité de la collectivité. Il a accordé à M. B une indemnité de 500 euros en réparation de son préjudice moral et d’atteinte à sa réputation, mais a rejeté sa demande pour préjudice financier, faute de lien direct avec la décision illégale. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2022.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

3 décembre 2024• 2ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2206918

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A, propriétaire d'une maison endommagée par deux ruptures de canalisation d'eau potable (en 2010 et 2016) gérée par le syndicat intercommunal des eaux de basse Vigneulles Faulquemont (SIEBVF). La requérante demandait la condamnation du syndicat à réparer ses préjudices matériels et moraux sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, considérant que le lien de causalité direct entre les ruptures de canalisation et les désordres de la maison n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

Avocat : CABINET FOUGHALI & ZENTNER

3 décembre 2024• 5e chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301969

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur le recours en excès de pouvoir de la SCI Or-Eli contre un arrêté préfectoral du 20 février 2023 ordonnant des mesures de traitement de l'insalubrité pour un immeuble de 19 logements. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions concernant l'appartement n°8, dont l'insalubrité avait été levée par un arrêté du 6 mars 2024. Il a rejeté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a examiné la légalité interne au regard des articles L. 1331-22 du code de la santé publique et L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête.

Avocat : CABINET GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

3 décembre 2024• 5e chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2120276

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société financière Monceau, qui contestait une cotisation supplémentaire à l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2014, résultant d'une plus-value réalisée lors d'un rachat de titres par la SNC Soloire. Le tribunal a fait droit à la demande de décharge, sans examiner les autres moyens, en se fondant sur la prescription du droit de reprise de l'administration. Il a jugé que la proposition de rectification du 8 décembre 2017, adressée à la SNC Soloire, n'avait pas été régulièrement notifiée, faute de preuve suffisante de sa présentation, en application des articles L. 169, L. 55 et L. 57 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, l'imposition était prescrite.

Avocat : CABINET D'ORSO ABRASSART ET ASSOCIES

3 décembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2212132

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) annule la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Montrouge ayant cessé d'accorder à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que cette décision, née du silence de l'administration, n'est ni écrite ni motivée, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution est fondée sur un vice de forme, sans examen du bien-fondé de la cessation.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

3 décembre 2024• 2ème Chambre