70 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
70
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 421
Avec résumé IA
Avocat : LEURENT
Avocat : SELARL FLEURENTDIDIER & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à Mme C, ressortissante malgache, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La juridiction a retenu que l'absence de cette attestation portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et de venir, au droit au respect de la vie privée et familiale et au droit de travailler de la requérante, en méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence était caractérisée par l'imminence de la perte d'un contrat d'apprentissage et l'arrêt des aides sociales.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour sous astreinte. Le juge a constaté que M. A avait déjà saisi le tribunal d'une demande identique sur le fondement de l'article L. 521-3, toujours en cours d'instruction, ce qui excluait toute situation d'urgence justifiant une procédure distincte. Seule l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient légales et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet de l’Isère une attestation de prolongation d’instruction de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction, désistement auquel le juge a donné acte. Par ailleurs, le juge a admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais a rejeté sa demande de frais de procès au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la même loi.
Avocat : CABINET FLEURENTDIDIER & ASSOCIES