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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

369 318

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112706

Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus implicite du préfet de la Sarthe de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. La décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du séjour en France (depuis l'enfance), de la stabilisation professionnelle et de la vie familiale établie avec une ressortissante française et leur enfant. Le tribunal enjoint au préfet compétent de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale".

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112487

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a annulé la décision du 21 juillet 2021 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'insertion professionnelle stable du requérant, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et justifiant d'une promesse d'embauche en CDI. La solution retenue est l'annulation de la décision, impliquant une injonction au préfet de délivrer un titre de séjour.

SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109394

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant congolais confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le suivi de formation de M. A n'était pas réel et sérieux, alors que ses bulletins scolaires et rapports éducatifs démontraient son sérieux et son investissement. La décision a également relevé que le préfet avait omis de prendre en compte l'absence d'attaches de M. A dans son pays d'origine, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 2° bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (devenu L. 423-22).

Avocat : POLLONO

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300133

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. G D contestant trois créances de la CAF des Côtes-d'Armor et du département des Côtes-d'Armor. Le juge a estimé que M. D était en situation de concubinage depuis le 13 février 2021, et non à compter de sa déclaration d'avril 2022, ce qui justifiait le bien-fondé des indus d'allocation de logement sociale (ALS), d'aide exceptionnelle de fin d'année et de revenu de solidarité active (RSA). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la construction et de l'habitation, et du code de la sécurité sociale.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

11 décembre 2024• Vice-président Contentieux sociaux
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408889

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 28 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement, la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, ainsi que l'atteinte à la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

11 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100854

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de permis de construire pour un projet de rénovation et d’agrandissement à Anthy-sur-Léman. Le tribunal a jugé que le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Bas-Chablais, approuvé le 25 février 2020, était entré en vigueur à la date de l’arrêté attaqué (3 septembre 2020), après accomplissement des formalités de transmission et d’affichage. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur le classement en zone naturelle du terrain, sans erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 153-22, L. 153-23, R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme.

Avocat : SELARL FAVRE DUBOULOZ COFFY AVOCATS

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2101899

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le département de la Haute-Vienne d’un litige en plein contentieux relatif à des désordres (fissures) affectant un centre aquatique, imputés à des malfaçons dans l’exécution des travaux et à une erreur de conception. Le département recherchait la responsabilité contractuelle et décennale de la société GTM Bâtiment Aquitaine (constructeur), ainsi que la responsabilité des sociétés de maîtrise d’œuvre et de contrôle technique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des principes de la responsabilité des constructeurs, notamment la garantie de parfait achèvement et la garantie décennale, régies par les articles 1792 et suivants du code civil, ainsi que par les stipulations du marché public.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

10 décembre 2024• 1ère chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301372

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 119 500 euros contre la chambre d’agriculture, pour manquement à son obligation de résultat dans le dépôt de sa demande d’aide PAC (ADMCA) pour 2021. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que les prestations litigieuses, liées à l’exécution des règlements de la politique agricole commune institués par l’ordonnance n° 2019-59 du 30 janvier 2019, ne relèvent pas d’un service public administratif mais d’une activité de service public industriel et commercial. En conséquence, la requête de M. B a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : COTELLON

10 décembre 2024• 2ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202414

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient l'annulation du refus du maire de Courant de déplacer une citerne souple implantée sur une parcelle voisine. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car il ne relève pas de l'office du juge administratif d'annuler une décision refusant le déplacement d'un ouvrage public, mais seulement d'en apprécier la légalité en plein contentieux. Sur le fond, les requérants n'ont pas démontré que l'ouvrage était irrégulièrement implanté, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et le préjudice visuel, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux ouvrages publics.

Avocat : SELARL PAYET - FILLOUX - DI MARTINO - HENNEMANN & ASSOCIÉS

10 décembre 2024• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2209279

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nanterre à la société Terralia pour deux bâtiments d'habitat collectif. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le projet ne nécessitait pas de plan de division ou de projet d'association syndicale au sens de l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme, en raison de son unité architecturale et de ses équipements communs. Les autres moyens soulevés ont été rejetés comme inopérants ou non fondés.

Avocat : PELLOQUIN

10 décembre 2024• 8ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202036

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de M. B, ressortissant malien, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 47 149,84 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive d'un arrêté du 2 juillet 2019 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire), annulé par un jugement du 3 décembre 2020. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État, mais a rejeté la demande d'indemnisation. Il a estimé que M. B ne démontrait pas de lien direct et certain entre l'illégalité et ses préjudices allégués (perte d'emploi, de logement, préjudice moral), faute de preuve que la rupture de son contrat de travail était due à l'arrêté illégal ou qu'il avait perdu une chance sérieuse d'emploi. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLORIS

10 décembre 2024• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312395

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant tunisien. Le juge estime que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité belge lors de l'embauche, ne suffit pas à établir une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : PEKETI ESSODJILOBOUWÈ

10 décembre 2024• 8ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300144

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société PJMG, exploitant un salon de beauté, pour contester le refus de l'administration de lui octroyer les aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, dans le cadre de la crise sanitaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur, rendant son recours recevable. Sur le fond, le tribunal a examiné les conditions d'éligibilité prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment l'interdiction d'accueil du public et la perte de chiffre d'affaires. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique.

Avocat : CABINET MAUDUIT, LOPASSO & ASSOCIES (SELARL)

10 décembre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2221178

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A B, entrepreneur individuel, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 4 500 euros en réparation du préjudice résultant du non-versement des aides du fonds de solidarité pour les mois de mars, avril et mai 2021. Le tribunal a estimé que M. B n'avait pas déposé ses demandes via le formulaire en ligne obligatoire prévu par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, et qu'il n'avait pas fourni les justificatifs nécessaires malgré les demandes de l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret précité.

Avocat : CABINET CHALOUPECKY HASENOHRLOVA-SILVAIN (SELARL)

10 décembre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406978

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre l'arrêté préfectoral autorisant l'abattage de vingt tilleuls à Loudéac. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, les arbres étant situés à plus de 700 mètres de son domicile. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard des articles L. 305-3 du code de l'environnement et du code de l'urbanisme, l'abattage étant justifié par les nécessités du projet d'aménagement.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD

10 décembre 2024
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403092

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de sept ans. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : DESMARS BELONCLE CABIOCH - SULLY AVOCATS

10 décembre 2024• Autres délais-Etrangers-2
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201497

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté les requêtes de la société GTM Bâtiment Aquitaine dirigées contre trois titres exécutoires émis par le département de la Haute-Vienne. La société contestait la compétence de l'auteur des titres, leur caractère superfétatoire et leur bien-fondé. Le tribunal a jugé que les titres exécutoires étaient dépourvus d'objet, car la somme réclamée résultait d'une ordonnance du juge des référés du 14 juin 2022, laquelle valait titre exécutoire en application de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution, et était exécutoire nonobstant appel. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

10 décembre 2024• 1ère chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00134

Avocat : D'OLLONE

10 décembre 2024• 8ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-22TL21994

Avocat : FAIVRE-VILOTTE

10 décembre 2024• 2ème chambre
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01913

Avocat : SELARL CHRISTOPHE GUEVENOUX-GLORIAN

10 décembre 2024• Juge des référés