1 519 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 519
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 557
Avec résumé IA
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Avocat : GERBET CHRISTOPHE
Avocat : MEGHERBI
Avocat : AUERBACH
Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES
Avocat : DERBALI
Avocat : PERBET
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du 2 novembre 2020 du préfet de Maine-et-Loire lui refusant un titre de séjour. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une atteinte à sa vie privée et familiale sur le fondement de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que Mme D ne justifiait pas de l'intensité et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, malgré une activité professionnelle passée, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 par laquelle le CHU de Bordeaux a placé M. C, manipulateur en électroradiologie, en congé de disponibilité d'office à l'issue d'une sanction disciplinaire. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la privation de rémunération et de ses conséquences financières graves et immédiates pour le requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en relevant que le placement en disponibilité d'office ne figure pas parmi les cas limitativement énumérés par le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, et que la réintégration à l'issue de la période d'exclusion était de droit. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée et enjoint au CHU de Bordeaux de réintégrer provisoirement M. C.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en ce qu'elle visait les textes applicables et rappelait le rejet définitif de ses demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin du droit au maintien sur le territoire français en cas de rejet définitif d'une demande de réexamen.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 16 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des craintes de persécutions en raison de son origine tamoule et de son opposition au gouvernement sri-lankais, ainsi que son isolement en Autriche. Le tribunal a jugé que la faculté pour la France d'examiner la demande d'asile, prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, est discrétionnaire et ne constitue pas un droit pour le demandeur. En l'absence de preuve de défaillances systémiques en Autriche, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B, ressortissant philippin, contestant un arrêté du préfet des Yvelines du 24 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 2 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance des articles 10 et 11 du règlement (UE) n° 604/2013, au motif que les membres de la famille présents en France ne sont pas des « membres de la famille » au sens de l'article 2 de ce règlement. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Allemagne, État membre ayant accepté la reprise en charge de M. A.
Avocat : WERBA
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme D, qui souffre de complications infectieuses après une pose de prothèse du genou en 2016 au centre hospitalier universitaire de Nice. La requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer les causes et responsabilités liées à sa prise en charge, sans préjuger du fond. Le centre hospitalier et l'ONIAM, qui ne s'opposaient pas à l'expertise, ont vu leurs protestations rejetées comme sans objet, et la demande de pré-rapport a été écartée.
Avocat : GERBI AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié au regard de l'article L. 612-2 du CESEDA, M. B ne justifiant pas de garanties de représentation suffisantes. Enfin, la décision fixant le pays de destination a été validée comme suffisamment motivée.