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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 140 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 140

Décisions totales

383 581

Ordonnances

297 657

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ERBEffacer tout
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501421

Le Tribunal Administratif de Melun annule la décision du 16 janvier 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A et Mme C, ressortissants congolais demandeurs d'asile. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité particulière des requérants, qui sont hospitalisés, sans ressources et avec une autonomie limitée. La décision est fondée sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'OFII d'examiner la vulnérabilité du demandeur avant de statuer sur une demande de rétablissement.

Avocat : HENRY-WEISSGERBER

4 mars 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431263

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 18 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation, sans être tenu de vérifier un droit au séjour préalable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BERBAGUI

4 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA14Décision

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402885

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, victime d’une chute à vélo le 14 juillet 2021 sur une route communale, imputée à des travaux de tranchée non signalés par l’entreprise Eurovia. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer les préjudices en vue d’un éventuel litige en responsabilité. La communauté de communes des pays de L’Aigle et son assureur ont été maintenus dans la procédure, tandis que la question des dépens a été réservée après dépôt du rapport.

Avocat : D'HERBOMEZ ET ASSOCIES

4 mars 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304528

Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi en plein contentieux par Mme B, a ordonné une expertise avant dire droit pour déterminer si les manquements du groupe hospitalier public du sud de l'Oise dans la prise en charge de son père aux urgences le 26 février 2020 lui ont fait perdre une chance d'éviter son décès. Le tribunal a constaté que le patient était resté sans soins ni surveillance pendant plus de sept heures après son admission, en méconnaissance du délai de prise en charge requis, et que l'expertise précédente n'avait pas examiné les conséquences de cette attente anormale. La solution retenue est une mesure d'instruction fondée sur l'article R. 621-1 du code de justice administrative, avant de statuer sur la demande indemnitaire de Mme B pour son préjudice moral.

Avocat : SCP LEBEGUE DERBISE

27 février 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2403613

Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par Mme A d'une demande d'indemnisation pour un défaut de diagnostic de fracture lors de sa prise en charge le 6 octobre 2023 au centre hospitalier intercommunal de Compiègne-Noyon, a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur le fond. Le tribunal a estimé ne pas pouvoir se prononcer sur la responsabilité de l'hôpital en l'absence d'analyse médico-légale, notamment sur la cause du dommage et son imputabilité, sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative. La demande de provision de 3 000 euros présentée par la requérante a été rejetée en l'état de l'instruction.

Avocat : SCP LEBEGUE DERBISE

27 février 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500713

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que M. B, père de deux enfants français, n'apportait pas la preuve de sa contribution effective à leur entretien et éducation, condition nécessaire pour bénéficier d'une protection contre l'éloignement. La décision a été fondée sur les articles L. 613-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : KHADIR-CHERBONEL

26 février 2025• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500366

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise judiciaire initialement ordonnée le 17 octobre 2024 concernant des désordres affectant un bâtiment de la cité universitaire de Perpignan. Cette extension, sollicitée par la société BETOM et son assureur Zurich Insurance, vise à rendre l'expertise opposable aux assureurs des entreprises ayant participé aux travaux (XL Insurance, Lloyd's, Arco, SMABTP et SMA). Le juge a fait droit à la demande sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, constatant l'utilité de la mesure et l'absence d'action judiciaire préalable engagée contre ces assureurs devant le juge judiciaire.

Avocat : AVOCATS VERBATEAM

26 février 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501377

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du 3 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, faute d'éléments suffisamment précis sur les attaches familiales en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : AUERBACH

26 février 2025• Reconduites à la frontière
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203406

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B, infirmier au centre hospitalier Charles Perrens. Il a confirmé le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et le refus d'octroyer la protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la pathologie n'était pas liée au service. Les décisions ont été jugées conformes au code général de la fonction publique et aux lois des 13 juillet 1983 et 9 janvier 1986.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

25 février 2025• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205775

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme E, aide-soignante, contestant trois décisions de l'EHPAD La Résidence La Porte d'Aquitaine relatives à la consolidation de son accident de service (survenu le 31 juillet 2019) et à son placement en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a constaté que les décisions attaquées du 22 août, 31 août et 5 septembre 2022 avaient été retirées et remplacées par une décision du 6 février 2023 plaçant Mme E en congé de longue maladie à compter du 30 mai 2021. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

25 février 2025• 6ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200624

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'Ehpad La Bruyère d'une demande en réparation de désordres affectant le carrelage de son établissement, survenus dans le cadre d'un marché de travaux conclu en 2010. Le tribunal a examiné la responsabilité décennale des constructeurs, incluant l'entreprise, les maîtres d'œuvre et le bureau de contrôle, sur le fondement des principes régissant la garantie décennale des constructeurs. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur le caractère décennal des désordres et la répartition des responsabilités entre les différents intervenants, ainsi que sur l'application des articles du code de justice administrative relatifs aux frais d'expertise et aux dépens.

Avocat : INTERBARREAUX RACINE

25 février 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du centre hospitalier universitaire de Bordeaux refusant le versement de l'allocation d'assurance à M. B. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la fin de son contrat et l'exercice libéral non rémunérateur. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 5424-1 du code du travail.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

21 février 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404060

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise de MM. E et F. Les requérants, propriétaires d'une maison à Bordeaux, souhaitent établir l'origine de désordres (salpêtre, fissures, moisissures) qu'ils attribuent aux canalisations et à la végétation du domaine public de la commune de Bordeaux et de Bordeaux Métropole. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes, notamment le lien avec les ouvrages publics, et d'évaluer les préjudices. Les dépens sont réservés, leur fixation relevant du juge du fond.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

20 février 2025
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405216

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant l'arrêté préfectoral du 15 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un risque de représailles en cas de retour en Turquie (article 3 de la CEDH). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en particulier l'absence de preuve d'un risque réel et actuel de traitements inhumains ou dégradants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HENRY-WEISSGERBER

20 février 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104938

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société "Chez Francky" visant à annuler la décision du 3 mars 2021 de la ministre du travail confirmant la suspension du contrat d'apprentissage de Mme E. Le tribunal a jugé que les conditions de travail imposées à l'apprentie, notamment l'absence de toilettes accessibles pendant les horaires de travail, caractérisaient un risque sérieux d'atteinte à sa santé et à son intégrité physique et morale. Cette solution est fondée sur les articles L. 6223-1 et L. 6225-4 du code du travail.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

17 février 2025• 9ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413673

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police rejetant la demande de carte de résident algérien de Mme B. La requérante justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de quinze ans, conformément à l’article 6-1 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal retient une méconnaissance de ces stipulations et enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois. L’État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : MEGHERBI

13 février 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423021

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 29 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que M. A ne justifiait pas de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'ancienneté de son séjour en France n'était pas établie. En conséquence, les moyens soulevés, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et l'arrêté préfectoral a été confirmé.

Avocat : WERBA

11 février 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410198

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A, ressortissant brésilien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier), n'était pas entachée d'erreur de droit, le préfet ne s'étant pas fondé sur une menace à l'ordre public. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de liens personnels intenses et stables en France.

Avocat : COTE-ZERBIB

11 février 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215203

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que M. B, né en Italie d'une mère française et d'un père présumé italien, n'avait pas apporté la preuve de démarches personnelles répétées et assidues auprès des autorités italiennes pour établir son impossibilité d'obtenir la nationalité italienne. La solution retenue s'appuie sur l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides et l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES

11 février 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316076

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. B E et Mme C D, ressortissants algériens, qui contestaient le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale. La juridiction a jugé que la décision du sous-directeur des visas, qui s’est substituée à celle du consul, était suffisamment motivée et fondée sur le risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires, sans erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, au regard des liens maintenus avec l’Algérie. Cette solution s’appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MEGHERBI

10 février 2025• 9ème chambre