37 364 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
37 364
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 157
Avec résumé IA
Avocat : SCP L. POULET-ODENT
**Sujet principal** : Demande initiale d'injonction pour enregistrement d'une demande de titre de séjour et délivrance d'un récépissé, suivie d'un désistement partiel et d'une demande de condamnation aux dépens. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement partiel de la requérante concernant l'injonction et condamne l'État à lui verser la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Article L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : LENGRAND
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant congolais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était régulière, notamment sur la compétence de son auteur et la motivation suffisante au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : LEVY
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société CM - CIC Leasing Solutions de sa requête. La procédure, qui visait à obtenir une provision sur créance et la restitution d'un matériel loué auprès de la commune de Saint-Martin du Boschet, est donc éteinte. La décision est rendue en application des dispositions générales du code de justice administrative.
Avocat : BOLLENGIER-STRAGIER
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 janvier 2024 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante congolaise. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'erreurs de droit, notamment en qualifiant à tort la demande de l'intéressée au titre de l'article L. 425-10 du CESEDA au lieu de l'article L. 425-9, et contenait une confusion d'identité dans l'examen médical. Le tribunal a jugé que ces vices entachaient à la fois le refus de titre de séjour et l'OQTF, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : MESUROLLE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes visant l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'un arrêté d'interdiction de retour. Cette décision est fondée sur l'absence d'adresse stable fournie par la requérante, empêchant la notification utile des actes de procédure, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le juge a constaté qu'il n'y avait pas lieu, en l'état, de se prononcer sur le fond des recours.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes visant l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'un arrêté d'interdiction de retour. La juridiction a constaté l'absence d'adresse stable de la requérante, empêchant la notification utile des actes de procédure. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants (une SCI et un particulier) dans leur recours visant à annuler le refus implicite de modification du PLU de Perpignan et à obtenir la délimitation de parcelles en STECAL. Ce désistement est constaté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités. La juridiction rejette par ailleurs la demande de la collectivité défenderesse de condamner les requérants aux dépens.
Avocat : DELEUZE
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de renouvellement d'une carte professionnelle de conducteur VTC pour défaut de formation continue. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (12ème Chambre). Solution retenue : Rejet de la requête, confirmant le refus de renouvellement. Textes appliqués : Articles R. 3120-6, R. 3120-7 et R. 3120-8-2 du code des transports, exigeant une formation continue valide. Le tribunal a constaté que l'attestation de formation produite était un faux, l'organisme de formation ayant confirmé l'absence de participation de la requérante.
Avocat : LESAGE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant un arrêté préfectoral d'éloignement. La juridiction a déclaré la requête manifestement irrecevable car le requérant, invité à régulariser sa demande, n'a pas indiqué son domicile réel comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, toutes ses conclusions, y compris la demande d'annulation et d'injonctions, sont écartées sans examen au fond.
Avocat : JASLET
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral du 6 juin 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant bangladais et lui imposant une OQTF avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du CESEDA en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille mineure née en France et de son ancienneté de séjour. La décision a été annulée pour excès de pouvoir.
Avocat : CHARLES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a annulé l'arrêté litigieux, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992, qui encadre les conditions d'éloignement des ressortissants ivoiriens. La décision s'appuie également sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DAURELLE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler et à majorer les indemnités qui lui ont été accordées par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a jugé que le dispositif forfaitaire et limité dans le temps prévu par la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022, qui encadre la réparation des préjudices liés aux conditions d'accueil indignes, ne méconnaissait pas les principes d'égalité de traitement et de réparation intégrale. Il a également écarté les autres moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la procédure et au barème d'indemnisation.
Avocat : DHEROT CHARLENE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui interdisant d'exercer en tant qu'éducateur sportif pour un an. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés (comportement déplacé à connotation intime envers une pratiquante) étaient suffisamment établis pour justifier la sanction au regard de l'article L. 212-13 du code du sport. La juridiction a considéré que l'interdiction prononcée n'était pas disproportionnée au regard de l'objectif de protection de la sécurité morale des pratiquants.
Avocat : WEYL-TAULET-AROUI-PIRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet d'enregistrer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité, la demande ayant été déposée en juin 2021 et étant donc déjà enregistrée. La condition d'utilité requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était ainsi pas remplie.
Avocat : CELESTE & JEAN
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande de renouvellement, déposée le 27 octobre 2025, est réputée avoir fait l'objet d'une **décision implicite de rejet** au terme du délai de 90 jours prévu par le code des étrangers (soit fin janvier 2026). Enjoindre à l'administration d'agir reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé) ; articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU RAISSA
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police d'enregistrer une demande d'asile en procédure normale. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le délai de transfert Dublin de six mois était expiré, libérant ainsi la France de son obligation de transférer la requérante vers l'Espagne et la rendant responsable de l'examen de sa demande. La décision s'appuie sur l'article 29 du règlement Dublin III (UE n°604/2013) et les articles L. 521-1 et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.