30 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
30
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 966
Avec résumé IA
Avocat : LABOURET-MAUREL
Avocat : LABOURIER
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI au titre de travaux de construction d'une villa destinée, selon elle, à la location meublée saisonnière avec prestations para-hôtelières. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Lozari GCP. Il estime que la société ne démontre pas que les dépenses de travaux ont été engagées en vue de réaliser des opérations imposables à la TVA, notamment en raison d'un permis de construire modificatif indiquant un usage en résidence principale et de pièces justificatives insuffisantes. **Textes appliqués** : Les articles 271 et 261 D du code général des impôts, définissant les conditions de déductibilité de la TVA et le régime d'exonération des locations meublées, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les conclusions relatives aux frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... et M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Lodève du 16 juin 2022 refusant leur permis de construire. Le tribunal a relevé que le maire se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis en raison de l'avis défavorable conforme du préfet de l'Hérault, fondé sur la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme (principe de continuité en zone de montagne). Par suite, les moyens soulevés contre les motifs du refus étaient inopérants. La requête a été rejetée, y compris les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia (1ère chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le comportement de M. C..., compte tenu de ses condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant le refus de renouvellement. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour de trois ans ont été validées, le préfet n'ayant pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : LABOURET
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Corse du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, agent contractuel de la chambre de métiers et de l'artisanat d'Occitanie, contestant le non-renouvellement de son contrat et demandant sa requalification en contrat à durée indéterminée, sa titularisation, ainsi que des indemnités. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que la décision de non-renouvellement était suffisamment motivée et ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée, et que le contrat à durée déterminée était légal au regard du code du travail et du statut des agents des chambres de métiers. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes de réintégration, de titularisation ou d'indemnisation. Les textes appliqués incluent le code du travail et le statut des agents des chambres de métiers et de l'artisanat.
Avocat : LABOURDETTE
Avocat : LABOUNE