4 974 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 974
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 268
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Trigano MDC, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 instituant des servitudes d'utilité publique sur son ancien site industriel. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, qu'il ne crée pas de nouvelles obligations de surveillance pour l'ancien exploitant et que son périmètre, couvrant l'ensemble du site pollué, n'est pas excessif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 515-12 du code de l'environnement relatives aux servitudes sur les terrains pollués.
Avocat : CABINET ROUX PIQUOT-JOLY
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un détenu pour un calcul erroné de sa rémunération de travail en atelier pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en rémunérant le requérant en deçà du taux horaire minimum légal, fixé à 45% du SMIC par l'article D. 432-1 du code de procédure pénale. En conséquence, il a condamné l'État à verser la somme réclamée de 46,09 euros en réparation du préjudice.
Avocat : AARPI THEMIS
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A..., victime d'une chute sur un trottoir de la commune de Mouans-Sartoux. La juridiction a jugé que la requérante, en tant qu'usagère de la voie publique, ne pouvait pas invoquer le régime de responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics prévu pour les tiers. Elle a également estimé que la commune avait apporté la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage, l'irrégularité du dallage ne constituant pas un danger excédant les risques normaux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées.
Avocat : PIERSON
Avocat : SCP SPINOSI
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'un ressortissant comorien. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants nés et scolarisés à Mayotte, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a reconnu l'urgence due au caractère exécutoire de la mesure, mais a estimé que le requérant n'avait pas démontré que l'OQTF portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la demande de suspension et les autres conclusions ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), considérant que la vie familiale pourrait se poursuivre dans le pays d'origine. La demande est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à sa demande d'une provision de 150 000 euros contre l'AP-HP. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : CABINET PAPIN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme J..., une factrice contestant le refus de La Poste de reconnaître comme accident de service son accident du 8 janvier 2024. La juridiction a jugé que la décision attaquée était régulière, écartant les moyens soulevés (incompétence du signataire, irrégularité de la notification et vices de procédure). La solution est fondée sur l'application du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et des règles de délégation de pouvoir.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIERI ROCCHESANI
**Sujet principal** : Demande en référé d'une société (TERRACO) visant à obtenir le paiement du solde d'un marché de travaux et d'intérêts moratoires de la part d'une commune, en invoquant une clause de reprise des engagements dans une convention de concession. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la créance invoquée par la société TERRACO à l'encontre de la commune de Lucciana ne présente pas le caractère de créance non sérieusement contestable, condition nécessaire pour accorder une mesure en référé. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui régit les conditions d'octroi des mesures en référé, est cité. Le juge relève une difficulté sérieuse quant à l'interprétation de l'article 22.4 de la convention de concession et à son application à une dette née avant l'expiration de cette convention.
Avocat : CABINET D'AVOCATS PIETRA ET ASSOCIÉS
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Mayotte (formation de référé-liberté). **Solution retenue** : Le juge des référés suspend l'exécution de l'OQTF et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, estimant que la mesure porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante. Il accorde également une somme d'argent à la requérante. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale), et article L. 761-1 du même code (frais de procédure).