965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 739
Avec résumé IA
Sujet principal : Demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Le juge accorde une provision de 2 500 euros à la requérante, estimant que l'obligation de l'État de la reloger n'est pas sérieusement contestable, mais réduit le montant demandé. Il l'admet également provisoirement à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision), et articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (obligation de relogement et délais).
Avocat : CHAMPEAU
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal accorde une provision de 6 500 euros à la requérante, estimant que l'obligation de l'État de la reloger n'est pas sérieusement contestable, mais réduit le montant demandé (30 000 euros) au vu des circonstances. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision) et les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (relogement d'urgence et délais impartis au préfet).
Avocat : CHAMPEAU
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre dans un délai de huit jours un titre de séjour étudiant à un ressortissant marocain, dont la demande de renouvellement avait été acceptée mais non matérialisée depuis plus d'un an. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au vu du délai anormalement long et des difficultés pratiques subies par l'intéressé, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a assorti cette injonction d'une astreinte et a condamné l'État à verser une somme au requérant pour ses frais irrépétibles.
Avocat : PACCARD
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence de statuer sur sa demande d'annulation. La décision sur le fond des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. Les textes appliqués incluent la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : MAWAS
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une procédure de séjour, suivie d'un désistement du requérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment l'article L. 521-3 invoqué dans la requête initiale) et code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille donne acte du désistement d'instance de la requérante, qui avait initialement contesté un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer un désistement pur et simple. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés estime que la requête est mal fondée, car une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour est née du silence de l'administration au terme du délai légal de quatre mois. La mesure sollicitée ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision, conduisant au rejet sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai légal de quatre mois, rendant la mesure sollicitée irrecevable.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer rapidement sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour de M. A... B... Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence particulière, au-delà de la simple précarité liée à l'absence de titre, et qu'il ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : QUINSON
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, ne démontre pas l'urgence requise, notamment en raison du délai de plus de sept ans entre son entrée en France et sa première demande de titre. La demande est donc rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GONIDEC
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré qu'un rejet implicite de sa demande était né au terme du délai de quatre mois de silence de l'administration, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La délivrance ultérieure d'un récépissé n'a pas fait obstacle à cette décision tacite, rendant la demande irrecevable.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté ministériel prononçant une sanction disciplinaire à l'encontre d'une fonctionnaire. Le juge estime que la requête ne satisfait pas aux conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, aucun moyen ne créant un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. De plus, la demande est irrecevable pour défaut de copie de la requête principale, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme Hiba Idrissi Manali, qui demandait une intervention pour "débloquer sa situation administrative", comme étant manifestement irrecevable. La juridiction rappelle qu'elle ne peut statuer que sur des recours contre une décision administrative précise ou pour une condamnation au paiement d'une somme, et qu'elle ne peut se substituer à l'administration en lui adressant des injonctions. Cette ordonnance de rejet s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... A... qui demandait au juge de prendre en charge sa situation. La juridiction estime que cette demande est manifestement irrecevable, car elle ne constitue ni un recours contre une décision administrative ni une demande de condamnation au paiement d'une somme d'argent, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administratif. Le tribunal rappelle qu'il ne peut ni adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle pour administrer.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence, nécessaire pour cette procédure, n'était pas caractérisée, la situation invoquée (privation de revenus, risque de rupture de contrat) perdurant depuis plusieurs semaines sans caractère d'imminence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de l'EARL de la Moisandière visant à annuler l'arrêté municipal autorisant l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'un intérêt à agir suffisant pour contester la décision, son exploitation agricole n'étant pas située à proximité immédiate du projet. Le tribunal écarte également les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le code des postes et des communications électroniques (article L. 34-9-1) et le code de l'urbanisme, considérant qu'ils ne sont pas établis.
Avocat : NOEL-WATTEL
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes visant à annuler la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour la construction d'un pylône d'antennes relais par la société TDF. Le tribunal a jugé les requêtes irrecevables, notamment au motif que les requérants n'avaient pas satisfait à la formalité de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme (précisément, l'obligation de notification à l'auteur du projet). Il a également considéré que les moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme, la Charte de l'environnement, le code des postes et communications électroniques et la convention d'Aarhus, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 8 février 2024 retirant une décision tacite de non-opposition à un projet de relais de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que l'autorité compétente était fondée à retirer cette décision, car le dossier de déclaration préalable était incomplet, notamment en ce qui concerne les documents graphiques requis pour apprécier l'insertion du projet dans le paysage, en application des articles L. 423-1 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier en matière de compétence et de procédure, estimant que les garanties de la défense avaient été respectées, notamment concernant l'anonymisation des témoignages d'élèves. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et la jurisprudence relative aux procédures disciplinaires.
Avocat : BOUTHORS-NEVEU