35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET BEAUMONT
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Avocat : ITEM AVOCATS;MORA;CABINET LEGAL PERFORMANCES
Avocat : CABINET ATHON-PEREZ
Avocat : CABINET EKIS AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui contestait le refus du garde des sceaux de faire droit à sa demande de transfert vers la maison d'arrêt d'Osny. Le tribunal a jugé que cette décision de changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas aux droits fondamentaux du requérant, notamment à sa vie familiale, une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention. Les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, de la méconnaissance de la circulaire du 21 février 2012 et de l'erreur d'appréciation, ont été écartés. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : CABINET NDIAYE
Avocat : CABINET MDMH
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A, aide-soignant, d’une demande d’indemnisation de 120 000 euros pour les préjudices subis suite à un accident de service survenu le 25 novembre 2014 au centre hospitalier d’Ajaccio. Le requérant invoquait une faute de l’établissement dans l’organisation du service et un manquement à son obligation de sécurité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la responsabilité pour faute du centre hospitalier n’était pas engagée. La décision s’appuie sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code du travail, sans retenir de dysfonctionnement fautif.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 21 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, notamment concernant le rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 22 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d’être entendu, l’insuffisance de motivation, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que la décision était proportionnée. En conséquence, il a rejeté la requête de M. D.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait une dégradation de son état de santé, une impossibilité de marcher plus de 50 mètres et des difficultés pour monter dans son véhicule. Le tribunal a fait droit à sa demande en annulant la décision de refus et en lui accordant la carte sollicitée pour une durée de trois ans, sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : SELARL CABINET AURELIE JOURNAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le cumul par l'intéressé de deux emplois, dont la durée de travail hebdomadaire totale excédait la limite légale de 48 heures, en méconnaissance des articles L. 3121-20 et L. 8261-1 du code du travail. Le tribunal a jugé que ce motif était légal et que les difficultés financières personnelles invoquées par M. B ne justifiaient pas cette infraction, écartant ainsi toute erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Avocat : CABINET MCMB
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et un défaut d'examen de sa situation médicale au regard de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de Mme A. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet de police avait interdit le retour sur le territoire français à M. C, ressortissant ivoirien, pour une durée de douze mois. La décision est annulée en raison d'un vice de forme : l'arrêté ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de supprimer sans délai le signalement de M. C dans le système d'information Schengen. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident opposée à M. A, ressortissant pakistanais reconnu réfugié par la CNDA le 12 juin 2023. Le tribunal juge que cette décision est entachée d'une erreur de droit, car l'intéressé bénéficie d'un droit à la délivrance de plein droit d'une carte de résident de dix ans en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de police de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais d'instance.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 27 mars 2024 par lequel le préfet de police refusait de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien marié à une Française, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'apportait pas la preuve de l'absence de communauté de vie effective entre les époux, condition requise pour le renouvellement du titre sous l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (article 6 et 7 bis). Les éléments produits par M. B, notamment des factures et attestations, établissaient au contraire la réalité de la vie commune à l'adresse déclarée. La décision a donc été annulée pour erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante pakistanaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de Mme B, qui sollicitait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu lors d'une opération cardiaque en 2011. La requérante invoquait la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les conditions d'intervention de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, en l'absence d'accident médical non fautif. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment celles relatives à l'indemnisation des accidents médicaux.
Avocat : CABINET BIROT-RAVAUT ET ASSOCIES - 33000
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B, qui contestait son imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. La requérante, salariée d'une société marocaine, avait réalisé des prestations informatiques en France facturées par cette société à une entreprise française. Le tribunal a fait application de l'article 155 A du code général des impôts, estimant que les sommes perçues par la société étrangère devaient être imposées au nom de Mme B, qui en était l'auteur principal, sans que la société justifie d'une activité prépondérante autre que la prestation de services. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : CABINET MATTEI