965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 824
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation et en injonction visant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour, le préfet de police ayant ultérieurement délivré la carte demandée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : BESSE
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... car le préfet de police lui a délivré une carte de résident après l'introduction du recours. La juridiction met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à l'avocate du requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de sa part.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension provisoire de son permis de conduire. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte d'un désistement.
Avocat : MORIN
Sujet principal : Demande de carte mobilité inclusion (mention « stationnement »). Juridiction : Tribunal administratif de Rouen (ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction concernant son renouvellement de carte de séjour. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence du requérant. Cette décision d'incompétence s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliquant la règle de compétence du lieu de résidence.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de Seine-et-Marne demandant l'expulsion d'une demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressée et de la présence de ses enfants. Par ailleurs, les conclusions reconventionnelles de la requérante visant à annuler la décision de fin de prise en charge ont été jugées irrecevables, car elles excèdent l'office du juge des référés.
Avocat : SOLTANI
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus d'octroi d'un "contrat jeune majeur" à un jeune majeur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a admis l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative, au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a suspendu l'exécution de la décision de refus et enjoint au département de prendre en charge le requérant jusqu'au jugement au fond.
Avocat : ZENNOU
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre le refus d'exécuter une décision d'accompagnement mutualisé (AESH-m) pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, relevant notamment une évaluation scolaire "bonne" en cours d'année. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de l'éducation.
Avocat : BAYOU
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un changement d'affectation d'un infirmier hospitalier. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de communication préalable du dossier et le défaut de motivation, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du contexte de menaces de mort pesant sur l'agent et de l'obligation de protection de l'employeur public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAKES
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugiée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et **suspend l'exécution de la décision implicite de rejet**. Il enjoint au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux) et l'article R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai de délivrance de la carte de résident). Le juge estime que le dépassement du délai légal et la situation précaire de la requérante caractérisent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : ADRIEN MÉLANIE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de référé-suspension formée par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex contre l'arrêté municipal d'opposition à un projet d'antenne relais. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation au regard du PLU, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, sans avoir à statuer sur la condition d'urgence ou la recevabilité, la suspension de l'arrêté et les demandes subsidiaires ont été refusées.
Avocat : SELARL LAZARE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait des injonctions contre le préfet pour l'enregistrement et l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande d'admission exceptionnelle au séjour est considérée comme implicitement rejetée depuis plus de quatre mois, et que le requérant ne justifie pas de difficultés particulières pour déposer une nouvelle demande. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R.*432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUZERARA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, concernant le refus d'accepter un nouvel acte de naissance, n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif à la procédure de naturalisation.
Avocat : NGUYEN VAN HO
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à convoquer le requérant pour le dépôt d’une demande de titre de séjour pour étranger malade. Le juge estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est pas remplie, notamment au regard de la validité du passeport du requérant jusqu’en 2028 et de l’attestation de dépôt déjà délivrée pour sa demande en cours. Aucune circonstance particulière ne justifie une intervention urgente du juge dans ce cas.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre la suspension de sa prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'injonction visant à ordonner le remplacement d'une enseignante absente, la fourniture de supports pédagogiques et la désinsectisation d'une école primaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence justifiant une mesure conservatoire, au regard notamment de l'obligation de l'État d'assurer le service public de l'éducation (articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation). La demande de provision au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : KRZISCH
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'Agence de gestion des sinistres médicaux (AGSM) de son recours en annulation contre une demande de versement de l'ONIAM. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise une telle mesure.
Avocat : LACOEUILHE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'un laissez-passer consulaire. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant haïtien, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment en ne démontrant pas son maintien effectif en zone d'attente et en ne justifiant pas avoir sollicité un visa de retour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et sur le décret du 30 décembre 2004 régissant la délivrance des laissez-passer consulaires.
Avocat : SELARL ALAGAPIN-GRAILLOT, GAUTHIER ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement d'une carte de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire, notamment en ne démontrant pas que son impossibilité de travailler lui cause un préjudice irréversible. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NUNES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Colas France visant à annuler son éviction d'un marché public de travaux d'assainissement pour offre anormalement basse. Le juge estime que la collectivité, la communauté d'agglomération Val Parisis, a correctement mis en œuvre la procédure de vérification des offres anormalement basses prévue par le code de la commande publique, en sollicitant des explications et en procédant à une appréciation globale. La décision d'écarter l'offre est donc jugée légale.
Avocat : SPI AVOCATS