916 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
916
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : SELARL BONNEAU CASTEL PORTIER GUILLARD
Avocat : BONNEROT
Avocat : BONNET
Avocat : PINET & ASSOCIES NARBONNE
Avocat : BONNEAU,
Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY
Avocat : SOULIER-BONNEFOIS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme F épouse B et de M. B contre les décisions du préfet de la Vienne du 5 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment un défaut d'examen de leur situation familiale, le préfet ayant omis de mentionner leur fils, qui a obtenu le statut de réfugié en France. Ils invoquaient une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation, arguant que la cellule familiale ne pouvait se reconstituer en Russie en raison du statut de réfugié de leur fils. Ils soutenaient également que la décision fixant le pays de destination violait l'article 3 de la CEDH, compte tenu des risques de persécution en Russie liés à des convocations pour activités extrémistes et enrôlement militaire. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a donné acte du désistement pur et simple des consorts D et de la CPAM de la Charente-Maritime dans le cadre d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité du centre hospitalier Nord Deux-Sèvres pour des préjudices d’affectation et d’accompagnement. Les requérants demandaient initialement la condamnation de l’établissement à leur verser 60 000 euros chacun, ainsi que 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ces désistements, a prononcé une ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le simple constat du désistement, mettant fin à l’instance sans condamnation ni indemnisation.
Avocat : SELAS TAMBURINI-BONNEFOY
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2024 du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, notamment en raison de la délégation de signature régulière accordée au signataire et de l'absence de preuve d'un défaut d'information ou d'entretien individuel conforme au règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 21 août 2024 en tant qu'il rattache l'enfant I G F à une obligation de quitter le territoire français visant un majeur. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que le rattachement arbitraire de l'enfant à un adulte n'exerçant pas l'autorité parentale portait une atteinte grave et manifestement illégale à l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La requête, présentée par les parents en tant que représentants légaux, a été jugée recevable.
Avocat : BONNE