965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 420
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le président de la formation de jugement avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu'il n'a pas fait dans le délai d'un mois imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est donc réputé s'être désisté, mettant fin à l'instance.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses conclusions principales visant à l'annulation du refus de titre de séjour et à une injonction envers la préfète. Il constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée, et rejette la demande de condamnation de l'État aux frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1 relatif au désistement.
Avocat : MARGAT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... et M. C... B... visant à contraindre la commune de Pierre-Châtel à réaliser des travaux contre les ruissellements. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régulariser. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... demandant une indemnisation au département de la Drôme suite à un accident de la route. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas préalablement saisi l'administration d'une demande indemnitaire, malgré une invitation à régulariser sa procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la recevabilité d'une demande en paiement à l'existence d'une décision administrative préalable.
Avocat : PHELIP ET ASSOCIES
Sujet principal : Renvoi d'une requête pour incompétence territoriale concernant un refus de maintien de traitement lié à une autorisation d'absence pour formation. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (ordonnance du président). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, compétent car la requérante est affectée en Ardèche (dans le ressort de Lyon). Textes appliqués : Articles R. 351-3 (renvoi), R. 312-12 (compétence territoriale pour les litiges des fonctionnaires) et R. 221-3 (ressort des TA) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé une astreinte et en a augmenté le montant pour contraindre l'administration à exécuter une précédente décision de justice. Le tribunal a condamné l'État à verser 2 100 euros à la requérante pour l'inexécution d'une ordonnance enjoignant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, et a relevé l'astreinte à 200 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : BAZIN
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse de sa dette de RSA et la remise totale de celle-ci. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le département de la Vendée, jugeant la requête recevable car la décision attaquée du 29 avril 2022 n'était pas purement confirmative de décisions antérieures. Sur le fond, il a considéré que la situation financière précaire de la requérante, bien que réelle, ne constituait pas en l'espèce une cause d'extinction de la dette au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle de rejet, qui se substitue à la décision préfectorale initiale, est régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation fondée sur l'insuffisance d'insertion professionnelle de la requérante. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour accorder, rejeter ou ajourner une demande de naturalisation.
Avocat : SEYREK
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut d'insertion professionnelle suffisante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le ministre de l'intérieur a légalement pu, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, ajourner la demande en raison de l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, ses revenus étant essentiellement composés de prestations sociales et son état de santé ne justifiant pas, au vu des éléments produits, cette situation sur une période de onze ans. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.
Avocat : PITIOT
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 25 août 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de la requérante. La juridiction a estimé que le motif d'aide au séjour irrégulier retenu contre elle, concernant son conjoint entre 2011 et 2016, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, car cette aide avait pris fin depuis plus de neuf ans à la date de la décision attaquée. Le tribunal s'est fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, et a prononcé d'office une injonction pour que le ministre réexamine la demande.
Avocat : SELARL 333
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que l'administration avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressé concernant l'histoire de France et les principes républicains, évaluées lors de l'entretien d'assimilation. La décision s'appuie sur les conditions légales de l'article 21-24 du code civil et les modalités d'évaluation fixées par les articles 37 et 41 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : ZOUNGRANA
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de naturalisation pour défaut de résidence stable en France. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la décision expresse du ministre de l'Intérieur du 30 juin 2023, qui s'est substituée à la décision préfectorale initiale, est légale. L'administration a pu légalement rejeter la demande en estimant que la requérante n'avait pas établi avoir fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux et matériels en France, notamment au regard de la résidence de son conjoint à l'étranger. **Textes appliqués** : Articles 21-15, 21-16 et 27 du code civil ; articles 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DUPRAZ SYLVIE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du ministre est irrecevable, la requérante n'ayant pas établi avoir sollicité cette motivation. Il considère ensuite que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en confirmant l'ajournement, cette appréciation d'opportunité étant fondée sur des manquements fiscaux établis (déclarations erronées d'enfants à charge et omission partielle de revenus). Les textes appliqués sont principalement l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : ZOLEKO TSANE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme G... A... D... visant à annuler la décision ministérielle ajournant sa demande de naturalisation. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de la signataire, au défaut de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation. Elle fonde sa décision sur les articles 21-15 du code civil et 45 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ainsi que sur les textes relatifs aux délégations de signature.
Avocat : POUX-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur n'était pas insuffisamment motivée en l'absence de demande de communication des motifs, que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu, et que l'appréciation du ministre sur l'insuffisante assimilation de la requérante, fondée sur l'entretien, relevait de son pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie principalement sur les articles du code civil relatifs à la naturalisation et à la motivation des décisions.
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision du préfet de Maine-et-Loire déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a jugé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et procédait d'un examen complet de la situation de la requérante. Elle a considéré que la demande, formulée après le rejet de sa demande d'asile, était tardive au regard du délai prévu pour solliciter un titre de séjour sur un autre fondement, et qu'aucune circonstance nouvelle, notamment de santé, ne justifiait de déroger à cette irrecevabilité.
Avocat : SMATI
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant à une requérante de quitter le territoire français et fixant son pays de destination. Le tribunal a constaté qu'une décision ultérieure de la Cour nationale du droit d'asile, reconnaissant à la requérante la qualité de réfugiée, avait implicitement abrogé l'arrêté contesté. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et a rejeté la demande d'allocation de frais.
Avocat : ROULLEAU
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir de la demanderesse, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que les liens familiaux et personnels de l'intéressée en France n'étaient pas suffisamment stables pour s'opposer à son éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SMATI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation spéciale pour les étrangers, rejette la requête de M. B... visant à annuler la prolongation de son interdiction de retour en France. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral contesté est suffisamment motivé et a été pris en application des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, les conclusions concernant l'annulation de l'assignation à résidence sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal, car elles ne relèvent pas de la procédure à juge unique.
Avocat : BEARNAIS
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction formée par la société Semperstyl Technologies contre une décision de l'ADEME mettant fin au financement d'un projet photovoltaïque. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la société ne démontrant pas de difficultés financières imminentes et insurmontables liées à cette décision. Il relève également l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, qui s'appuie sur le non-respect par la requérante des engagements et jalons contractuels prévus par la convention de financement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS