441 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
441
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 213
Avec résumé IA
Avocat : NAMIGOHAR
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, était saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 13 août 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le tribunal a relevé d’office que les décisions attaquées étaient inexistantes, les seuls actes produits étant un arrêté de placement en rétention du 13 août 2024 et un arrêté d’éloignement du 15 novembre 2023 pris par le préfet de police de Paris. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 29 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant marocain, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. C justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant quatre ans. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant commencé à courir après la notification de l'arrêté le 7 mars 2024 à 17h30, et la requête n'ayant été enregistrée que le 9 mars 2024. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.