157 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
157
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 021
Avec résumé IA
Avocat : MARGAT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. La condition d'urgence a été reconnue, notamment en raison de la suspension de ses allocations chômage et de sa radiation des listes de demandeurs d'emploi. Le tribunal a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. La condition d'urgence a été reconnue, le contrat de travail du requérant ayant été suspendu suite à l'expiration de son titre. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante guinéenne entrée en France à 15 ans et prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'âge d'entrée de l'intéressée et de son parcours d'insertion. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A sous trois mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait prononcé une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour d'un an à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. La décision a été censurée en raison d'un défaut de signature régulière, la mention d'une signature électronique incohérente avec l'auteur désigné ayant créé un doute sur l'identité et la qualité de l'auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également enjoint au préfet de supprimer le signalement de l'intéressé dans le système d'information Schengen et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice.