975 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
975
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 607
Avec résumé IA
Avocat : CABINET MAITRE EDBERG VANESSA
Avocat : VAN DER BEKEN
Avocat : VANITOU
Avocat : VAN ELSLANDE AVOCATS
Avocat : CABINET D'AVOCATS LEVANTI
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du 1er août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant que la procédure avait été régulièrement suivie. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013, la convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : FAUVEAU IVANOVIC
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, considérant que ce principe général du droit de l'Union européenne n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Oise fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VANSTEELANT
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de Mme D et M. F, ressortissants géorgiens, demandant l'annulation des arrêtés du 12 juin 2024 du préfet des Alpes-Maritimes. Ces arrêtés refusaient la délivrance d'un titre de séjour en qualité de protégé international, obligeaient les intéressés à quitter le territoire français et fixaient le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation familiale, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. D..., réfugié, et sa fille mineure, également réfugiée, d’une demande d’injonction visant à obtenir la remise de leurs titres de voyage pour réfugié. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué les intéressés à un rendez-vous le 26 août 2024 pour la remise des documents, soit après la date de leur voyage prévu au Portugal le 23 août 2024. Le juge a considéré que cette convocation ne répondait pas à l’urgence invoquée et que l’administration n’avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir ou au droit à la vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Avocat : NHOUYVANISVONG
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, de nationalité ivoirienne, contestant la décision du préfet du Nord du 23 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le préfet soutenait que le refus d'enregistrer la demande, en raison d'un dossier incomplet (absence d'autorisation de travail pour un titre "salarié"), ne constituait pas une décision faisant grief. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le dossier était effectivement incomplet, rendant impossible l'instruction. Par conséquent, la décision attaquée n'était pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, et la requête a été rejetée.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 mars 2024 et de l’arrêté du 18 juin 2024 du maire de Boissy-aux-Cailles, qui mettaient en demeure la société SFR de se conformer à la réglementation d’urbanisme et ordonnaient la démolition de son antenne relais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ayant tardé à contester la première décision et l’intérêt public invoqué ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. Il a également considéré qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des actes attaqués, notamment en l’absence de preuve de conformité au permis de construire. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 481-1 du code de l’urbanisme.
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise fixant le pays de destination de son éloignement. Constatant que l’intéressée résidait dans le Val-d’Oise, le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a donc ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : BECHLIVANOU MOREAU GEORGIA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'asile. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) dans un mémoire du 8 mars 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été rejetée par le bureau d'aide juridictionnelle. Enfin, les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension du concours de la force publique accordé par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour son expulsion, intervenue le 19 juillet 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'expulsion ayant déjà eu lieu, et que la requête était manifestement mal fondée, faute de pièces établissant une atteinte grave à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : BELLIER-GIOVANNETTI
Avocat : VANNIER
Avocat : FERRACCI VANINA
Avocat : CROSNIER SERVANE
Avocat : SUID - VANHEMELRYCK