965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 370
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction contre le refus de titre de séjour d'un étudiant étranger. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision préfectorale de refus de titre de séjour. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension). Le juge examine également les conditions de délivrance d'un titre de séjour au regard des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser Mme D... A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que le préfet ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de plus de trois mois entre la mise en demeure et la saisine du tribunal. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au regard de la situation médicale grave d'un enfant et de la scolarisation des autres, porterait une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressée et de sa famille.
Avocat : MACHADO TORRES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion en référé de deux occupants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à cette demande, ordonnant l'expulsion des intéressés, au motif qu'ils se maintenaient illégalement dans les lieux après avoir été déboutés de leur demande d'asile et avoir fait l'objet d'une mise en demeure infructueuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent une telle injonction pour libérer une place d'hébergement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de Toulouse Métropole de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'occupants sans titre d'un espace enherbé du domaine public. Le juge constate l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet d'assurer un hébergement d'urgence à deux personnes sans-abri. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré une carence caractérisée de l'administration dans la mise en œuvre de son obligation, condition nécessaire pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles qui garantissent le droit à l'hébergement d'urgence.
Avocat : BACHELET
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices de la requérante suite à une chute sur un trottoir. Le juge a estimé l'expertise utile au vu des éléments produits (témoignages, photographies) établissant un lien de causalité possible entre la chute et un défaut d'entretien de la voirie communale. Cette mesure, prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est destinée à éclairer un futur litige au fond sur la responsabilité de la commune de Libourne.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CAYOL PIERSON
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté de transfert vers la Slovénie pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que le signataire était compétent, que la situation personnelle du requérant a été sérieusement examinée, et que l'entretien a été conduit par un agent qualifié. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GAST
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet de la Gironde d'assurer l'hébergement d'urgence de la requérante et de sa fille. Le juge a considéré que l'absence de prise en charge, malgré la saturation des dispositifs, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : FOUCARD
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un jeune se déclarant mineur isolé visant à enjoindre au département de l'Hérault de le prendre en charge. Le juge a estimé que la demande de mise à l'abri au titre de l'aide sociale à l'enfance relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles 375 et suivants du code civil), et non du juge administratif des référés. Concernant l'hébergement d'urgence, la responsabilité incombe à l'État et non au département, en application de l'article L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande en référé de la commune visant à expulser une famille d'un logement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la commune n'a pas démontré un préjudice grave et immédiat pour le service public, malgré les incidents allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN AVOCATS
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un père demandant une indemnisation pour préjudice moral lié au refus d'un collège de lui transmettre un code d'accès à la plateforme Pronote. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la demande indemnitaire préalable obligatoire adressée à l'administration, malgré une invitation à régulariser sa procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Le Tribunal administratif de Rennes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en annulation de la société Asa Liberté. Cette décision fait suite à l'annulation, par l'Agence nationale de l'habitat en cours d'instance, de la décision de retrait de subvention contestée, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation aux dépens présentée par la requérante.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en annulation. Le sujet principal était le refus d'autorisation d'instruction en famille pour l'année scolaire 2024-2025. La juridiction a constaté que la demande était devenue sans objet puisque l'année scolaire concernée était achevée, conformément à l'article L. 131-5 du code de l'éducation qui limite la durée de l'autorisation à une année scolaire. Les conclusions demandant une indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SELAS NAUSICA
Le Tribunal Administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette par ailleurs la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BEGUIN
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette par ordonnance la requête de Mme B... qui contestait l'inconstructibilité de sa parcelle dans un futur plan local d'urbanisme intercommunal. La juridiction estime que la demande de modification du plan n'est pas de son ressort et que les moyens invoqués contre le refus de recours gracieux sont inopérants et insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige portait sur le versement d'une prime « MaPrimeRénov' » refusée par l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas régularisé sa requête en produisant la décision attaquée et un exposé des faits et moyens, malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en annulation d'un permis de construire comme étant manifestement irrecevable. Les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au maire et au titulaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure du tribunal. La décision est prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la tierce opposition formée par Rennes Métropole contre un jugement ayant annulé un permis d'aménager. La juridiction estime que la collectivité ne justifie pas d'un droit propre préjudicié par le jugement attaqué, condition de recevabilité posée par l'article R. 832-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL AVOCOOP
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate que la requérante ne sollicite pas l'annulation d'une décision mais entend simplement former un recours gracieux, ce qui ne constitue pas un recours contentieux recevable.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Blue Arches visant à suspendre et annuler l'attribution d'un marché public à la société Systra. Le juge estime que la région Bretagne, l'autorité adjudicatrice, a respecté les principes de transparence et d'égalité de traitement en informant suffisamment les candidats sur les critères d'attribution, notamment la pondération, et que les griefs relatifs à la méthode de notation du prix ou à l'absence de négociation ne sont pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, en particulier ses articles L. 3, L. 2152-7 et R. 2152-1, ainsi que sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY