Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316661
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes d'une fonctionnaire territoriale contestant les décisions la concernant, notamment la prolongation de son congé de longue maladie et sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation, aux vices de procédure et à l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a notamment considéré que la procédure contradictoire avait été respectée et que la requérante ne pouvait plus bénéficier d'un congé de longue durée, conformément à l'autorité de la chose jugée d'un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel.
Avocat : MAUJEUL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317230
La requérante contestait sa radiation des cadres et sa mise à la retraite d'office par la Ville de Paris devant le Tribunal Administratif de Paris. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la décision de radiation était justifiée par l'atteinte de la limite d'âge légale, conformément aux articles L. 556-1 et L. 556-2 du code général de la fonction publique. Il a également jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, faute de demande préalable et de moyens suffisants.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
Avocat : CABINET PRAD AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402737
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés d'expulsion et de fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le ministre de l'intérieur avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les condamnations et le comportement agressif de l'intéressé, évoluant vers des menaces à caractère terroriste, constituaient une menace grave pour l'ordre public et portaient atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Le tribunal a également jugé que l'arrêté fixant le Maroc comme pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ARNAULT CHAPUIS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425681
**Sujet principal** : Recours contre le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (4e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il écarte d'abord l'exception d'irrecevabilité soulevée par le préfet, constatant que la décision attaquée était bien jointe au dossier. Sur le fond, il estime que la commission de médiation, qui a motivé son refus en relevant que la requérante était hébergée dans des conditions matérielles acceptables (un T3 de 60 m² pour trois personnes), n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. **Textes appliqués** : Les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427773
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite de la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La juridiction a constaté que la commission avait en réalité accordé cette reconnaissance par une décision antérieure, rendant la requête dépourvue d'objet et donc irrecevable. Le tribunal a également déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée entre-temps.
Avocat : KWEMO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429061
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de Paris refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la décision contestée, qui motivait son refus par le rejet d'une offre de logement adaptée par la requérante, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3, relatives aux conditions de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande.
Avocat : DENEUVE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504315
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois condamné pour meurtre, qui demandait l'annulation de son arrêté d'expulsion du 5 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la motivation de la décision, qui invoquait une menace grave pour l'ordre public, était suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 631-1) et du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
Avocat : CABINET CHANGO AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517040
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de police, en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517369
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation de signature régulière, avait légalement motivé sa décision en relevant que le requérant ne remplissait aucune des conditions prévues par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment l'absence de contrat de travail visé et de visa de long séjour. Le tribunal a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire et que la décision ne portait pas atteinte de manière disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519504
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation des demandes de régularisation exceptionnelle prévu à l'article L. 435-1 du CESEDA, n'avait pas commis d'erreur manifeste. La décision est fondée sur l'absence de liens familiaux en France et le défaut d'insertion professionnelle stable du requérant, malgré une ancienneté de séjour alléguée de quinze ans.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603059
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir une autorisation provisoire de séjour et l'exécution d'un jugement antérieur annulant un refus de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés ordonne au préfet de police de convoquer le requérant pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies. En revanche, il rejette la demande d'exécution forcée du jugement antérieur, considérant que le préfet a engagé la procédure de réexamen. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606016
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant malien visant à enjoindre au préfet de police de le convoquer pour enregistrer une nouvelle demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence, bien que présumée pour un renouvellement, n'était pas caractérisée car le requérant avait déjà pu déposer une demande en ligne, laquelle avait fait l'objet d'une décision de clôture régulière pour motif erroné. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOULESTREAU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606780
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car l'auteur de l'acte était compétent et que la motivation, examinant les critères de l'article L. 612-10 du CESEDA, était suffisante. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607042
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que la motivation de l'arrêté, qui se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire, était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607908
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui sollicitait une injonction pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate ce désistement en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à la procédure. La décision est notifiée aux parties concernées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608178
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés constate que la délivrance postérieure d'un récépissé par le préfet a fait disparaître l'urgence, rendant la requête sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur le fond mais condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PATUREAU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608388
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour la remise d'un titre de voyage. Le juge a estimé que la mesure n'était plus utile, un titre de voyage étant déjà en cours de fabrication depuis une décision favorable postérieure à la requête. Il a également considéré que le requérant ne justifiait pas de l'urgence, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour obtenir un rendez-vous prioritaire en dehors de la procédure numérique ordinaire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609039
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un bénéficiaire de protection subsidiaire. La juridiction constate que la décision administrative attaquée est devenue sans objet, le préfet ayant accordé une carte de résident et une attestation provisoire postérieurement à l'introduction du recours. En conséquence, le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension, mais condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609367
**Sujet principal** : Demande en référé concernant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et le réexamen d'une demande de titre de séjour par une ressortissante étrangère. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge admet la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, mais estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale (modification d'une ordonnance précédente) car l'administration a, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressée pour régulariser sa situation, rendant la demande sans objet. Une somme de 800 euros est mise à la charge de l'État au titre des frais engagés pour le litige. **Textes appliqués** : Article L. 521-4 du code de justice administrative (référé), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire) et article 37 de cette même loi (frais irrépétibles).
Avocat : CLAROU