1 467 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 467
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 006
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : GUYON
Avocat : ROYON
Avocat : DUHAYON
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du 13 juin 2024 par lesquelles la commission de l'académie de Grenoble avait refusé aux enfants B et C l'autorisation d'instruction en famille. Les requérants invoquaient notamment l'urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés de l'incompétence, de la composition irrégulière de la commission et d'une erreur de droit au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l'éducation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur un litige en matière de marchés publics opposant la SAS Decremps BTP à la commune des Houches. La société requérante sollicite le versement d'une provision de 2 413 098,67 euros TTC, estimant que le décompte général du marché de sécurisation de la route de Bochère est devenu définitif faute de contestation par la commune dans les délais. La commune conteste cette demande, invoquant l'absence d'achèvement des travaux en raison du non-enlèvement de matériaux stockés, ce qui empêchait la tenue des opérations de réception. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la créance invoquée n'était pas non sérieusement contestable, la commune ayant valablement refusé de procéder à la réception des travaux. Les textes appliqués sont l'article R. 541-1 du code de justice administrative, ainsi que les stipulations du CCAG travaux et du code de la commande publique.
Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Boudou Récupération. Celle-ci contestait la procédure de passation de marchés de traitement de déchets lancée par le syndicat départemental des ordures ménagères de l'Aveyron, en invoquant une méconnaissance du principe d'égalité de traitement des candidats (article L. 3 du code de la commande publique) dans l'évaluation du sous-critère relatif aux modalités d'indexation. Le tribunal a estimé que la méthode d'analyse contestée n'était pas irrégulière et que la requérante ne justifiait pas d'une lésion de ses chances, sa propre offre étant entachée d'irrégularités. La demande de la société Boudou Récupération a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d’asile avait été respectée et que les conditions matérielles de l’entretien n’avaient pas entravé le récit du requérant. Il a jugé que la demande d’asile était manifestement infondée au sens de l’article L. 352-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision de renvoi ne méconnaissait ni l’article 33 de la Convention de Genève ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : BAYONNE
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour objectiver les nuisances sonores alléguées par M. D, propriétaire voisin de la salle des fêtes de la commune de Verrières. Le juge a estimé que la seule allégation de troubles sonores justifiait la mesure, malgré l’absence de preuves préalables apportées par le requérant. L’expert désigné devra notamment mesurer l’intensité et la fréquence des bruits, évaluer les préjudices subis et proposer des solutions techniques.
Avocat : SCP BADRE HYONNE SENS-SALIS SANIAL ROGER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. A pour huit mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant sur renvoi du Conseil d'État, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait le calcul de sa pension de retraite, estimant qu'elle devait être liquidée sur la base de l'indice de son emploi de détachement (maître de conférences) et non de son corps d'origine (capitaine de sapeurs-pompiers). Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 64 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, le fonctionnaire détaché continue à bénéficier de ses droits à la retraite dans son corps d'origine. Par conséquent, la décision de la Caisse des dépôts et consignations de liquider la pension sur l'indice du corps d'origine n'est pas entachée d'erreur de droit.
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B C D en tant que parent d'enfant malade et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa fille malade, malgré l'absence de traitement approprié aux Comores. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3-1 et 6 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sans que les moyens invoqués ne créent un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Avocat : BAYON
Avocat : FLAMANT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : CHERFI YONIS
Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS LYON