245 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
245
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 271
Avec résumé IA
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Avocat : DUGOUJON
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, un agent contractuel de la commune de Saint-Paul, qui demandait la réparation de son préjudice financier suite à la diminution de ses indemnités (prime de service et de rendement et indemnité spécifique de service) entre septembre 2018 et décembre 2021. Le tribunal a jugé que les arrêtés du 29 août 2018, à l'origine de cette diminution et ayant un objet purement pécuniaire, étaient devenus définitifs faute de recours juridictionnel dans un délai raisonnable, M. B en ayant eu connaissance au plus tard le 19 septembre 2018. En application du principe de sécurité juridique, l'expiration de ce délai fait obstacle à toute contestation ultérieure, y compris par la voie indemnitaire. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 10 mars 2022 par laquelle le maire de Saint-Benoît a refusé la réaffectation de M. A, adjoint technique territorial, sur un poste correspondant à son cadre d'emplois. Le tribunal a jugé que l'affectation de M. A sur un poste d'agent local de médiation sociale (ALMS) était manifestement inappropriée, car les fonctions de médiation sociale relèvent du cadre d'emplois des adjoints territoriaux d'animation et non de celui des adjoints techniques territoriaux, en application des décrets n°2006-1691 et n°2006-1693 du 22 décembre 2006. La solution retenue est l'annulation de la décision litigieuse pour illégalité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre à EDF de déplacer un poteau électrique implanté sur sa propriété. La requérante invoquait une emprise irrégulière et des désagréments entravant ses travaux de clôture, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de danger immédiat établi. La solution retenue est le rejet de toutes les conclusions, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'affectation de M. D à l'académie de Mayotte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués (éloignement familial, parcours de PMA, état de santé) étant préexistants à la décision contestée. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions d'affectation, fondées sur le mouvement interacadémique. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.