2 613 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 613
Décisions totales
383 581
Ordonnances
299 357
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CERMOLACCE - GUEDON
Avocat : SELARL B&J BENDJADOR
Avocat : MICHEL LEDOUX ET ASSOCIES
Avocat : GALLARDO
Avocat : DOUNIES
Avocat : BARDOUL
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SCP CADORET-TOUSSAINT DENIS SAINT NAZAIRE
Avocat : DODAT AKHOUN ASMA
Avocat : CHARDONNET
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Avocat : CHARDON
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B d'une demande de provision en réparation des préjudices subis par Mme B à la suite d'une intervention chirurgicale réalisée le 7 décembre 2015 à l'hôpital de la Conception (AP-HM). Le tribunal a déclaré irrecevable la requête de Mme B en raison de sa tardiveté, la décision de refus de l'AP-HM du 25 juin 2020 ayant lié le contentieux et n'ayant pas été contestée dans les délais. En revanche, la requête de M. B a été jugée recevable, mais sa demande de provision de 40 000 euros au titre d'un préjudice sexuel a été rejetée, l'obligation de l'AP-HM n'étant pas considérée comme non sérieusement contestable en l'état de l'instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour la recevabilité, et sur l'article R. 541-1 pour le rejet au fond.
Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence en logement de type T3 par la commission de médiation le 24 octobre 2023, au motif qu'aucune offre adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois. Statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constate que l'État n'a pas respecté son obligation de résultat. Il ordonne au préfet des Alpes-Maritimes de reloger Mme B sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais de deux requêtes en référé visant à obtenir l’expulsion sans délai de M. C et de Mme B, occupants sans titre d’un logement du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) d’Arras. Le juge a rejeté ces demandes, estimant que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était pas suffisamment établie, faute pour le préfet de démontrer une pénurie de places d’hébergement justifiant une évacuation immédiate. Il a également considéré que la mesure se heurtait à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation familiale et médicale des occupants, protégée par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Avocat : CARDON
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la région Occitanie concernant les dégradations des clôtures de sécurité séparant les voies ferrées portuaires du port de Sète du réseau ferré national. La mesure a été jugée utile pour déterminer l'origine des désordres, apparus en 2023 et ayant conduit à des chutes de clôtures en mars 2024, dans la perspective d'un éventuel litige au fond. L'expertise a été étendue au contradictoire des sociétés Baurès, Rivisa et Schertz, sur demande de la société Gaia Clôture Système, en raison de leur qualité de distributeur et fournisseurs. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi par le préfet de la Vendée, a examiné la demande de mainlevée de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour non-exécution d'une injonction de proposer un logement de type T1 à M. A. Le préfet justifiait l'exécution par une offre de logement de type T2 faite le 25 janvier 2024, refusée par M. A sans motif valable. Le tribunal a considéré que cette offre était adaptée et que l'État avait ainsi exécuté le jugement avec un léger retard de deux mois. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte à titre définitif.
Avocat : JOURDON