965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 420
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge la requête manifestement irrecevable car le classement, intervenu après que la requérante n'a pas complété son dossier suite à une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief. La juridiction fonde sa décision sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir. Le requérant contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet, mais sa requête sollicitait en réalité un recours gracieux et non l'annulation d'une décision. La juridiction l'a donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'allocation de retour à l'emploi (ARE) après sa démission. Le juge a considéré que la démission, même motivée par un projet de formation, constitue une perte volontaire d'emploi ne permettant pas de bénéficier de cette allocation, sauf dans les cas strictement prévus par la réglementation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 5421-1, L. 5424-1 et L. 5422-1 du code du travail, ainsi que sur le décret n° 2020-731 du 16 juin 2020.
Avocat : RENOUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait signé l'arrêté en méconnaissance d'une clause de sa propre délégation de signature, ce qui constitue une incompétence. Cette illégalité entache l'ensemble de la procédure, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à la compétence et à la forme des actes.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'un examen particulier de la situation avait été réalisé, et que les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Avocat : COLLANGE
La requérante demandait au Tribunal Administratif de Grenoble, en référé, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au référé.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à une ressortissante étrangère dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par un délai anormalement long de près de onze mois depuis la décision favorable, ayant causé un préjudice professionnel à la requérante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures utiles en cas d'urgence, et accorde également une provision sur frais irrépétibles.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète de la Haute-Savoie d'expulser un couple de demandeurs d'asile déboutés de leur logement en CADA. Le juge a estimé que la mesure d'expulsion, bien que ne se heurtant à aucune contestation sérieuse sur le fond, ne présentait pas le caractère d'urgence et d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un réfugié occupant indûment un hébergement pour demandeurs d'asile, en autorisant le recours à la force publique. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au vu de la saturation du dispositif d'accueil, et a constaté l'absence de contestation sérieuse de la demande préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal ordonnant le placement d'un chien considéré comme dangereux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, notamment au regard des pouvoirs de police du maire pour prévenir les dangers. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives à la dangerosité des chiens (notamment articles L. 211-11 et suivants).
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une requête concernant un refus implicite de délivrance de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement. La décision a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MIRAN
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer une carte de séjour à la requérante sous astreinte. Le juge a considéré que l'arrêté de rejet et d'obligation de quitter le territoire pris par la préfète, après l'injonction de délivrer un titre, méconnaissait l'autorité de la chose décidée attachée à l'ordonnance de référé antérieure. La solution retenue est donc l'octroi d'une astreinte pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle.
Avocat : MIRAN
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Juridiction : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge constate que le requérant n'a pas préalablement saisi le juge du fond d'une requête en annulation distincte, condition nécessaire pour une demande de suspension.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bons-en-Chablais en désignant un expert pour constater l'état d'un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui organise cette procédure d'urgence. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à évaluer le péril et à proposer les mesures nécessaires pour assurer la sécurité publique.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir d'un demandeur algérien. Le sujet principal est la demande d'annulation du rejet implicite d'une demande de titre de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction retient cette solution car la préfète a délivré un titre de séjour régulier au requérant après l'introduction de sa requête, rendant celle-ci sans objet. Les conclusions à fin de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Free Mobile de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. La juridiction rejette la demande de la commune de Corenc de condamner la société requérante au paiement de frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif, notamment l'article R. 222-1 relatif à la procédure de désistement.
Avocat : SELARL PAMLAW - AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, mise en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, est réputée s'être désistée à l'expiration du délai imparti, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour « Talent-salarié qualifié ». Le tribunal a constaté que le requérant, mis en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il a donc appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet d'enregistrer un tel désistement.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le renouvellement d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement de la requérante concernant les conclusions principales (annulation et injonction) et rejette sa demande d'indemnité au titre des frais non compris dans les dépens. Elle prononce en revanche l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AARPI VERCORS AVOCATS