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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

378 512

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203869

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, aide-soignante, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du CHU de Bordeaux fixant au 30 avril 2022 la guérison de son accident de service. Postérieurement à la requête, le CHU a retiré cette décision et fixé une nouvelle date de consolidation au 7 mars 2023, conduisant Mme A à se désister purement et simplement. Le tribunal donne acte de ce désistement et, en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative, met les dépens à la charge du CHU de Bordeaux, le retrait de l’acte attaqué justifiant cette dérogation.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

15 novembre 2024• 6ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400676

Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision du 5 décembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile sénégalais. La juridiction retient un vice de procédure, car l'OFII a adressé la demande d'observations préalables à un centre d'hébergement que M. B n'avait pas rejoint, le privant ainsi de la garantie prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé l'intéressé de la possibilité de présenter ses observations écrites dans le délai de quinze jours, comme l'exige l'article D. 551-18 du même code. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. B à compter du 14 octobre 2023, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RUDLOFF

15 novembre 2024• 3ème Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03354

Avocat : JOANNOPOULOS

15 novembre 2024• 9ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410898

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation au motif que la préfète aurait dû faire usage de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement, en raison de son intégration au sein d’une communauté religieuse en France. Le tribunal estime que les éléments fournis sont insuffisants pour justifier une dérogation, compte tenu de l’absence de liens familiaux en France, de la récence de son séjour et de l’absence de perspectives d’insertion professionnelle. La décision attaquée est donc confirmée.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

15 novembre 2024• ELOIGNEMENT
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2107153

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A, professeure des écoles, qui contestait l'arrêté du 25 novembre 2020 par lequel la rectrice de l'académie de Lille avait résilié son contrat d'enseignement. La décision était fondée sur l'article L. 911-5 du code de l'éducation, en raison d'une condamnation pénale pour violences volontaires sur mineurs de moins de quinze ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les faits reprochés, constitutifs d'un comportement contraire aux bonnes mœurs, entraient bien dans le champ d'application de ce texte. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.

Avocat : CALONNE

15 novembre 2024• 8ème chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC00213

Avocat : CABAILLOT

15 novembre 2024• 2ème chambre - formation à 3
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2203702

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SARL 4 REV, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 septembre 2022 lui infligeant une amende administrative de 31 200 euros pour défaut de contrôle périodique d’équipements sous pression, en application des articles L. 557-28 et L. 557-58 du code de l’environnement. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière.

Avocat : MATHIEU-DEJAS-LOIZEAUX-LETISSIER

14 novembre 2024• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105541

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, décidée par le ministre de l'intérieur le 2 avril 2021. Le requérant soutenait que l'administration n'avait pas prouvé la délivrance de l'information préalable obligatoire pour les retraits de points consécutifs à quatorze infractions. Le tribunal a jugé que, pour les infractions constatées par appareil électronique sécurisé et ayant donné lieu au paiement d'amendes forfaitaires, la preuve de cette information était apportée, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, les conclusions en annulation des décisions de retrait de points et de la décision d'invalidation ont été rejetées.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

14 novembre 2024• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308154

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant égyptien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente.

Avocat : GUILLOU

14 novembre 2024• 11ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303649

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure lié à l'enquête administrative, la méconnaissance du droit d'être entendu, ainsi que des erreurs de fait et d'appréciation. Il a jugé que la décision était fondée sur le 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, après une appréciation globale du comportement de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : SELARL AVOCATLOR

14 novembre 2024• Chambre 3
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE02303

Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT

14 novembre 2024• 2ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2200591

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B et M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Villeneuve-les-Béziers à la SCI Magi pour l’extension d’un hangar. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 16 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article L. 761-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de cet article. Aucun texte du code de l’urbanisme ou de l’environnement n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur le désistement.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

14 novembre 2024• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2204787

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F et M. D E demandant l'annulation de la délibération du 22 mars 2022 approuvant la modification n°14 du PLU de Montpellier, concernant le secteur du Parc Montcalm. Les requérants contestaient notamment la procédure de modification employée, estimant qu'une révision était nécessaire en application de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme, et invoquaient une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la modification litigieuse n'avait pas pour effet de réduire une protection édictée en raison de la qualité des sites ou des paysages, le parc n'étant pas classé à ce titre, et qu'elle visait au contraire à le sanctuariser et l'étendre. Par conséquent, la procédure de modification était régulière et les moyens soulevés ont été écartés.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

14 novembre 2024• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300196

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la société Zimmer Biomet France d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite, par la ministre du travail, de son recours hiérarchique contestant le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement économique d’une salariée protégée. En cours d’instance, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige ni appliquer d’autres textes que le code de justice administrative.

Avocat : CHASSANY WATRELOT ET ASSOCIES

14 novembre 2024• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411527

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, ressortissant polonais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 6 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la menace à l'ordre public était caractérisée, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de circulation étaient proportionnés, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : CHAIAHELOUDJOU

14 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411529

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant cambodgien, contre un arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans et un signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en considérant que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.

Avocat : CHAIAHELOUDJOU

14 novembre 2024• Reconduite à la frontière
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-22PA05490

Avocat : JOANNOPOULOS

14 novembre 2024• 7ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2203695

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Nazaire-de-Ladarez refusant un permis de construire pour la rénovation d'un mas agricole. La juridiction a écarté les moyens de forme, estimant que la signature du maire était lisible et qu'aucune ambiguïté n'existait sur son identité. Sur le fond, le tribunal a examiné les motifs de refus fondés sur les articles R. 111-27, R. 111-2, R. 111-9 du code de l'urbanisme et L. 1321-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

14 novembre 2024• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2201573

Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du 4 février 2022 par lequel le maire de Vias s'est opposé à la déclaration préalable de Mme et M. C pour l'édification d'un portail sur leur parcelle. Le tribunal juge que le maire ne pouvait fonder son refus sur la méconnaissance d'une orientation d'aménagement et de programmation (OAP), car le droit de clore son héritage, garanti par l'article 647 du code civil, fait partie intégrante du droit de propriété et ne peut être totalement interdit par un document d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code civil. La commune est condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

14 novembre 2024• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108372

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que pour les infractions commises après le 15 avril 2015 (18 mars 2019 et 15 octobre 2020), la signature électronique du contrevenant ou le refus certifié de signer établit la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En revanche, pour les infractions antérieures (10 mars 2016 et 6 septembre 2016), l'administration n'a pas apporté la preuve de cette information, mais cette illégalité est sans incidence sur la légalité de la décision d'invalidation dès lors que les retraits de points pour les infractions postérieures suffisaient à atteindre le solde nul.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

14 novembre 2024• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13