879 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
879
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 671
Avec résumé IA
Avocat : SELAS OLSZAK LEVY
Avocat : SELARL LEVY AVOCAT
Avocat : LEVY
Avocat : LEVY RIVELINE
Avocat : SELAS OLSZAK & LEVY
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C, occupant sans droit ni titre un logement de la résidence pour personnes âgées Désiremont gérée par le CCAS de Metz. Le juge a constaté que le contrat de séjour avait été valablement résilié en raison du non-respect du règlement intérieur par l'occupant, notamment pour avoir nourri des pigeons et négligé l'hygiène de son logement, créant un risque sanitaire pour les autres résidents. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues, justifiant l'injonction d'évacuer les lieux sous un mois, sans astreinte, mais avec le concours possible de la force publique. La demande de frais de justice présentée par le CCAS a été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit dans l'appréciation de sa situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des articles L. 423-23 et L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel. Il a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. C, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 mai 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. En cours d’instance, la préfète de l’Essonne a retiré cet arrêté par une décision du 20 juin 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, mais a condamné l’État à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).