350 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
350
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 417
Avec résumé IA
Avocat : LA CIMADE
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant étranger placé en rétention, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a principalement jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que la notification de l'arrêté mentionnait les voies et délais de recours et que le requérant n'avait pas formé son recours dans le délai de quarante-huit heures prévu par l'article R. 776-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens de fond soulevés par M. A, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné deux requêtes de M. F..., ressortissant algérien. La première contestait son maintien en rétention pendant l'examen de sa demande d'asile, et la seconde visait l'arrêté fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté de maintien en rétention du 3 juillet 2024, estimant que le préfet n'avait pas démontré, sur la base de critères objectifs, que la demande d'asile était présentée dans le seul but de faire échec à l'éloignement, en méconnaissance de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, la requête contre l'arrêté fixant le pays de destination a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 29 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la mesure était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les décisions subséquentes (refus de délai, fixation du pays, interdiction de retour) étaient justifiées au regard des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de Seine-et-Marne le 26 juillet 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public à l'exécution de la mesure d'expulsion primant sur la situation personnelle du requérant, compte tenu de la menace persistante pour l'ordre public liée à sa condamnation pour meurtre. Il a également considéré que les moyens invoqués, tirés d'une atteinte à la vie privée et familiale ou au droit à un recours effectif, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant l’Algérie comme pays de destination de son éloignement. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. A et lui en a donné acte par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le requérant n'a pas répondu à la demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai d'un mois, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 12 août 2024.
Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 9 août 2024, a radié la requête de M. B... qui contestait un arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a constaté que cette requête, enregistrée sous le n° 2411267, constituait un doublon d'une précédente requête (n° 2411071). En application des principes de bonne administration de la justice, il a ordonné la radiation de la requête sans examiner les moyens soulevés, fondés notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.