483 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
483
Décisions totales
383 581
Ordonnances
293 063
Avec résumé IA
Avocat : CHAIB
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Chartres affectant Mme B en qualité de gardien brigadier au sein de la cellule nuisances et vidéoverbalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mutation, prononcée dans l'intérêt du service, n'ayant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur la situation de l'agent, en l'absence notamment de perte de rémunération démontrée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET SERY-CHAINEAU AVOCATS
Le Tribunal administratif de Nancy annule l'arrêté du 17 mai 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle obligeait M. A B, ressortissant colombien débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français. Le juge retient que la préfète n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, en omettant notamment de mentionner la présence en France de son fils majeur, dont la demande d'asile était toujours en cours. Cette annulation entraîne celle des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A B et de réexaminer sa situation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, ressortissante serbe, contestant un arrêté préfectoral du 3 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une erreur de droit de la préfète, qui aurait subordonné la délivrance du titre à l'obtention d'une autorisation de travail, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de la préfète était légale. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait son transfert aux autorités polonaises et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, n'était entachée d'aucune illégalité, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, l'absence d'entretien individuel ou d'information préalable, et l'absence de défaillances systémiques en Pologne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes donne acte du désistement pur et simple de l'instance et de l'action de M. et Mme B. Les requérants contestaient un permis de construire délivré par le maire de Dinard à la SCCV ARC PROMOTION ARMORIQUE et à la SAS GROUPE ARC. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAIGNET
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, et a jugé que le préfet n’avait pas méconnu l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du 29 avril 2024 fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière (Géorgie). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant que la notification de l'arrêté n'était pas régulière. Sur le fond, il a estimé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré de l'erreur de fait n'était pas fondé, faute pour M. A de démontrer qu'il ne pouvait être légalement admis en Géorgie, et a rejeté l'ensemble de ses conclusions.
Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS