169 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
169
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 718
Avec résumé IA
Avocat : BOHNER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosnien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa condamnation pour proxénétisme aggravé et de l'absence de liens familiaux suffisamment établis en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en matière de menace à l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 3 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C faisait toujours l'objet d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire et que l'état de santé de son fils ne constituait pas un obstacle établi à son éloignement.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 13 août 2024 fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également considéré que les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient dépourvus de précisions suffisantes. La demande d'asile de l'intéressé a été jugée sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Moselle du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté du 10 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, l'atteinte à la vie privée et familiale, et la violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.