3 160 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 160
Décisions totales
383 581
Ordonnances
332 893
Avec résumé IA
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Avocat : ALMAIRAC
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Avocat : MAILLARD
Avocat : MAILLET DELPHINE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, pour suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 27 août 2024 fixant le pays de renvoi (Haïti). Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits, notamment au regard des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Haïti (articles 3 de la CESDH et L. 721-4 du CESEDA) et de son droit à une vie familiale normale (article 8 de la CESDH). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas réunies.
Avocat : DAHOMAIS
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme E visant à annuler le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision concernait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour ses enfants, au motif que les actes d'état civil produits étaient considérés comme apocryphes. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 47 du code civil et l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la force probante des actes d'état civil étrangers peut être contestée, et qu'il appartient au juge de se prononcer au vu des éléments du dossier. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code civil et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP LEMAIRE QUATRAVAUX
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Le requérant contestait le refus de la préfète des Vosges d'enregistrer sa demande de titre de séjour et un prétendu refus de délivrance de titre. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives au refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante. S'agissant du refus d'enregistrement, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisamment grave et immédiate, son employeur n'ayant pas suspendu son contrat de travail et le risque d'éloignement n'étant pas établi.
Avocat : COCHE-MAINENTE
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, demandant l'annulation de la décision du 1er août 2024 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que M. A justifiait de l'enregistrement de sa demande de réexamen d'asile. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le refus des conditions matérielles d'accueil en cas de demande de réexamen, et a jugé que la décision de l'OFII était légale. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé suspension par M. B, demandeur d'asile nigérian, contestant le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil, notamment l'allocation pour demandeur d'asile. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation de vulnérabilité et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondées sur des motifs erronés (demande de réexamen et dépôt tardif). L'OFII a soulevé l'irrecevabilité de la requête en raison de l'absence d'utilité du référé, le juge de l'excès de pouvoir devant statuer sous quinze jours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant ne résidait plus dans son ressort. En application des articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure tirés des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que les erreurs d'appréciation au regard de l'article 3 du même règlement et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers l'Italie, pays responsable de l'examen de la demande d'asile selon les critères du règlement Dublin.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Marne du 26 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de perspective raisonnable d’éloignement et la méconnaissance du droit d’être entendu. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant que la délégation de signature était régulière, que l’arrêté était suffisamment motivé et que les perspectives d’éloignement étaient établies. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour, en invoquant l'urgence liée à sa précarité administrative. Le tribunal a estimé que la demande était mal fondée, car une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet de la Marne assignait M. B à résidence pour 45 jours. Le juge a relevé que le requérant avait déjà fait l'objet de plusieurs assignations à résidence successives depuis avril 2023, sans que l'administration ne justifie de démarches concrètes pour procéder à son éloignement. Cette situation a été jugée contraire aux articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent l'assignation à résidence à la perspective raisonnable d'un éloignement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait un arrêté de transfert aux autorités croates pris par la préfète du Bas-Rhin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté de transfert datant du 6 février 2024 ayant déjà été contesté sans succès par un jugement du 22 février 2024, et que l'illégalité alléguée (absence de preuve d'un entretien par une personne qualifiée) n'était pas manifeste au regard de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.