Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609380

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, considérant que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ne privait pas la demande d'objet. La juridiction a jugé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PIGOT

7 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609393

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande visant à obtenir la remise d'une carte de résident suite à une précédente ordonnance. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur l'injonction, la préfecture ayant convoqué la requérante pour délivrer un titre de séjour provisoire, rendant sa demande sans objet. La décision a admis la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et a alloué une somme à son conseil, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

7 avril 2026
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609679

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de travail. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. *432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant est invité à former un recours en annulation ou à demander une suspension en référé-liberté (article L. 521-1 du code de justice administrative).

7 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609964

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de non-titularisation ou de licenciement formée par un auxiliaire de greffe de la Cour des comptes. Le juge estime la requête manifestement irrecevable, car elle est dirigée contre une décision dont l'existence n'est pas établie. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge utilisant son pouvoir de rejet par ordonnance motivée.

7 avril 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319987

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant, M. B..., de l'ensemble de ses conclusions. Le tribunal a préalablement invité le requérant à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et l'absence de réponse dans le délai imparti a entraîné ce désistement réputé. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond des demandes, qui portaient principalement sur l'annulation du rejet d'une rupture conventionnelle et diverses condamnations pécuniaires à la charge du Groupement hospitalier universitaire Paris Psychiatrie & Neurosciences (GHU).

Avocat : KORAITEM

7 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522421

Le Tribunal Administratif de Paris rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation partielle d'un arrêté autorisant l'exercice de la médecine en gériatrie. Le requérant, invoquant des fautes présumées d'un médecin lors de la prise en charge de son père, n'a pas démontré un intérêt à agir suffisant pour contester cet acte réglementaire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

7 avril 2026
TA13OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605780

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un détenu visant à faire cesser diverses mesures de sécurité (parloirs hygiaphone, fouilles) au centre pénitentiaire des Baumettes. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une urgence caractérisée permettant une intervention dans le cadre du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). La décision s'appuie sur l'absence de preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit de ne pas subir des traitements inhumains ou dégradants protégé par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SALKAZANOV

6 avril 2026
TA93DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603198

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la requête d'un étranger demandant la suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que l'administration n'est pas restée silencieuse, une attestation de prolongation d'instruction ayant été délivrée par la préfecture du Val-d'Oise, considérée comme compétente, ce qui empêche la naissance d'une décision implicite de rejet. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est donc pas remplie.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

6 avril 2026
TA93DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605230

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au vu d'une convocation pour prise d'empreintes démontrant la poursuite de l'instruction de sa demande. Il a également considéré qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité du refus, la requérante ne rapportant pas la preuve suffisante des violences conjugales alléguées pour justifier une régularisation au titre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

6 avril 2026
TA77OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605604

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de sa carte de résident. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car elle vise principalement une annulation qui excède sa compétence en référé et que l'acte attaqué n'a été produit qu'incomplet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : MESSAOUDI

5 avril 2026
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605620

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction du territoire. Le juge décline sa compétence territoriale, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Montreuil, car le requérant est placé au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 522-8-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers relatives à la compétence territoriale spécifique en matière de rétention.

Avocat : CABINET HERMINE FRAPIER

5 avril 2026
TA101OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600590

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (arrêté d'expulsion). La juridiction estime que les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation, la violation de l'article 6 de la CEDH et l'erreur d'appréciation de sa situation médicale au regard des articles 1er et 3 de la CEDH, sont manifestement infondés. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la condamnation de l'État aux frais sont rejetées par voie de conséquence.

Avocat : WEINLING GAZE

5 avril 2026
TA83DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601839

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Toulon de désigner un expert. Le juge a constaté l'existence d'un péril pour la sécurité publique lié à des désordres structurels d'un immeuble d'habitation. Il a ordonné une expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé du code de justice administrative.

4 avril 2026
TA83DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601327

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une autorisation d'instruction en famille pour une enfant. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par les parents ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative contestée. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, conformément aux exigences de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

4 avril 2026
TA30DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601287

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un ressortissant algérien contestant son assignation à résidence dans le Gard. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve de son domicile en Isère, une simple attestation d'hébergement étant insuffisante. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et écarte les moyens tirés d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : FEKAK

4 avril 2026Reconduites à la frontière
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504636

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a relevé que la requérante, ayant déposé une demande d’admission exceptionnelle au séjour, sollicitait un récépissé autorisant le travail, ce qui n’est prévu par les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers que pour des catégories spécifiques de titres, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

4 avril 2026
TA95DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606913

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour (autorisant le travail) d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, condamne également l'État à verser 1200 euros à la requérante au titre des frais engagés.

Avocat : EL IDE

4 avril 2026
TA93OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606618

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant clos la demande de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant algérien. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la clôture, notamment au vu de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre du requérant. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

4 avril 2026
TA75OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2610294

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de M. B... qui sollicitait des injonctions contre plusieurs autorités pour garantir son droit d'accès au service public. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence caractérisée justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. Par conséquent, la demande est rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il y ait lieu de donner suite aux demandes accessoires de renvoi ou de désignation d'avocat.

4 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609206

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant malien demandant l'injonction au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet après que l'administration a convoqué le requérant à un rendez-vous postérieurement à l'introduction de la requête. La demande d'allocation de frais a été rejetée, le requérant n'ayant pas justifié de frais exposés.

4 avril 2026