Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605654
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés constate qu'un refus implicite est né du silence de l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision de rejet tacite.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605669
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a enjoint à l'État de délivrer un récépissé d'enregistrement de la demande de renouvellement de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, en la privant de toute possibilité de travailler légalement à partir d'une date imminente, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du travail. La condition d'urgence était caractérisée par la suspension imminente de son contrat de travail et la perte de rémunération qui en découlait.
Avocat : CAPDEFOSSE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605724
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande de suspension en référé d’un rejet implicite de délivrance d’un duplicata de carte de résident. La requête est jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête principale en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge applique la procédure de rejet prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605729
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d’injonction de délivrer une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande en référé sans objet. La décision s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DIALLO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605741
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un refus implicite de sa demande de renouvellement est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La délivrance antérieure d'une attestation de prolongation ne fait pas obstacle à l'existence de ce refus tacite, rendant la demande irrecevable.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601227
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures associées. Le juge estime le recours irrecevable car manifestement tardif, la requête ayant été enregistrée après l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 922-17 du même code, permettant le rejet des recours entachés d'une irrecevabilité manifeste.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601220
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux ordonnant la reconduite à la frontière de M. B... Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment concernant la légalité de la signature, la motivation des décisions et le respect des droits de l'intéressé, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BIFECK
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500989
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la commune de Pretin de son recours en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025. Ce désistement est réputé intervenu car la commune n'a pas produit le mémoire récapitulatif demandé dans le délai imparti, en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête est éteinte.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601390
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que le requérant n'apportait pas la preuve de liens familiaux ou privés stables en France justifiant une protection au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la gravité du comportement de l'intéressé, marqué par de multiples condamnations et faits délictueux.
Avocat : FEKAK
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602051
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de référé-suspension d'un étranger contestant la clôture de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment car le requérant disposait d'un droit au maintien sur le territoire et pouvait solliciter un titre de séjour sur un autre fondement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (article L. 521-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600574
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant son recours contre des décisions préfectorales relatives à un titre de séjour. La juridiction constate que le désistement, formulé par mémoire, ne rencontre aucun obstacle juridique. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite un magistrat à donner acte d'un tel désistement.
Avocat : DJEBRI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513630
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant tunisien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que l'autorité préfectorale a procédé à un examen effectif de la situation personnelle du requérant et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard notamment de son absence d'insertion en France et de ses attaches familiales en Tunisie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504522
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la SARL Mercurys. Cette décision fait suite à l'annulation, postérieure à l'introduction de la requête, de l'ordre de recouvrer contesté, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : JARLOT FRANCOIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300353
La SAS Maje Hoy contestait devant le Tribunal Administratif de Grenoble des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour les exercices 2015 à 2017. Le tribunal a rejeté la plupart de ses demandes, considérant que l'administration fiscale avait justifié ses rectifications concernant la déductibilité de certaines dépenses et l'application de majorations. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour la partie des impositions ayant fait l'objet d'un dégrèvement partiel en cours d'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges et au régime des sociétés mères et filiales.
Avocat : PALOMARES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300492
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'un contribuable contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification de l'administration fiscale, qui a requalifié les revenus de la vente de biens immobiliers de bénéfices commerciaux en plus-values privées, était régulière, car elle ne relevait pas de la procédure de répression des abus de droit (article L. 64 du Livre des Procédures Fiscales). Il a également estimé que le contribuable n'avait pas droit à l'abattement pour durée de détention prévu par l'article 150 VC du Code Général des Impôts, l'immeuble ayant été utilisé pour son activité professionnelle.
Avocat : SELAS RTA AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301492
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'une artiste tatoueuse visant à bénéficier de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises. La juridiction a jugé que l'activité de tatoueur, même créative, n'entre pas dans le champ strict de l'article 1460 du code général des impôts, qui réserve cet avantage aux peintres, sculpteurs, graveurs et dessinateurs vendant le produit de leur art. Elle a également estimé qu'il n'y avait pas de discrimination contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, la situation des tatoueurs n'étant pas comparable à celle des artistes visés par la loi au regard de l'objectif poursuivi.
Avocat : LEÓN AGUIRRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400618
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation des décisions refusant la remise gracieuse de plusieurs indus (prime d'activité, prime exceptionnelle et RSA). Le juge a considéré que les demandes de remise, relevant du pouvoir discrétionnaire de l'administration, n'étaient pas justifiées au regard de la situation du requérant, et que les procédures de récupération étaient légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409426
Le Tribunal Administratif de Grenoble statue sur une opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Il juge le recours irrecevable car la requérante, Mme B..., n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la caisse, condition exigée par les articles L. 351-14 du code de la construction et de l’habitation et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale pour contester le bien-fondé de l'indu. En conséquence, le tribunal rejette sa demande.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510741
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate le désistement d'instance de la requérante. Le sujet principal est le rejet d'une demande d'annulation d'un refus de RSA, suite à l'absence de confirmation du maintien de la requête par son conseil. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304698
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un agent contractuel du ministère de la culture pour un préjudice lié à son reclassement et à sa rémunération, fondée sur la circulaire du 23 juin 2009. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la circulaire du 23 juin 2009, qui établit une classification des emplois, est une simple instruction de service dépourvue de caractère réglementaire et ne crée donc pas de droits directement invocables par l'agent. Le pouvoir de fixation de la rémunération relève de l'autorité administrative, conformément aux articles L. 713-1 et L. 713-2 du code général de la fonction publique et au décret du 17 janvier 1986. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (articles L. 713-1 et L. 713-2), décret n°86-83 du 17 janvier 1986, et circulaire du 23 juin 2009 (dont le caractère non réglementaire est constaté).