521 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
521
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 717
Avec résumé IA
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 10 août 2023, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleuse salariée à une ressortissante malgache. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions présentées par l'employeuse, celle-ci ne justifiant pas d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les motifs du refus, tirés de l'absence de visa du contrat de travail par les autorités malgaches et d'un risque de détournement de l'objet du visa. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 5221-2 du code du travail et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus ne constituait pas un non-renouvellement de titre (la demande ayant été faite 20 mois après l'expiration du précédent) et que la requérante n'avait pas justifié de circonstances particulières de précarité ou d'opportunité professionnelle immédiate. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens de fond, faute d'urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un litige relatif au refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien et à une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que la requérante résidait à Vienne (Isère) à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Grenoble, seul compétent pour en connaître.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A B contre des décisions du préfet de l'Isère lui refusant un certificat de résidence algérien et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant résidait à Vienne (Isère) à la date des décisions attaquées. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Grenoble, seul compétent pour statuer en premier ressort.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de la préfète du Rhône sur les demandes de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident de M. A. La condition d'urgence a été reconnue s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et un doute sérieux sur la légalité des décisions a été retenu en raison du défaut de réponse de l'administration à la demande de communication des motifs. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et de réexaminer la situation de l'intéressé, sans astreinte. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 911-1 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé le renouvellement du certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'ayant pas été examinée, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.