1 053 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 053
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 618
Avec résumé IA
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C B D, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour pour son fils mineur A Prince B, au motif que la commission de recours s'était approprié le motif consulaire de fraude. Le tribunal a jugé que la décision implicite de la commission était suffisamment motivée et que le requérant n'apportait pas la preuve du lien de filiation, nécessaire pour bénéficier des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : SELARL MARY INQUIMBERT
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 28 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision n’était pas entachée d’incompétence et que le droit d’être entendu de la requérante n’avait pas été méconnu, dès lors que sa situation avait été examinée au regard de sa demande d’asile rejetée. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni à l’intérêt supérieur de ses enfants, et qu’elle n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie notamment sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), jugé inopérant car ne s'imposant pas aux États membres, et a rejeté les autres moyens, dont celui fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 611-3, L. 613-1 et L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation de 3 622 euros pour préjudices matériel et moral, résultant de la délivrance tardive d’un permis d’inhumer pour sa mère. Le tribunal constate que le Tribunal Administratif de Montpellier, par un jugement définitif du 18 septembre 2023, a déjà statué sur les mêmes préjudices en déchargeant partiellement la requérante du paiement des frais de conservation et en rejetant sa demande pour préjudice moral. En l’absence de préjudices distincts, les conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A sont devenues sans objet. Par ordonnance, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande au titre des frais de justice.
Avocat : SCP CORMARY & BROCA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante rwandaise, qui contestait les arrêtés du préfet de la Seine-Maritime du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois mois et l'assignant à résidence. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 731-1.