2 331 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 331
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 156
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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Castelnau-le-Lez pour un projet de 50 logements. La requérante et les intervenants invoquaient plusieurs moyens, dont un vice d'incompétence, un dossier incomplet, et la méconnaissance des articles L. 153-11 du code de l'urbanisme et des règles du plan local d'urbanisme (articles UB3, UB6, UB10). Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée pour les autorisations d'urbanisme, n'était pas suffisamment établie au regard des circonstances de l'espèce, et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, présent en France depuis 2019 sans avoir engagé de démarches avant 2022, n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire de sa demande, laquelle est en cours d'examen selon la procédure "démarches simplifiées". La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement n° 2001111 du 14 avril 2022, qui avait annulé un refus de reprise d’ancienneté et enjoint au ministre de la justice de réexaminer sa demande. Le ministre a pris une nouvelle décision le 4 avril 2024, fondée sur l’impossibilité de reconstituer la carrière au-delà d’un délai de deux mois, ce qui constitue, selon le tribunal, une exécution complète du jugement. Les conclusions de Mme B tendant à prescrire des mesures d’exécution sont donc devenues sans objet. La demande d’astreinte et les frais de justice sont rejetés.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A épouse C, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son enfant mineur. Le tribunal a relevé que le dossier de la requérante était incomplet, comme l’a confirmé l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), ce qui a empêché la naissance d’une décision faisant grief. En application des articles L. 434-4 et R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’incomplétude du dossier justifiait un classement sans suite, rendant irrecevable le recours pour excès de pouvoir.