17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
17 651
Décisions totales
383 581
Ordonnances
382 508
Avec résumé IA
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Avocat : BOUKOULOU
Avocat : LELOUEY
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A E, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de police du 3 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant les décisions suffisamment motivées en droit et en fait. Il juge également que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour ne sont pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé, de son intention de ne pas se conformer à l'obligation de quitter le territoire et de son signalement pour tentative de vol avec violences constituant une menace pour l'ordre public. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DELOST
Avocat : MIFSUD ELODIE
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé les arrêtés du 6 mars 2024 par lesquels le préfet de police de Paris avait obligé une ressortissante tunisienne à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La requérante justifiait d'une entrée régulière en France via un visa de court séjour, ce qui excluait l'application du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et prononçant l'interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à réexamen de la situation.
Avocat : BENJELLOUN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de provision de 828 168,17 euros TTC formée par la société SNEE contre l'Établissement Public de Santé Ville-Évrard. La société invoquait un décompte général et définitif tacite fondé sur le CCAG Travaux, mais le juge a estimé que la réception des travaux sous réserves, non levées, rendait prématurée la transmission du projet de décompte final. En conséquence, l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Avocat : RIVIERE MORLON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision du 16 juillet 2024 refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Postérieurement à l'introduction de la requête, le conseil national des activités privées de sécurité a délivré à M. A une nouvelle carte professionnelle valable jusqu'en 2029. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné le conseil national des activités privées de sécurité à verser 800 euros à M. A au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CABINET DUCLOS KUBISZYN WYSTUP
Avocat : RASOAVELOSON JULIEN
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de Mme A, après que l'université de Rouen Normandie a retiré sa décision de refus d'admission en master de psychologie. La requérante contestait ce refus en invoquant notamment l'urgence liée à son projet de reconversion professionnelle et l'illégalité de la décision fondée sur une capacité d'accueil limitée. Le juge a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a rejeté le surplus des conclusions, dont la demande de frais de procédure. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : Florent Verdier
Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ouvrier de l'État, contestant le refus du ministre des armées de liquider sa pension de retraite au titre des travaux insalubres et de lui verser des indemnités pour la période 1980-2010. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la caisse des dépôts et consignations, se déclarant compétent. Il a jugé que la demande de révision de la pension était irrecevable car tardive, en application de l'article 40 du décret du 5 octobre 2004, et que la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968) s'opposait aux demandes d'indemnités pour la période antérieure. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Avocat : LE FLOC'H-ABDOU
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A B d'une requête en référé visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sous astreinte. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction et de ses demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et lui a donné acte par une ordonnance du 12 septembre 2024, fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : BENKHELOUF BASMA
Avocat : MAILLOT
Avocat : BELLOTTI