438 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
438
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 273
Avec résumé IA
Avocat : OPYRCHAL
Avocat : GIL CROS CRESPY SELARL
Avocat : SELARL GIL-FOURNIER,CROS, CRESPY
Avocat : PYXIS AVOCATS
Avocat : ALBRESPY AVOCATS
Avocat : EVEZARD LEPY - MANDEVILLE
Avocat : SARL PY CONSEIL
Avocat : CHRISTIAN DELPY AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel la préfète de la Haute-Marne avait prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. B, un ressortissant turc. Le juge a estimé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue compte tenu de la relation de couple stable de M. B avec une ressortissante française, de leur projet de mariage imminent et de la grossesse de sa compagne.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. B, ressortissant russe, contestant les arrêtés du 27 juillet 2024 de la préfète de l'Aube portant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français comme tardives. Il a ensuite écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 612-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de M. A, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté de la préfète du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités lituaniennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des règlements (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : LEPY