241 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
241
Décisions totales
383 581
Ordonnances
286 664
Avec résumé IA
Avocat : SOUTY
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de la Vienne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait des moyens d’illégalité externe (insuffisance de motivation, défaut de preuve de la délégation de signature) et un moyen d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens externes étaient manifestement infondés et que le moyen interne n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan demandeur d'asile. Le requérant sollicitait la poursuite de sa demande d'asile en France et le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, après que les autorités allemandes ont accepté sa reprise en charge dans le cadre du règlement Dublin. Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, M. A s'étant placé lui-même dans cette situation en ne renouvelant pas son attestation de demande d'asile, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet de l'Eure obligeait M. A, ressortissant ivoirien homosexuel, à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pendant un an. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas suffisamment examiné les risques réels et personnels encourus par le requérant en Côte d'Ivoire en raison de son orientation sexuelle, au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.