2 028 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 028
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 853
Avec résumé IA
Avocat : NERAUDAU
Avocat : HOARAU-KERACHNI
Avocat : SCP D'AVOCATS W. HILLAIRAUD - A. JAUVAT
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Avocat : CARRAUD
Avocat : SELARL BERGER-TARDIVON-GIRAULT
Avocat : BERAUDO PAUL-MARIE
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence en logement de type T3 par la commission de médiation le 24 octobre 2023, au motif qu'aucune offre adaptée ne lui avait été faite dans le délai de six mois. Statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge constate que l'État n'a pas respecté son obligation de résultat. Il ordonne au préfet des Alpes-Maritimes de reloger Mme B sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. B, un jeune majeur, le renouvellement de son contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B ayant obtenu un titre professionnel, constitué une épargne et trouvé un emploi, même en période d'essai, ce qui lui permettait de relever du droit commun plutôt que d'un accompagnement social exceptionnel. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : RAULT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de renouveler son contrat jeune majeur. La requérante s'est désistée de sa demande de suspension de cette décision, après avoir obtenu une prolongation de sa prise en charge jusqu'au 13 août 2024 et un hébergement par un centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Aucune solution au fond n'a donc été retenue sur la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé que le Syndicat de gestion des gorges de l'Ardèche a commis une faute en ne renouvelant pas le contrat à durée déterminée de Mme B, agent contractuel depuis six ans. Le motif invoqué, des incertitudes de financement, n'était pas justifié par l'intérêt du service, d'autant que le poste a été pourvu après son départ. Cette décision visait à éviter la conclusion d'un contrat à durée indéterminée, en méconnaissance de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984. Le tribunal a donc condamné le syndicat à verser 2 000 euros à Mme B en réparation de son préjudice moral.
Avocat : SARL BERAUD - LECAT - BONSERGENT SENA
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C, ressortissant afghan, contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 9 juillet 2024 ordonnant son transfert vers la Suède, responsable de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement "Dublin III", un défaut d'examen de sa situation, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement, en raison des risques en cas de renvoi vers l'Afghanistan. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure d'information et d'entretien avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme B, une ressortissante camerounaise demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité de la requérante, car la décision a été prise le même jour que l'entretien d'évaluation, sans attendre les justificatifs médicaux et de suivi annoncés. Le tribunal a ainsi fait application des articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une prise en compte de la vulnérabilité, et de l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes et les associations France Nature Environnement Isère et Auvergne-Rhône-Alpes de recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 3 juin 2021, en tant qu'il autorisait deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau pour la campagne 2021-2022. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration et L. 424-10 du code de l'environnement, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'état de conservation de l'espèce. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : MERAUD